Après avoir longuement disserté sur la folie que serait de ne pas croire en Lui alors que les Chinois qui se repliaient sur eux-même étaient bien la preuve tangible de Son existence, il s'est planté pile en face de moi et m'a demandé en me regardant dans les yeux, bien droit dans ses sandales, d'arrêter de répondre aux provocations du Diable.

Comme je n'avais pas bien suivi sa démonstration (Parallèlement, Monsieur X essayait pour la 4e fois de me faire un topo sur le narcotrafic au Mexique) (il a beaucoup de patience avec moi) et que j'étais d'une relative bonne humeur, j'ai dit "d'accord".

L'étonnement passé (il avait dû me sous-estimer un peu), il est sorti de la rame avec un petit sourire ravi. J'en ai conclu, pas peu fière, que ma réponse était la bonne et que contenter son prochain n'était en soi pas si difficile.

Non pas que je considère ma réponse comme un pacte, juste, je me demande... Avoir collé tout à fait délibérément ma besace dans la tronche de cette bêcheuse qui m'obligeait à me contorsionner parce qu'elle n'envisageait pas de quitter son strapontin était une provocation du Diable ou une nécessaire leçon de civisme (qui défoule un peu) ?