Petit Papa Noël, quand tu descendras du ciel, dépose tout sur le paillasson et casse-toi, steuple

Son air goguenard voire franchouillard ne fait pas longtemps illusion : le père Noël, c’est type louche.

Les gens qui n’ont rien à se reprocher n’entrent pas par la cheminée en dissimulant leurs visages avec une barbe d’une composition douteuse. Ils sonnent à la porte, on leur ouvre, on leur fait des bisous, comment-ça-va, ça-va-bien-et-toi, c’est-chouette-de-se-revoir-dis-donc, oh-lala-tu-as-investi-dans-un-velux, oui-il-est-issu-du-commerce-équitable, etc.

Et puis les gens qui n’ont rien à se reprocher, c’est sûr qu’ils ne repartiront pas avec le sapin sous le bras. Le Père Noël, on n’en sait rien, et on n’a jamais le droit d’être dans la pièce pour le surveiller.

Alors Marraine, t’es mignonne, mais d’une, on va descendre dans le salon pour surveiller le sapin, et de deux, tes activités autour de Noël, ton renne alcoolique, ta pâte fimo rouge, verte et blanche, tes paillettes et tes bouquets de houx, tu te les gardes.

On va plutôt dessiner des requins. Les requins, ça, c’est chouette, tu vas voir, je vais t'apprendre.

Eulalie, tristoune - On pourra mettre des guirlandes au requin ?
Bulle, atterrée – Mais enfin, non ! Les guirlandes ne vont pas dans l’eau !



Joyeux requins, bande de nains* !


* Oh, faut pas se formaliser, c'est juste pour la rime.


Les joies du Marketing Direct

La vie chez le Gru est décidément remplie de nouveautés merveilleuses. Ayant toujours été sur liste rouge, je découvre avec bonheur le marketing direct, invention de ces atroces pubeux collants bien déterminés à te faire acheter des isolations et des velux, parce que, soyons sérieux, TOUT LE MONDE a besoin d’un velux, si le monde entier était équipé de velux, il n’y aurait plus de guerre sur la Terre.

Passé l’agacement sur cette moyenne de trois appels par jour, nous finissons par en prendre notre parti ; c’est pas comme si on avait le choix, les vendeurs de velux sont des idéalistes, il faudra bien vivre avec.
Nous avons donc instauré un petit concours permanent pour nous défouler sur les marketeux-directiens au lieu d’envoyer des cocktails molotov dans chaque appartement pourvu de velux.
Le principe est simple : à chaque fois que le téléphone sonne et que l’écran affiche « n° secret », nous devons, à tour de rôle, trouver une nouvelle façon de répondre.

Florilège ?

Florilège.

Dreling, dreliiing ; Lilli décroche.
SecretWoman Bonsoir, Monique Ranou*, de la société Velux-Babybel*, velux 100% biodégradables en coques de Babybel…
Lilli, lui coupant la parole en hurlant
– J’entends paaas, j’entends paas, j’entends paas, j’ennnntends paas, j’eeeentends paaaaaas, lalalaaaaaa, j’entends paaaaaaas non non nooooon, lalalaaaaaaaa !


Derling, dreling ; le Gru décroche.
SecretMan – Oui, bonsoir, Gontrant Biron, de la banque Crédit-Velux…
Le Gru, lui coupant la parole
– Un instant, ne quittez pas s’il vous plaît
Il pose alors le téléphone près des enceintes (crachant ce qu’il se plaît à appeler de la « grande musique ») et s’en retourne vaquer à ses occupations.


