Nature est découverte
Par Monsieur Muche , mercredi 16 février 2011 à 22:29 :: Brossez-vous les décadents
Souviens-toi Rebecca comme la vie était belle en ces jours si vieux qu’il n’en reste que le bruit du vent lorsque l’on ouvre la porte.
Te rappelles-tu mon p’tit Lulu le bonheur frais qui craquait sous nos dents gourmandes quand le soleil se couchait à l’horizon serein ?
Entends nos rires, très chère Elvire, ceux qui résonnent encore entre les murs de notre premier logis. Le plaisir était alors en accès libre.
Tous les prénoms du monde étaient témoins de notre béatitude. Ils portaient sur nous un regard humide baigné d’affection bienveillante.
Nous étions bien, nous étions beaux, nous étions jeunes.
Puis, nous dûmes partir.
L’aventure nous appelait en de contrées plus lointaines, plus sauvages, plus folles. Mais aussi plus âpres, plus féroces, plus sèches.
Une fois arrivés, nous dûmes constater que le contraste était plus violent que celui envisagé.
Le temps passant, les sourires disparaissaient de nos joues, l’éclat de nos yeux se vitrifiait, nos mines pâlissaient. Nos peaux, jadis de pêche, prenaient l’aspect de papier mâché.
Nous devenions las. Chaque jour, notre perte se faisait cruellement ressentir.
Le destin avait tissé un bien vilain motif sur la toile chamarrée de nos existences.
Pourtant, nous sûmes garder le front haut et croire malgré tout en de lendemains bénis où le gazouillis des hirondelles chasserait le vol noir des corbeaux.
Mais il faut croire que l’Éden garde rancune à ceux qui le quittent.
Car pour avoir osé renoncer à la vision enchanteresse des atours généreux de Madame Nichon, nous sommes depuis cet été condamnés aux odieuses exhibitions de Papy Quéquette, qui, comme son nom l’indique, n’est pas une jeune femme qui se promène dans son appartement les seins à l’air.
Te rappelles-tu mon p’tit Lulu le bonheur frais qui craquait sous nos dents gourmandes quand le soleil se couchait à l’horizon serein ?
Entends nos rires, très chère Elvire, ceux qui résonnent encore entre les murs de notre premier logis. Le plaisir était alors en accès libre.
Tous les prénoms du monde étaient témoins de notre béatitude. Ils portaient sur nous un regard humide baigné d’affection bienveillante.
Nous étions bien, nous étions beaux, nous étions jeunes.
Puis, nous dûmes partir.
L’aventure nous appelait en de contrées plus lointaines, plus sauvages, plus folles. Mais aussi plus âpres, plus féroces, plus sèches.
Une fois arrivés, nous dûmes constater que le contraste était plus violent que celui envisagé.
Le temps passant, les sourires disparaissaient de nos joues, l’éclat de nos yeux se vitrifiait, nos mines pâlissaient. Nos peaux, jadis de pêche, prenaient l’aspect de papier mâché.
Nous devenions las. Chaque jour, notre perte se faisait cruellement ressentir.
Le destin avait tissé un bien vilain motif sur la toile chamarrée de nos existences.
Pourtant, nous sûmes garder le front haut et croire malgré tout en de lendemains bénis où le gazouillis des hirondelles chasserait le vol noir des corbeaux.
Mais il faut croire que l’Éden garde rancune à ceux qui le quittent.
Car pour avoir osé renoncer à la vision enchanteresse des atours généreux de Madame Nichon, nous sommes depuis cet été condamnés aux odieuses exhibitions de Papy Quéquette, qui, comme son nom l’indique, n’est pas une jeune femme qui se promène dans son appartement les seins à l’air.