Mes poussins chéris, va falloir être forts.

Oui, vos yeux rapides ont déjà remarqué la photo présente ci-dessous, et je sais qu'elle a rallumé la flamme dans vos yeux mouillés, mais ne vous laissez pas prendre à votre euphorie. Croyez-moi, mes poussins jolis, va falloir être forts. Parce que ce n'est peut-être pas évident au premier coup d'œil pour le profane, tant l'illusion semble bonne, et pourtant ! Ci-dessous, ce n'est PAS Jack Caddie. Ce bon vieux Jack est toujours porté disparu depuis, je le rappelle, le 30 octobre dernier, date à laquelle son absence a été signalée.

Je vous présente néanmoins Madison "Madie" Caddie et Russel Caddie, ci-dessous en plein euuuh. Ébat.



Oui, bon, ce n’est pas sale, c’est la Nature.

Ce qui nous permet d'aborder un point important dans cette série d'immersion au plus près du chariot à roulettes : la Reproduction du Caddie en Milieu Urbain.

Les caddies sont, à l'état naturel, de fiers chariots fougueux venus des grandes plaines sauvages du Bas Rhin. L’homme ne l’a domestiqué que dans les années 20, période à laquelle il avait besoin d’un compagnon moins lunatique et au ventre plus logeable qu’un cheval.

A l’instar du mulet qui est un croisement entre un cheval et une ânesse, le fruit de la passion tumultueuse entre un caddie et une valise à roulettes a donné naissance à la monstruosité connue sous le nom de « chariot à mémère ».

Le caddie est ainsi devenu l’ami silencieux de l’homme, toujours de bonne disposition et prêt à rendre service, que ce soit pour transporter du Corsica et des Mikados, faire des courses alcoolisées dans les ruelles ou foncer dans les fesses des mous-mous hébétés dans les rayons des supermarchés.

Le caddie ne s’est toutefois jamais coupé de ses origines et est incapable de se reproduire correctement en zone urbaine. On reconnaît en effet un caddie né en captivité à sa légère distorsion dans les roulettes qui l’empêche de rouler droit.

Ainsi, quand l’appel de la nature se fait sentir, ou quand simplement le caddie a besoin d’affection, il se met en quête d’un coin de verdure légèrement à l’écart de ses congénères pour se câliner.

Ce qui me fait arriver à ma conclusion : si ça se trouve, Jack s’est juste trouvé une chouette poulette et est parti s’acoquiner avec elle au parc Montsouris. A creuser.