Anonymes, 1
Par Eulalie , jeudi 30 juillet 2009 à 23:12 :: Les anonymes
Il porte son casque de scooter en protège coude. Il est plutôt grand, brun, jean un peu usé, veste légère. Surtout, il s’impatiente.
Il dit « Allez ! Allez ! Viens ! On va pas passer la soirée là ! »
La curiosité me titille et je me retourne pour voir la personne à laquelle s’adressent ces mots. Je m’attends à une grande brune à mèche, filiforme, vêtue d’un jean slim et d’une chemise tartan cintrée. Et je me retourne sur… Un vieux labrador gras au regard fatigué qui, si on en juge par le fait qu’il vient de s’asseoir doucement sur le trottoir, n’a pas les mêmes projets que son bipède pour la soirée.
L’homme coiffe son casque, s’assoit, démarre son scooter et lève le ton.
« Allez, je te dis ! Viens ! Dépêche-toi vieille chose ! »
Le chien ne se sent de toute évidence pas concerné par ce terme.
« Allez ! Hop ! Zou ! Debout ! On y va ! »
Le Grü, scandalisé, souffle à mon attention « Il ne compte tout de même pas faire courir ce vieux clebs derrière lui en scooter ?! »
Le chien finit par se lever, nous le jurerions, dans un soupir.
Nous le regardons, médusés, commencer à marcher lentement. Les félicitations de l’homme ne le motivent pas à trottiner. Arrivé à sa hauteur, il s’arrête et, mollement, place ses deux pattes avant sur le repose-pied du scooter. Il fait une pause dans cette position, regarde dans notre direction, hésite, puis fait suivre son train arrière.
L’homme lui caresse la tête, l’entoure de ses jambes et démarre.
Il dit « Allez ! Allez ! Viens ! On va pas passer la soirée là ! »
La curiosité me titille et je me retourne pour voir la personne à laquelle s’adressent ces mots. Je m’attends à une grande brune à mèche, filiforme, vêtue d’un jean slim et d’une chemise tartan cintrée. Et je me retourne sur… Un vieux labrador gras au regard fatigué qui, si on en juge par le fait qu’il vient de s’asseoir doucement sur le trottoir, n’a pas les mêmes projets que son bipède pour la soirée.
L’homme coiffe son casque, s’assoit, démarre son scooter et lève le ton.
« Allez, je te dis ! Viens ! Dépêche-toi vieille chose ! »
Le chien ne se sent de toute évidence pas concerné par ce terme.
« Allez ! Hop ! Zou ! Debout ! On y va ! »
Le Grü, scandalisé, souffle à mon attention « Il ne compte tout de même pas faire courir ce vieux clebs derrière lui en scooter ?! »
Le chien finit par se lever, nous le jurerions, dans un soupir.
Nous le regardons, médusés, commencer à marcher lentement. Les félicitations de l’homme ne le motivent pas à trottiner. Arrivé à sa hauteur, il s’arrête et, mollement, place ses deux pattes avant sur le repose-pied du scooter. Il fait une pause dans cette position, regarde dans notre direction, hésite, puis fait suivre son train arrière.
L’homme lui caresse la tête, l’entoure de ses jambes et démarre.