De retour sur 26

Si le bruiteur de la guerre des étoiles était passé aux abords de sa maison hier vers midi, il se serait précipité vers la maroquinerie la plus proche. Il y aurait acquis la malle disponible à la plus forte contenance et serait revenu au triple galop pour réclamer de sonnants et trébuchants royalties.
En effet, avec moult amplitudes, émanait de cette maison le fameux cri déchirant de Chewbacca. Celui qui glaçait les cœurs de tristesse quand le capitaine Han Solo se retrouvait prisonnier des sinistres séides de l’Empire.
Las, le pauvre se serait alors vu fort marri en constatant qu’aucune utilisation abusive de sa production n’était effectuée par de quelconques mauvais payeurs. Car la plainte lugubre provenait du gosier d’une charmante jeune femme blonde. Assise sur le bord d’un lit, elle se tenait la tête entre les mains et poussait ces cris de bête.
De temps en temps, d’une voie chargée de tremolos, elle plaçait cette énigmatique phrase « 26 ans, je suis bien trop jeune pour être si vieille »

Bien que j’aie placé ma ligne de conduite sous le signe de la décadence, je ne tiens pas à pousser plus avant le rapprochement entre cette créature, au demeurant fort sympathique mais à la pilosité surabondante, et la délicate jeune femme blonde mentionnée plus tôt. Question de survie.

D’ailleurs, retrouvons-là en début d’après-midi à proximité d’une falaise. Le ciel est bas, gris, chargé de nuages menaçant, les herbes hautes sont couchées par un vent mauvais qui souffle la colère d’un dieu rageur.
Habillée d’une robe de coton blanc dont elle plaque les pans contre ses cuisses, elle contemple la mer démontée dont les vagues viennent s’écraser contre les rochers en contrebas avec un fracas de charge militaire.
Une scène digne des « Contrebandiers de Moonfleet » ou des « Hauts de Hurlevent »

Un genre de Heathcliff se tient d’ailleurs à ses côtés.

- Non, non. Je ne puis désormais concevoir un monde où j’aurais 26 ans, c’est trop dur. Mon cœur ne s’y résout pas et ma raison flanche face à cette perspective.

Elle se rapproche d’un pas du bord de la falaise et, dans un élan de dramaturgie exacerbée, renverse la tête en arrière pose le plat de la main sur son front.

- Maudit sois-tu temps qui file ! Ne pouvais-tu donc m’épargner, ne pouvais-tu donc détourner de moi ton regard agressif ? Monstre d’avidité, il te les faut donc toutes ! M’attaquer ainsi sans relâche, tendre et innocente agnelle, alors que j’entre à peine dans la fleur de l’âge. N’éprouves donc tu jamais ni remords, ni pitié ? C’en est plus que je ne puis supporter. Mer, accueille en tes bras humides ta fille martyre, je ne saurais en souffrir plus.
- Ha non, Glibidouce, vous ne pouvez pas sauter.
- Tiens donc et pourquoi cela Grunigrou ?
- Parce que ça vous ferait bobo au genou et que vous rateriez le très bon dessert que votre sœur a préparé.


Elle se retourne, tout sourire :

- Panacotta à l'amande et petits choux à la crème chantilly et aux fraises et framboises, décorés de groseilles, le tout fait maison. C’est une tuerie. J’espère que ce coup-ci les médicaments contre l’ostéoporose ne me couperont pas l’appétit. On y va Gru ? Je ne voudrais pas être en retard. Sinon les autres morfales y vont nous laisser peau d'balle. Et avec mon déambulateur vous savez comme je suis lente.





Le Comte était bon

De : Caporal Muche
A : QG des carnetistes de tous horizons.
Objet : CR de bataille.


Carnetistes,

Détaché par la Commandante Eulalie du champ des opérations en cours contre les forces ennemies, je viens vous faire un rapport officiel sur le déroulement de la bataille.

