Je prendrais bien un chocolat viennois avec des scones au beurre et à la confiture.
Par Eulalie , mercredi 18 février 2009 à 23:00 :: Journal
"Je n'aime pas les filles un peu ronde, c'est un manque de contrôle".
Après avoir entendu sa phrase, j’ai distinctement entendu un petit râle d’agonie. Ensuite ? Une longue seconde de silence. Enfin, le son du vent qui s’engouffrait dans sa tête, rentrant par une oreille, sortant par l’autre. Rangez donc vos téléphones, je n’ai pas fait preuve de manque de contrôle ; son dernier neurone venait simplement de rendre les armes, impuissant, fatigué.
Et c’est en entendant la résonance particulière du vide que j’ai compris que cela ne servirait à rien de lui demander de développer sa pensée. Il aurait fallu pour cela lui expliquer le sens du mot « misogynie » et de l’expression « pervers narcissique ».
Inutile de lui demander la raison pour laquelle il est à ce point rédhibitoire de ne pas contrôler chaque aspect de sa vie. Inutile de lui dire qu’une personne qui se laisse tenter est une personne humaine, que la gourmandise n’est pas un péché mais un sain trait de caractère.
Vain de lui expliquer l’anorexie, la boulimie, la culpabilisation que provoque le rabâchage de ce type de « pensée » absurde, inutile de lui dire le poids des carcans, la violence du paraître.
Quant à essayer de lui faire entendre que la minceur, comme la maigreur, n’était pas une vertu ni une valeur, perte de temps.
Voyez-vous, ce n’est pas qu’il est méchant. C’est juste qu’il est bête.
Après avoir entendu sa phrase, j’ai distinctement entendu un petit râle d’agonie. Ensuite ? Une longue seconde de silence. Enfin, le son du vent qui s’engouffrait dans sa tête, rentrant par une oreille, sortant par l’autre. Rangez donc vos téléphones, je n’ai pas fait preuve de manque de contrôle ; son dernier neurone venait simplement de rendre les armes, impuissant, fatigué.
Et c’est en entendant la résonance particulière du vide que j’ai compris que cela ne servirait à rien de lui demander de développer sa pensée. Il aurait fallu pour cela lui expliquer le sens du mot « misogynie » et de l’expression « pervers narcissique ».
Inutile de lui demander la raison pour laquelle il est à ce point rédhibitoire de ne pas contrôler chaque aspect de sa vie. Inutile de lui dire qu’une personne qui se laisse tenter est une personne humaine, que la gourmandise n’est pas un péché mais un sain trait de caractère.
Vain de lui expliquer l’anorexie, la boulimie, la culpabilisation que provoque le rabâchage de ce type de « pensée » absurde, inutile de lui dire le poids des carcans, la violence du paraître.
Quant à essayer de lui faire entendre que la minceur, comme la maigreur, n’était pas une vertu ni une valeur, perte de temps.
Voyez-vous, ce n’est pas qu’il est méchant. C’est juste qu’il est bête.