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Eulalie ,
mardi 30 septembre 2008 à
23:34 ::
Journal
Peut-on vivre avec un homme prêt à toutes les infamies pour nous voler nos chokobons ?
Un homme qui ne renonce pas à jouer du charme, et qui, se heurtant à mon indifférence la plus totale (
« Lilli doesn't share food ! ») n’hésite pas à tenter de chaparder le paquet, sans se soucier des deux ongles retournés au passage. C’est sous-estimer les réflexes dont je peux savoir faire preuve de temps à autres (
« Lilli doesn't share food !!! »). L'adversaire (oui, l'adversaire, pas moins, je suis l'innocente victime d’un voyou sans scrupules !), tombe alors le masque et use de sa force physique pour atteindre le paquet. Me voilà, apeurée (non je n’en fais pas trop), en train de serrer de mes petits doigts bleuis le paquet contre mon cœur meurtri, (si ! meurtri !), et, alors que j’esquive non sans mal une énième tentative de me faire choir, je me demande, peut-on vivre avec un homme prêt à toutes les infamies pour nous voler nos chokobons ?
La réponse est oui.
Parce que s’époumoner dans la rue
« Au voleur ! A l’assassin ! A la crapule ! On me dépouille ! Aaah ! Je suis dépouillée ! », c’est vachement rigolo. Et que se battre à coups de parapluies mouillés, c’est con, ça bousille les emballages des courses, ça tord la tige, mais c’est chouette. Et que les chokobons portent très mal leur dernière syllabe. Et que ce soir, je sortirai ma plus belle moue, pour lui montrer les marques blanches sur mes ongles retournés (dépouillés de vernis juste pour cette occasion) et les griffures sur mes mains. Je serai alors câlinée par un Grü en proie aux remords, que je pourrai réactiver dans les prochains jours
pour qu’il lâche le verre doseur JUSTE en montrant mes ongles.
Une petite victoire, en somme.
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Eulalie ,
lundi 29 septembre 2008 à
22:04 ::
Polaroid

Paris, 27 septembre 2008, 19:00
A 19:00, à Paris, il y a des contre-jours aussi.
Mais ils ne sentent ni la mer, ni la crème solaire.
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Eulalie ,
mercredi 24 septembre 2008 à
23:03 ::
Polaroid

Plage des Oursinières, 19 août 2008, 19:00
On n'affronte pas les oursins, tout au plus on les maudit, les poings serrés, le ventre rentré, quand on s'allonge doucement dans les 30 premiers centimètres d'eau, avec masque et tuba. Pour une fois, on ne fera pas les gamins, personne ne noiera personne, on ne se chamaillera même pas, on nagera, sans jamais reposer les pieds. C'est reposant, quelque part, de ne pas se sentir menacée de noyade ou d'arrachage de haut de bikini par Grü le Requin.
Mais le Grü, les petits poissons, en bancs ou isolés, ça a tendance à vite l'ennuyer. Alors il cogite et trouve une nouvelle façon de s'amuser.
Il crie sous l'eau à travers son tuba en faisant des grands moulinets avec ses bras. "YAAAAAAAAAAAAAH" qu'il hurle, le con, "YaaAAAaaAAAaaaAAAAAh !!!" et ça fait des bulles dans l'eau, et ça fait fuir les poissons, et je me retrouve comme une gourdasse face à un Grü-le-Requin hilare et fier de lui qui recrache l'eau par le nez.
Les poissons sont partis, les plongeurs nous regardent, incrédules.
Alors je sors de l'eau et prends des polas en contre jour, et me dis que demain, au Pin de Galle, je lui collerai une pleine poignée de petits cailloux dans le maillot. Ouais.
C'est quand les vacances ?
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Eulalie ,
lundi 22 septembre 2008 à
23:40 ::
Journal