J-2, fin de mâtinée : premières escarmouches contre quelques éléments d’une grille facile qui nous attendaient en embuscade derrière un canapé. Fort heureusement, malgré cette traîtrise, nous nous en sortons sans trop de dommages. Une mine cassée, un crayon mordillé et une injure lâchée sont à compter au nombre des pertes. Nous pensons que ce n’est là qu’une ruse destinée à tester nos forces.

J-2, milieu de l’après midi : notre analyse est la bonne. A la remontée de l’escalier, dans le grand espace dégagée de la chambre nous attendaient deux divisions de grilles lourdes cachant notre cible finale. Nous ne pouvons à cette heure déterminer la nature de ses forces. Néanmoins le moral est bon. Nous décidons d’établir notre camp de base à la vue de l’ennemi.

J-2, milieu de soirée : après une étude tactique rondement menée, notre Commandante sonne l’assaut sur la première cible la DB d’enfanterie dirigée par le tristement célèbre Colonel Priz De Têt. Une charge éclair fait des ravages dans la première grille. Beaucoup de chiffres tombent. Grisé par ce résultat nous nous enflammons. Hélas, l’ennemi garde la tête froide, tandis que nous nous éparpillons en de vaines attaques, il reste discipliné et défend vaillamment la moindre case. Nos pertes commencent à égaler les leurs, une feuille entière est tombée au champ d’honneur, criblée de ratures et de chiffres griffonnés. La Commandante réagit et ordonne un pilonnage systématique de toutes les colonnes. Et finalement, après un combat acharné, la première grille tombe. Nous nous retirons pour compter nos morts, soigner nos blessés et nous reposer.

J-1, midi : l’objectif d’aujourd’hui est le deuxième régiment de grille armée jusqu’aux dents du Maréchal Traudure. Echaudée par les difficultés de la veille, la Commandante met en place une stratégie moins directe. Elle envoie une escouade de taupes destinée à saper les premières lignes adverses. Puis, elle frappe systématiquement : colonnes, lignes, carrés3x3. Toujours dans cet ordre. Comme la veille, la résistance est rude, mais nous sommes prévenus. Nous serrons les rangs ainsi que les dents et avançons inexorablement. Le sol est jonché de critériums, les murs tremblent du fracas des jurons proférés. De temps en temps, nous devons reculer pour mieux contourner des poches de résistance acharnée. Derrière, l’intendance se révèle déficiente, suite au détournement d’un convoi d’approvisionnement, le goûter de 16h30 est repoussé à 17 heures. Le Général des Logis Papou sera gravement châtié pour avoir dégusté la tartine qui ne lui était pas destiné. Le moral flanche, un cahier de brouillon est menacé d’exécution pour désertion. Nous n’avançons plus, une guerre d’usure commence.

J-1, 23h45 : une percée inespérée des Tipp-Ex lézarde les rangs adverses, leurs chiffres tombent les uns après les autres. Après presque douze heures, la deuxième grille rend finalement les armes en moins de dix minutes. C’est un triomphe inattendu. Nous nous retirons pour la nuit.

J, 14h : la Commandante se tient le dos raide et les yeux rougis sur son fidèle destrier. Ses traits sont tirés. Elle fait craquer sa nuque. Nous sommes face à notre destin : la place forte Diabolique tenue par le cruel Comte Su Doku lui-même, chef suprême des armées ennemies.
La même tactique que la veille est décidée, bien que nos rangs soient beaucoup plus clairsemés. Une troupe novice de jeunes gommes fraîches a été enrôlée d’urgence et malheureusement de force. Hélas, les sapeurs reviennent avec de maigres résultats. Seulement sept chiffres adverses ont cédé. Nous nous élançons.
Après quatre heures de combat acharné, le bilan est catastrophique. Nous avons perdu la moitié de nos gommes, le taille crayon est au bout du rouleau, il n’y a plus une goutte de Tipp-Ex et plus aucun juron en stock. Il nous reste trois mines, deux petites feuilles et une pauvre gommette égarée.
En face, les pertes se comptent sur les doigts de deux mains tout rond.
La retraite est sonnée, nous nous retirons dans le salon. Les profils sont bas, mais nous décidons de finir héroïquement. Alors que l’ultime charge se prépare, nous avisons dans le placard un régiment de crayons de couleurs laissés par le Tyran Bulle.
La Commandante profite de ses forces fraîches pour tester une audacieuse tactique chromatique. Perturbés par cette approche inédite, les rangs adverses se désorganisent. Les 5 cèdent en premiers, suivent rapidement les 1, 2 et 9. Ragaillardis par ce succès, nous enfonçons les 7 sur le flanc tandis que les 4 sont pris en tenailles. Deux heures après, c’est la capitulation, les 3, 6 et 8 signent l’armistice. Le comte Su Doku est vaincu et destitué.

