Sur la sellette
Par Eulalie , lundi 26 avril 2010 à 00:09 :: Journal
Intérieur, soirée. La SNCF se la joue bétaillère en vendant deux fois le nombre de places disponibles dans un TER. Un couple abaisse deux strapontins et s'assoit tandis que nous nous entassons façon sardines à l'huile dans le petit habitacle.
Une vingtaine de personnes reste devant les portes sans pouvoir entrer dans le train.
Devant moi, une jeune femme enceinte de quelques mois.
Les deux strapontins papotent et rient, ignorant avec une ahurissante indifférence les gens qui les entourent. Plusieurs personnes essaient de rentrer en contact avec eux en les fixant du regard. Une jeune femme, amie de la future maman, tapote l'épaule de l'homme et lui fait remarquer, avec un agacement visible mais contenu, leur comportement incorrect.
L'homme la regarde à peine et répond, légèrement agressif et plutôt arrogant :
"Le problème ne vient pas de moi mais de la SNCF : si vous avez une remarque à faire, soyez gentille d'aller la faire auprès des contrôleurs."
Il se détourne sans même attendre une réaction et laisse l'assistance interdite.
Je voudrais dire mon admiration à cet homme qui, en une seule phrase, a relevé le défi ultime auquel la SNCF n'avait même pas essayé de répondre ; nous mettre tous sur le cul.
Une vingtaine de personnes reste devant les portes sans pouvoir entrer dans le train.
Devant moi, une jeune femme enceinte de quelques mois.
Les deux strapontins papotent et rient, ignorant avec une ahurissante indifférence les gens qui les entourent. Plusieurs personnes essaient de rentrer en contact avec eux en les fixant du regard. Une jeune femme, amie de la future maman, tapote l'épaule de l'homme et lui fait remarquer, avec un agacement visible mais contenu, leur comportement incorrect.
L'homme la regarde à peine et répond, légèrement agressif et plutôt arrogant :
"Le problème ne vient pas de moi mais de la SNCF : si vous avez une remarque à faire, soyez gentille d'aller la faire auprès des contrôleurs."
Il se détourne sans même attendre une réaction et laisse l'assistance interdite.
Je voudrais dire mon admiration à cet homme qui, en une seule phrase, a relevé le défi ultime auquel la SNCF n'avait même pas essayé de répondre ; nous mettre tous sur le cul.