Drelinge, drelingeee ; Lilli décroche.
SecretWoman (petite voix basse à sa collègue) – Alors, là, tu vois, c’était très triste, elle en a pleuré, et…
Lilli, étonnée
– Qui a pleuré ?
SecretWoman, embêtée
– Han, non, désolée, excusez-moi, je parlais à ma collègue
Lilli, tenace
– Je m’en doutais, mais qui était triste ?
SecretWoman, ennuyée
– Je ne peux pas vous le dire, enfin, bref, veuillez m’excuser, êtes-vous satisfaite de votre banque ?
Lilli, têtue
– Je ne vous dirai rien, je veux savoir qui était triste.
SecretWoman, perturbée
– Je, je… Je ne peux pas vraiment vous dire, c’est une histoire qui est arrivée à une amie, mais…
Lilli, curieuse
– Dites moi tout ! Pourquoi était-elle triste ?
SecretWoman, s’agace
– Non, mais je ne vous appelle pas pour ça !
Lilli, déçue
– Oh ? Alors ça ne m’intéresse pas.


Dreliiing, dreliiingue ; le Gru décroche.
SecretMan – Bonsoir, Jean-Marcel Le Prieur, société Au Joyeux Velux …
Le Gru, avec sa grosse voix de désaxé qui fait peur
– Ne. Téléphonez. Plus. Jamais. A. Ce. Numéro. Vous m’entendez ? VOUS M’ENTENDEZ ?!! NE TELEPHONEZ PLUS JAMAIS A CE NUMERO !!! HaAAAaAAAAAaAAAAAaAAAa !


Mais nous, depuis le début, Velux ou non, biodégradable ou juste heureux, on rêve de recevoir un appel de Madame Nichons.

Drelinggg, freliiinggggg, greliiing ; Lilli décroche.
SecretWoman – Bonsoir, Justine Bridelice, de la Société Orange, êtes-vous…
Lilli, excitée
– Orange ?? Madame Nichons ?! C’est vous ?? Vous avez enfin trouvé notre numéro ?!! Hiiiiiiiiiii !! [Au Gru] Gru ! Gru ! C’est Madame Nichons ! [A Madame Nichons] J’ai vu tous vos nichons, on aime beaucoup ce que vous faites !
Le Gru excité
– Oui !! On aime beaucoup ce que vous faites ! On a vu Nichon1 et Nichon2, mais par pitié, ne faites jamais de suite par contre !
Lilli, au Gru
– Chhhhut, taisez-vous, elle veut me demander un truc !
SecretWoman
– Tûûût tûûût tûûût…
Lilli, triste
– Allô ? Madame Nichons ?
SecretWoman, radoteuse
– Tûûût tûûût tûûût…
Lilli, triste
– Oh, Gru, vous l’avez vexé, avec votre histoire de troisième nichon, elle ne va plus oser rappeler maintenant…


Alors, vous jouez avec nous ?


*Oui, après « Madame Nichons », j’ai décidé de me placer sur « Monique Ranou », « Babybel » et « Velux ». (D’ailleurs, si l’un d’entre vous a besoin d’un velux, j’ai des contacts)

Comme ça, ça jette un froid

Constitution du Gru : 15% de masse cérébrale (entretenue quotidiennement), 15% de masse musculaire (entretenue annuellement), 5% de masse dentaire (entretenue tri-quotidiennement), 15% de tendresse (entretenue seulement en ma présence sinon je retiens ma respiration), 20% de connerie (entretenue chaque minute que Dieu, dans son infinie sagesse, crée, et, surtout, en constant renouvellement), 15% de gourmandise (jusqu’à absorption de Malox) et 30% de principes.

Oui, le Gru est bourré de principes, et certains sont pour le moins déstabilisants. Surtout le dernier, annoncé de façon péremptoire : « la température idéale d’une salle de bain, c’est 16°c ».

Température idéale, c’est une certitude. C’est tout du moins tout à fait ce que je me dis lorsque, au sortir du lit, à 7h02 chaque matin, alors qu’il faut quitter la chaleur douillette pour s’enfoncer dans la nuit noire et obscure (clap clap) et que je me cogne contre le mur (recouvert d’une épaisse couche de glace, non, je n’exagère pas).