J, 22h : je commence la rédaction du présent rapport. Certes, nous avons triomphé des forces maléfiques et là où régnaient les ténèbres c’est maintenant la clarté qui prédomine. Mais à quel prix. Nous ne disposons plus que de quelques éléments et si l’on en croit les sinistres rumeurs en provenance de la cuisine, le Baron Mo Fléchay préparerait une offensive contre nous. Or, en cet instant la Commandante Eulalie est plongée dans un état semi comateux d’où elle ne sort que pour maugréer une litanie de chiffres incompréhensibles. Nous n’avons peut-être plus de chef, l’heure est grave.


Salutations,

Caporal Muche

Mon festival du film asiatique

Quand elle m’a suggéré d’assister au huitième festival du cinéma asiatique, immédiatement mille images délicieusement exotiques éclairèrent l’écran de mon imagination.

Ici, un plan fixe de huit heures d’un caillou subissant une pluie battante tandis qu’un panda chante dans une lointaine forêt de bambous.
Là, un travelling méticuleux autant que sublime le long d’un roseau des rives du Yang-tseu-kiang au petit matin.
Ou ailleurs encore, l’attente libératrice de la parole forcément profonde quoique légèrement chevrotante du vieux maître lissant énigmatiquement sa barbe.
Et que sais-je encore ? Peut-être une libellule.
J’ai donc répondu oui tout de go.

Quelle ne fut pas ma surprise de constater que tous les asiatiques ne partagent pas ma conception du cinéma asiatique.

Je n’ai jamais assisté au spectacle de mangoustes se livrant à un combat de chatouilles, mais j’imagine que le mélange de vitesse, de précision et de « bonds dans tous les sens » puisque je n’ai pas de meilleures expressions sous la main serait le même que celui que j’ai vu.

Bien sûr, le réflexe premier du gentleman est de froncer les sourcils en lâchant, navré, un « Tss, tss » de circonstance quand deux humains s’abaissent à se livrer à la violence physique pour régler leurs différends. Mais, il faut avouer que dans l’obscurité d’une salle de cinéma, il est plaisant de se laisser aller à écarquiller les yeux en se disant « Ces zigotos sont furieusement agiles » (Veuillez excuser ce langage populacier à la limite du hooliganisme, mais toute honte bue, je dois confesser que le mot zigoto est bien celui qui m’est venu en tête)

Je soupçonne aussi la plupart des réalisateurs de s’être adonnés au visionnage massif, prolongé et visiblement jouissif des « Blues Brothers » (« The Blues Brothers » est une œuvre aimablement subversive par trop méconnue du cinéma américain dit "underground"). Car le nombre de véhicules sacrifiés à l’autel des cascades en voitures par film frise indécemment l’hécatombe. Quand on connaît le prix de ces engins, le cœur ne peut que se serrer.
A l’unisson de celui de Mademoiselle Truc qui se serrait pour d’autres raisons moins romantiques comme la mort tragique de la jeune héroïne dans un des accidents en question.

