Inspiration, expiration

J’ai acheté un jogging.

L’entrée en matière est certes un peu abrupte, mais je ne savais pas comment l’annoncer. Je n’ai ni adopté, ni biseauté, ni chanté, ni raboté, ni filouté, ni tricoté un pudding, un looping, un building, un planning, un parking, un smoking.

Non.

J’ai ACHETÉ un JOGGING.

Moi, en voyant tous ces gens parés d’atours « chamarrés et chatoyants » si vous voyez c’que j’veux dire, je m’imaginais un monde fermé, à l’accès extrêmement VISP (Very Important Sport Personn), pour lequel il faudrait monter une patte à trois bandes blanches pour entrer, un milieu dans lequel sentir des aisselles est une obligation, dans lequel on exhibe ses auréoles avec la fierté du coq (sportif, *tchickibam*), etc.

Hé ben vous savez quoi ? C’est hy-per simple en fait, d’acheter un jogging. Comme pour les magasins normaux, il y a des portants, des étiquettes, des tailles sur les étiquettes, et MEME des cabines d’essayage qui ferment de l’intérieur. SI. Ce qui veut dire que les sportifs qui ne ressemblent à rien dans leurs habits de sportifs ne ressemblent à rien en connaissance de cause.

Maintenant que j’ai le mien, simple, noir, droit, ni trop large ni trop moulant, long et doux, sans rayures ni ponctuation (c’est d’un vulgaire), je l’attends de pied ferme.

La Wii Fit.


ALERTE NICHON AU BALAJO !

Monsieur Muche, 02:30 - J'ai shooté dans un truc mou ?!

ATTENTION ! ALERTE ! Un nichon de contrebande a été aperçu sur le dancefloor du Balajo, "boîte de nuit" du XI arrondissement de Paris, en LIBERTE. IL s'agit d'un modèle couleur chair blanche, en silicone et surmonté d'un ravissant téton. Pensée émue pour sa propriétaire à présent délestée d'un nichon sur deux, un drame est probablement en train de se jouer encore à cette heure dans les toilettes.
L'histoire ne dit pas si sa propriétaire l'avait déposé au vestiaire ; dans tous les cas nous vous invitons à le remettre à la Direction pour qu'elle puisse faire une annonce publique. Merci de votre attention.

Les avis constructifs de M. Muche

M. Muche et Melle Truc sont conviés à la soirée d'anniversaire de Melle Muche, frangine de son état.

Melle Truc, dubitative - Bon, alors je mets quelle robe ? La rouge ou la bleue ?
M. Muche, occupé - Hmmm, la rouge, elle va très bien avec les rideaux.

Hmm. Merci.

Blah, blah, blah

La semaine dernière, la maman de mon Vénéré Patron, se heurtant au répondeur de son fiston, a, de guerre lasse, laissé un message. Lorsqu’il a interrogé sa messagerie, sa voix a résonné dans tout le bureau :

« Poupougne, c’est maman. C’était pour savoir s’il fallait que je te prenne un rendez-vous chez le coiffeur pour ce week-end ? Rappelle-moi, bisous ! »

J’ADORE cette femme.

Moi, je prends mes rendez-vous toute seule. Chez le coiffeur, c’est toujours croustillant. Par exemple, saviez-vous que Monsieur et Madame X mettent fin à un mariage de trois décennies ? Si ! Comme j’vous l’dis ! Je le tiens de la dame qui se faisait manucurer en attendant que ses racines prennent. Figurez-vous que Monsieur s’est trouvé une nouvelle jeune amie de vingt ans sa cadette, quittant donc Madame non pas pour une jeunette mais pour une vieillette, Madame ayant environ 25 ans de moins que Monsieur. Madame, elle, s’est trouvée un nouveau jeune ami de 15 ans son cadet, ce qui doit vraiment beaucoup la changer.

Il m'a fallu du temps pour déterminer les âges de chaque protagoniste de cette affaire, sauf celui de la cancanière qui doit facilement atteindre les 134 ans, vu l'état de sa peau.

J’aurais adoré connaître le croustillant de cette affaire qui selon la conteuse allait arriver, mais le sèche-cheveux a commencé à vrombir. Je me suis donc rabattue sur un Elle du mois dernier, dans lequel j’ai lu ce conseil, que dis-je, cette exhortation d’Andrée Putman :

« Il faut oser mélanger Le Corbusier* et Boulle** ».

J’en reste coite de honte, moi, j'ai jamais osé. Et perturbée, aussi, lorsque je constate toutes ces année d’errances pendant lesquelles j’ai surtout mélangé IKEA et BHV.

J’en faisais justement part à ma chère maman, qui a décrété aussi sec à l’attention de mon cher papa :

« ça suffit de stocker les bouteilles comme ça. Il faut arrêter de mélanger le vin*** et l’apéritif****. »

Je ne sais pas si on peut en déduire que Maman est d'accord avec Andrée Putman. Elle a en tout cas une opinion très tranchée sur le rangement des contenants de liquide, et je trouve ça courageux d'assumer ses opinions.

C’était un samedi palpitant sur la Terre.


*Le Corbusier, pensons purisme et géométrie
** Boulle, pensons marqueteries et dorures
*** Le vin, pensons raisin et verre à pieds
****L’apéritif, pensons zakouski et boisson



LIBERTAD !

Cela fera bientôt 7 semaines que mes pieds ont été pris en otage par la mafia des baskets Adadas.


Voici les dernières photos de mes pieds en liberté.

Depuis, les dernières nouvelles sont inquiétantes ; le Docteur Tchoutchou a été d'une aide capitale pour les libérer du Gang de l'Attelle, mais ils sont ausitôt retombés dans une embuscade orchestrée par la Ligue Contre-Révolutionnaire de la Chevillière Armée (voire Renforcée).
Leurs conditions de rétention sont épouvantables ; outre les tortures infligées par le quotidien garrotage de mollet, ils sont dans l'obligation de porter des baskets de ville et ont en conséquence le plus grand mal à trouver une tenue sympathique qui sorte de l'ordinaire pull - jean - baskets.

Nous demandons à ce que l'Opinion fasse pression pour que ces atrocités cessent. Mais pas sur la cheville, merci bien.