La Guerre des Confitures
Par Eulalie , mardi 4 novembre 2008 à 22:09 :: Journal
Quand mes parents ont designé ma chère et tendre et adorée grande sœur d’amour, ils ont fait les choses en grand. Bon, petit par la taille (coucou bisou sœurette !), mais immmmense par les innombrables qualités.
Dans le lot de ses dons se trouve sa délicieuse faculté à transformer des aliments parfaitement standards en mets précisément exquis. Allions cela à sa naturelle générosité, et c’est ainsi que Grů Joli et moi sommes repartis chargés de sacs remplis de pommes du jardin, de pots de confiture et de gelée maison.
Notre mission était la suivante : rapporter les pots une fois vidés de leurs contenus.
Notre mission n’était pas la suivante : rapporter les trognons une fois débarrassés de leur enrobage.
Grunichou a compris la chose suivante : rapporter les pots vides le plus vite possible, sait-on jamais, peut-être y a-t-il une date limite bonus secrète qui fait que si le pot est revenu le lendemain, un second pot est offert. Peut-être même que si le pot est retourné dans l’heure, on gagne un pot encore plus gros. C’est donc avec une certaine allégresse teintée d’une joie toute enfantine que, à peine les portes du train fermées, il a ouvert la gelée de pommes.
Depuis, c’est un combat quotidien. Oui, un combat, féroce, violent, mené la cuillère entre les dents, prête à énucléer quiconque résisterait, pour faire valoir mon droit à AU MOINS la moitié de chaque pot induit par le lien du sang qui m’unit à ma sœur, et donc à la confiture de fraises. Logique pure. Logique pure, te dis-je, me cherche pas j’ai ma cuillère à énucléer.
Grunichou, élevé au sein d’une fratrie vive et gloutonne, a l’expérience de ces combats dans lesquels il est dangereux de laisser trainer un doigt.
Mais j’ai pour ma part acquis la célérité du lynx furtif au contact de mon cher papou qui tentait à chaque repas de me soutirer un quelconque élément de mon assiette.
Quelle sera l’issue de ces combats quotidiens ?
Réussirons-nous à voter une trêve ?
Devons-nous organiser une table ronde chez ma sœur pour lui expliquer les raisons pour lesquelles il est préférable, si elle nous aime en vie et entiers, de nous donner double dose de tout, afin que nous puissions marquer nos noms et apposer nos sceaux ?
Nous aimerons-nous toujours à la fin de cette étape ou bien cela finira-t-il en guerre des Rose ?
Quel suspense, mes amis, quel suspense.
Dans le lot de ses dons se trouve sa délicieuse faculté à transformer des aliments parfaitement standards en mets précisément exquis. Allions cela à sa naturelle générosité, et c’est ainsi que Grů Joli et moi sommes repartis chargés de sacs remplis de pommes du jardin, de pots de confiture et de gelée maison.
Notre mission était la suivante : rapporter les pots une fois vidés de leurs contenus.
Notre mission n’était pas la suivante : rapporter les trognons une fois débarrassés de leur enrobage.
Grunichou a compris la chose suivante : rapporter les pots vides le plus vite possible, sait-on jamais, peut-être y a-t-il une date limite bonus secrète qui fait que si le pot est revenu le lendemain, un second pot est offert. Peut-être même que si le pot est retourné dans l’heure, on gagne un pot encore plus gros. C’est donc avec une certaine allégresse teintée d’une joie toute enfantine que, à peine les portes du train fermées, il a ouvert la gelée de pommes.
Depuis, c’est un combat quotidien. Oui, un combat, féroce, violent, mené la cuillère entre les dents, prête à énucléer quiconque résisterait, pour faire valoir mon droit à AU MOINS la moitié de chaque pot induit par le lien du sang qui m’unit à ma sœur, et donc à la confiture de fraises. Logique pure. Logique pure, te dis-je, me cherche pas j’ai ma cuillère à énucléer.
Grunichou, élevé au sein d’une fratrie vive et gloutonne, a l’expérience de ces combats dans lesquels il est dangereux de laisser trainer un doigt.
Mais j’ai pour ma part acquis la célérité du lynx furtif au contact de mon cher papou qui tentait à chaque repas de me soutirer un quelconque élément de mon assiette.
Quelle sera l’issue de ces combats quotidiens ?
Réussirons-nous à voter une trêve ?
Devons-nous organiser une table ronde chez ma sœur pour lui expliquer les raisons pour lesquelles il est préférable, si elle nous aime en vie et entiers, de nous donner double dose de tout, afin que nous puissions marquer nos noms et apposer nos sceaux ?
Nous aimerons-nous toujours à la fin de cette étape ou bien cela finira-t-il en guerre des Rose ?
Quel suspense, mes amis, quel suspense.