J’ai néanmoins failli voir rouge après qu’une poursuite se soit soldée par l’écrasement de quelques roseaux. J’étais bien décidé à saisir ma plume vengeresse pour tancer de quelques formules impitoyables le réalisateur. De quel droit osait-il ainsi détruire le matériel de ses confères plus sensibles au charme de la nature ?
La traductrice très menue a eu beaucoup de mal à se frayer un chemin au milieu de ces gros bras du service de sécurité qui tentaient de m’arracher au fauteuil que, pris par la rage, je mordais à belles dents.
Elle a tiqué quand j’ai recraché à ses pieds la mousse de l'accoudoir pour lui expliquer la raison de mon emportement.
Elle m’a contemplé longuement de son regard mystérieux où se reflétait une sévère réprobation.
Finalement, il ne manquait qu’une barbe à lisser. Car si elle n’a pas été énoncée par un quelconque vieux maître, la parole libératrice tant attendue a été profonde et légèrement chevrotante.
Le message délivré étant la garantie qu’aucun roseau n’avait été blessé durant le tournage, promis juré monsieur, c’est marqué là dans les trois idéogrammes du générique, il faut rentrer chez vous maintenant.

Alors, je suis rentré chez moi.

La fibre paternelle

Je n’ai rien vu venir. Tels de vaillants bandits mexicains avides d’or, les choses suivaient leur train qui roulait paisiblement.
Mais hélas, mes yeux n’étaient pas ouverts sur la dure réalité, embués qu’ils étaient par un halo rosé de bonheur béat.
Un soir, alors que les aléas du travail m’avaient ramené au bercail après une longue semaine à Bangkok, je tombai sur une Mademoiselle Truc en larmes. Je lui demandai la raison de cette lacrymatoire attitude. Pour toute réponse, elle posa sur ma misérable personne son grand regard bleu alourdi de tristesse. Quiconque a déjà vu ce regard là sait qu’il est impossible de le fixer sans avoir l’impression d’avoir commis un crime atroce. Mes habitudes ne sont pas de fuir mes responsabilités mais ce n’est pas sans un tremblement certain dans ma petite voix que je quémandai une explication.

Elle me dit « Muche, quand nous avons décidé de partager les beaux moments de notre vie, vous m’avez abreuvée de belles paroles. Vous m’avez promis de me soutenir dans les moments difficiles et d’alléger un peu ma charge. J’avais été honnête avec vous, je vous avais prévenu que le fardeau était lourd. En riant comme s’il n’en était rien, vous m’aviez assuré que vous seriez là, contre vents et marées et que je pouvais compter sur vous. Oh oui, il est vrai qu’au début vous avez été présent, vous n’avez pas ménagé vos effort. Mais avec le temps, votre travail vous a accaparé, vous m’avez délaissée et maintenant je me retrouve seule à m’occuper du petit. Pourtant, vous savez à quel point il exige dévouement et attention. J’en suis venu à croire que vous ne l’aimez pas. »

Je le confesse, chacun des mots prononcés était l’expression de la vérité nue. Des flots acides de remords inondaient mes entrailles et mon cœur blessé n’était plus qu’une piteuse loque dévorée de honte. Je n’avais pas écrit de texte pour nourrir le blog depuis deux mois, laissant à ma pauvre dulcinée le soin éreintant d’assouvir sa faim gargantuesque.

Mais Truchidouce n’est pas la bonté personnifiée par hasard. Elle m’a laissé une nouvelle chance.

Malheureusement, je n’ai rien à dire.

Deux ou trois choses que je sais d’elle.

Depuis que j’ai la chance de partager certains moments de l’existence de Truchinette, il ne se passe pas une seule réunion mondaine sans que certaines de mes connaissances, voire quelques-unes unes des siennes, me prennent à part pour me demander sur le ton de la confidence inquisitrice « Alors vieux Muche, comment se passe la vie avec Elle ? »
Ayant idée que cette question brûle aussi vos lèvres, Honorables carnetistes de tous horizons, je m’en vais vous faire la même réponse.
L’élémentaire pudeur impose d’écarter impitoyablement la possibilité que j’expose ici l’intimité de notre couple. Cependant, je veux bien déposer l’aumône de quelques détails dans vos escarcelles tendues de mendiants de la connaissance.