Ce principe est appliqué avec une telle rigueur que je suis même en mesure de préciser ceci : la température idéale d’une salle de bain, c’est grand maximum 16°c, palier fort heureusement plus atteint depuis une bonne trentaine de jours, laissant notre peau à l’abri de tout affaissement. Oui, le froid, ça raffermit les chairs, et chez le Gru, bien plus qu’une ligne de conduite, il s’agit d’une véritable obsession.

Il objectera : « c’est faux, c’est juste un leitmotiv rigolo, c’est pour forger votre tempérament »

Mon tempérament ne se forge plus guère, cher ami, il est tellement glacé qu’il ne peux que claquer comme un glaçon lorsqu’on tente de le sculpter.

Mon nez ne dérougit plus, je peux trouver une place de Rodolphe finger in my red nose (pour les incultes), mes éternuements font de moi la risée de mon bureau (qualifiés de « mignon » par ma bien aimée mère, d’ « attendrissant » par ma bien aimée sœur, il semblerait, pour les non initiés, qu’ils fussent seulement ridicules) et j’achète les boîtes de kleenex et les tubes d’homéoplasmine en gros.

« Oui, Constellation de mes Nuits, mais jamais vos chairs n’ont été aussi fermes ».

Alors, pour me venger, je calle fermement mes mains glacées dans son dos brûlant.

Mais le bougre, 115% maso, adore ça. Je vis avec un monstre, il s’agit du Yéti.


Barcelone 2, Werderderdeurdrème, 0

Mes petits poussins, vous n’allez pas me croire.

Je rentrais du boulot sous une pluie battante bien décidée à me liquéfier, chaussée pour la première fois de l’automne de chaussures étanches, (luxe byzantin), mais sans mon parapluie, (parce que dans la vie, si tu as les pieds secs tu as la tête mouillée), quand, tout à coup, en essuyant une goutte qui dégoulinait le long de mon arête nasale, je me suis dit « tiens, ce soir j’écris une note ».

Un véritable truc de fou, je vous avais prévenus.

Me voilà un peu plus tard, les pieds merveilleusement secs dans les hideuses pantoufles du Gru (shhhh, caftez pas), 4 petites anglaises sur le front, prête à vous narrer l’indicible (mais écrivible) calvaire qu’est le choix de chocolats pour la fête du CE, à vous expliquer pourquoi je suis intimement persuadée que la dame de la Poste est amoureuse de moi ou comment ma bouteille d’eau cherche à me tuer en me tendant les pièges les plus ignominieux.

Mais voilà.
J’ai super envie de dormir.

Et si votre vie n’est plus qu’une pâle succession de jours depuis qu’il n’y a plus de note quotidienne (oui, un jour, y’a eu une note quotidienne), si je vous manque, si vous m’avez écrit un mail qui n’a toujours de réponse 3 mois plus tard, veuillez adresser vos plaintes à Monsieur le Responsable* Ringo Geromaldo, mon Merveilleux Chef (oué Chef, le plus merveilleux de toute la Galiléie Réunie), et profitez-en tant qu’vous z’y êtes pour lui demander de m’accorder une heure par jour sur les heures ouvrables pour bloguer. Je vous laisse trouver les arguments.

Ecrire au journal qui transmettra.


* Qui a soufflé l’irresponsable ?? Comment ça m’embaucher est « une flagrante preuve d’irresponsabilité » ?? Dis donc, tu veux que j’envoie Lucien l’Acarien Mutant te grignoter les pieds, toi ?!


La SNCF, Reine des excuses

"Un mouvement de grève perturbe le trafic (...) Nous vous invitons à nous excuser pour la gêne occasionnée."

La SNCF ne vous prie pas, elle vous invite.

Invitez-moi plutôt en m'offrant le trajet, puis priez-moi de vous excuser, alors peut-être (peut-être) ferai-je preuve de magnanimité.
'Tchulés.