Self Atacttaque

Quand on fouille dans ses vieilleries, on a parfois de bonnes surprises. Preuve en est par exemple ce sublime TacTac, petit objet ludique et décoratif ramené d’une classe de soleil en Grèce. Il s’agit de deux grosses perles reliées par une cordelette tressée. Le jeu consiste à le faire tourner entre ses doigts en faisant s’entrechoquer bruyamment les perles.

Mais le TacTac peut aussi se révéler être une arme massivement destructrice.

Tout d’abord, pour les oreilles de votre entourage. En effet, le son produit par le choc des perles est semblable aux plus belles symphonies modernes de peigne à rétrécissement ou de violon dissonant. Peu d’individus peuvent résister à une telle attactaque auditive. Il s’agit donc d’une façon un peu originale de pousser l’ennemi à battre en retraite, demander grâce ou tomber dans les pommes. Attention toutefois aux risques de hurlements intempestifs de la cible. Il est vrai que les cris et autres manifestations d’hystérie sont passablement supportables. Il est conseillé de préalablement se munir de boules Quies.

Le TacTac est également une menace pour l’intégrité physique de votre entourage. Une fois en action, entraînées par la force centrifuge, les perles prennent de la puissance et se chargent en gnons positifs. Technique baptisée de « double-gnon » qui permet de frapper la cible en deux endroits différents en même temps avec une puissance équivalente à une tête de girafe lancée à 80 km/h. Toutefois, avec un tel procédé, pas de frappe chirurgicale possible. Il est donc important de bien calculer les répercussions possibles des dommages collatéraux (vitres nonincassables, gardienne, patron, agent CRS…)

Toi aussi tu veux un TacTac pour embêter tes voisins et assommer ton chien ? Rien de plus simple. Prends deux grosses perles, une cordelette tressée d’une huitaine de centimètres et relies les deux perles. Ça y est !! Tu possèdes un véritable TacTac. Alors, qui sera ta première cible ? Le premier qui a un coquard a gagné deux bonbons. Quoi ? Jeu à la con ?

Démenti

J'entends dire, ici et ... ici, "Eulalie ne sait faire que du rose".
C'est faux. Et je le prouve.


LA MOUCHE

La mouche est un animal très affectueux.
Si toi aussi tu veux une mouche bleue chez toi, imprime cette page, découpe l'image et mets la à l'endroit de ta convenance.
Idée : Tu peux aussi la photocopier et faire un essaim de mouche !

Gare au lapin rose !

Le monde matériel m’en veut, c’est un fait avéré. Comment expliquer sinon tous ces bleus, coupures, entailles, bosses, hématomes ? Métro, ligne 9. Le train arrive lentement, s’immobilise et ouvre ses portes mollement. Je rentre dans le wagon au moment même où, dans un regain d’énergie fantastique, les portes finissent de s’ouvrir violemment.



Cri. Je tombe à genoux. Ma tête tourne.

Mon pouce droit est coincé entre le pan gauche de la porte et la tôle. Deux Fiers Chevaliers costumés-cravatés, le cheveu brillant et le sourire ultra-brite, comprennent tout de suite la situation. L’un court prévenir le conducteur pendant que l’autre essaie de faire levier avec un bordereau qu’il a arraché à sa mallette. A l’instant même où le bordereau rendait l’âme, l’autre Chevalier, à peine décoiffé par la course folle qu’il venait d’entreprendre, est revenu, annonçant que le chauffeur n’avait pas son outil et qu’on allait donc décoincer mon pouce « à la sauvage », c’est-à-dire tout simplement en refermant les portes.



Pause. J’ai le pouce droit coincé dans la porte du métro et il faut que j’attende. PARDON ?!! J’ai assisté un jour à une scène identique avec une petite fille, et pour elle, le conducteur a accouru avec son outil à décoincer les doigts, une espèce de grande spatule à pizza pour faire levier. Pourquoi j’y ai pas droit, moi, à Super-Pizzaïolo ?! Pourquoi dois-je faire comme une grande et prendre mon mal en patience ? Si j’étais VRAIMENT grande, je ne me serais pas coincée le pouce dans la porte comme les enfants. Et je SOUFFRE PLUS qu’un enfant parce que je suis PLUS GRANDE et donc mon pouce est PLUS GROS donc fatalement PLUS PINCÉ donc j’ai obligatoirement PLUS MAL et aussi PLUS PEUR parce que ma maman n’est PAS LÀ. Alors j’ÉXIGE mon Super-Pizzaïolo, et EN PLUS je le VEUX capé et collanté. Non mais.



Je me préparais donc à cracher des insultes bien senties, à base de « vermine », « bidet » et « rogaton », mais, alors que j’entrouvrais la bouche le signal sonore a retenti, et les portes se sont refermées, débloquant mon doigt.



Impression que l’acier me déchire la peau et la retourne sur le pouce.



Je m’adosse sur les strapontins, porte mon doigt meurtri au niveau de mes yeux et louche dessus. Des questions fusent, des bras se tendent pour me relever, mais je n’y prête pas attention. Au niveau de la seconde phalange, mon pouce est tout plat, et le bout est tout gonflé, comme une boule. On dirait vraiment un doigt de Toon.



Je remercie mes deux Chevaliers, souris et rassure. Non je ne vais pas tomber dans les pommes, non je ne vais pas vomir, et oui je vais aller voir un médecin tout de suite en arrivant.

Je m’assois sur le strapontin et regard la vitre. Le petit autocollant « Ne mets pas tes doigts sur la porte, tu risques de te faire pincer très fort » me nargue. Petit lapin rose, avec 9 ou 10 doigts, j’aurai ta peau et je me ferai un protège-oreilles avec !

Hum

Bon, là...
J'imagine qu'on peut plus du tout se considérer début octobre, n'est ce pas ? Mais dans "début novembre", il y a aussi le mot "début", non ?
Alors c'est peut-être pas tout à fait perdu ?
Si ?
Ah, bon.