Mademoiselle Truc est très attachée à l’homogénéité des aliments qu’elle ingère. Cela m’est apparu lorsque je l’ai vu déguster ses céréales. Sous mes yeux admiratifs, elle a soigneusement trié les pétales des pépites de chocolat pour mieux profiter de la sensation procurée par l’engloutissement (à défaut d’un mot plus approprié) massif du chocolat en une seule fois. Elle fait ça dans sa main car dans le bol il y a le lait et il ne faut pas tout mélanger.

J’hésite fortement à lui proposer un couscous ou une paella. Ou alors ne rien prévoir l’après midi.


Mademoiselle Truc éternue comme un bébé. Elle émet juste un léger « ‘Tchi ! » C’est très surprenant. Je ne connais personne d’autre dont l’éternuement puisse m’attendrir.

J’ai souvent envie de lui agiter une plume sous les narines tellement c’est mignon. Fort heureusement, je ne dispose pas de la moindre plume.


Mademoiselle Truc attache une forte importance au recueillement pour les morts. Ainsi, elle exige chaque nuit que nous accordions une minute de silence par personne à un minimum de 540 personnes. Elle est intransigeante sur le sujet, au moindre manquement de ma part elle manifeste sa réprobation par des secousses sur l’épaule fortement prononcée.

Je suis devenu un expert en remèdes anti-ronflements.



J’avais dit deux ou trois choses. Ce texte est fini.

L'ex[Muche]entrée

dixit #1 (© Méluzine )
M.T. : "Décoincez-vous donc Muchaillon ! Quand vous arrivez, on voit le parapluie avant l’homme."

Muche s'en fout

18h34.

- « Mat a raison Muchigros, votre style est ampoulé pour ne pas dire surchargé. Vous pourriez alléger. »

- « Ne m’appelez pas Muchigros s’il vous plaît. »

- « Ne faites pas votre mauvaise tête. »

18h36. Rumine, rumine et rumine encore.

18h40. «Est-ce si grave ? »

18h41. « Meuh non, Muchoubidou. Juste que votre langage est quelquefois comme les plats que vous aimez, ils sentent bons mais sont lourds et pénibles à digérer. »

18h42. « Tout de même Truchouille, mon désarroi est grand. N’auriez-vous pas pu me signaler ce défaut avant la quarante quatrième note ? »

18h43. Recommence à ruminer.

03h12. Rumine encore. Elle a de ces réflexions la Truchette de temps en temps !

03h13. Pourvu qu’elle n’apprenne jamais que je l’appelle comme ça.

05h02. Je me réveille brusquement par terre.

05h03. Je rejoins les draps et questionne : « Faisais-je encore semblant de ronfler ? »

05h04. « Non, vous parliez en rêvant. Dormez maintenant.»

10h44. Le café au lait et le pain de mie toasté sont les meilleurs amis de l’homme affamé en chaussons de cuir et robe de chambre.

10h45. D’une voix fraîche elle me demande « Monsieur Muche, qui est cette Truchette que vous réclamiez cette nuit ? »

10h46. Je fais mine de m’intéresser au grille-pain.

10h48. Mon menton vient de subir trois minutes de grattage intensif.

10h50. « Donc, mon style doit évoluer avez-vous dit. J’ai bien réfléchi, je suis d’accord. Mais je vais avoir du mal à me séparer du mien. Que me conseilleriez-vous ma douce ? »

10h51. Elle tapote ses lèvres de son index.

10h52. « Pourquoi ne vous inspireriez-vous pas de mes favoris ? ça ferait un bon début. »

10h53. Haussement de sourcils dubitatif. L’idée est envisageable.

13h20. La souris clique sur les liens zébro-pailletés et pailleto-zébrés.

14h00. Celui-là m’a l’air bien.

14h05. C’est décidé, pour le prochain texte j’imiterai [Thomas|http://thomassenfout.free.fr/|fr]