Un épicier du coin vous manque et tout le frigo est dépeuplé.
Les seuls magasins encore ouverts sur mon trajet sont un vendeur de fleurs (non comestibles, j'ai demandé) et une boutique de sous-vêtements (de type classique - coton, élasthanne et soie, pas de matières ingérables).

Ajoutons à cela que l'amoureux manque également à l'appel ; il a pris de l'avance sur les vacances pour remplir le garde-manger de la maison d'été, bien peigner la plage et goûter l'eau. C'est dire si la motivation à trainer mes guêtres dans un Paris désertique aux commerces fermés est basse.

Mais finalement, je m'en sors très bien avec des pommes, des compotes de pommes, des confitures et des yaourts nature. Hier, envie de douceur : yaourt / confiture de fraises, ce soir, envie de croquant, pomme en dés / compote de pommes, demain, si je veux relever mon yaourt nature, hop, un peu de wasabi. Je suis estomaquée par cette ressource et cette créativité culinaires que j'avais en moi et dont je n'avais pas conscience.


Estomaquée.