Vous avez pris place à bord du vol 450 T.A.F. à destination de Paie Mensuelle. L’arrivée est prévue le 31. Nous ferons des escales à Baziot-Land, Crise de Nervie, en Territoires Indépendants de la Débordie et en Confédération du Portenawak de la Prestatorie.
Nous vous invitons à vous asseoir convenablement et à ne pas tenter de positions audacieuses sur votre fauteuil. Nous vous conseillons d’attacher votre ceinture, et de bien penser à la détacher lorsque vous souhaitez vous lever.
En cas de crash, attendez l’admin réseau qui, alerté par le bruit suspect, ne manquera pas de venir aux nouvelles avec son extincteur à arnica. Baissez-vous et placez votre tête entre vos genoux, sauf si votre bosse vous en empêche.
En cas de dépressurisation de l’appareil, des masques sautent automatiquement de votre sac. Placez le sur votre visage en prenant soin de bien appuyer sur les ventouses. Passez le cordon derrière la tête et positionnez l’embout dans votre bouche. Respirez calmement, et relaxez-vous ; aucun Grü ne viendra boucher votre tuba.
Le commandant Ringo et le personnel de bord vous remercie d’avoir choisi T.A.F. Airways et vous prie de vous mettre fissa au boulot, tas de moules.
Fig. A, le masque à oxygène
"Au moins ça me fait une bonne excuse pour ne pas
répondre au téléphone"
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Eulalie ,
mercredi 17 septembre 2008 à
21:48 ::
Journal
Je le savais bien, que revenir de vacances n'était pas l'idée du siècle.
La larmichette à peine écrasée, nous avons dû prendre place sur nos sièges respectifs, en première classe, parce que quitte à se cogner 4h de trajet pour rentrer bosser, autant le faire dans de bonnes conditions. Mais à peine avions nous posé une demi-fesse que l'horreur a commencé avec l'arrivée de ces deux femmes et de leurs cinq gosses en bas âge, placés juste derrière nous. En dix minutes de temps, nous étions cernés par des jeunes gremlins hurlant et un chat miaulant, 50% du wagon plein était composé de jeunes éléments pour lesquels le concept de calme était une injure à leurs cordes vocales.
Pendant 3h30, les enfants, pourtant pourvus des dernières consoles à la mode, de cahiers de dessins, de lecteurs MP3, de livres et de jouets divers ont hurlé, pigné, chouiné, crié. Les mères ont menacé des pires sévices sans jamais passer à l'acte ni même simplement les faire sortir du wagon.
Au bout de ces 3h30, la fille au chat, exaspérée, en a chopé un, l'a assis de force en l'engueulant et a indiqué à la chose censée servir de mère qu'il existait des wagons familiaux et qu'elle pouvait tenir ses enfants.
Sur ce, pendant la demi-heure restante, aux cris et pleurs des mouflets surexcités se sont ajoutés les insupportables litanies de la chose censée servir de mère qui, indignée, hurlait qu'à 100 € le billet, ses gosses ne dérangeaient pas, non, et que quand on n'aime pas les enfants, on ne voyage pas pendant les vacances scolaires, et que si ça dérange les gens, ils n’ont qu’à sortir. (Là, je ne sais pas si elle voulait dire "du wagon" ou "du train", mais les deux options nous satisfaisaient moyennement j'avoue)
Le chat, pour sa part, ne réussissant pas à se faire entendre, a décidé de se faire sentir. C'était chouette, sa boîte était sur le siège juste devant le mien.
Je passe sur les travaux Gare de Lyon, les escalators en rade, les gens qui conduisent des valises à roulettes sans permis, non, vraiment, c'était sympa, surtout l'unique point de validation des titres de transport pour tous les passagers du TGV et les gens qui, malgré le fait d'avoir fait la queue, ne commencent à chercher leur ticket qu'une fois engagé.
Arrivés chez nous, nous avons fait l'agréable constat qu'on nous avait démonté la boîte aux lettres pour en faucher des pièces. Cela m'a donné des nouvelles idées de nuisance pour nos voisins. Heureusement, le facteur a quand même pu nous laisser notre courrier, essentiellement composé de trucs avec des TIP à renvoyer au Trésor Public ou des formulaires B72 à remplir et retourner avant le 17 juin 2008 à la CPAM. Chic chic chic.
Le lendemain, je suis arrivée au bureau en tirant la tronche. Quand Ringo m'a annoncé qu'il n'y avait aucun problème ni aucune affaire urgente et que je pouvais prendre le temps de défricher les mails, je me suis détendue. La commissure de mes lèvres venait à peine d'entamer sa remontée lorsqu'on m'a listé les points qui attendaient mon retour et les dossiers qui n'avaient pas avancé d'un cachou.
Après, je me suis rendue compte que mon blog était cassé, alors j'ai tenté d'en profiter pour passer à Dotclear 2*. C'est là que j'ai récupéré tous mes tics nerveux et que j'ai recommencé à me massacrer les lèvres.
Ensuite, nous avons appris que Ringo avait été enlevé par les frères Discale, Henri et Rémi de leurs prénoms. A un moment on a cru qu'ils le libéreraient, mais à la place ils ont conclu une alliance avec la famille Di Sciatique. Ils lui ont fait prendre de la drogue et ont coupé tous ses moyens de communication. Quand il arrive à prendre contact avec nous, c'est pour nous dire des trucs dans le genre « Je ne me fais pas masser le rachis par n'importe qui, moi ! » D'ici à ce qu'il revienne shooté à la morphine avec une choucroute noire et une barrette en forme de cœur avec écrit « Blake » en son centre, il n'y a qu'un pas, alors on n'est pas rassurés-rassurés au bureau.
C'est là que j'ai sérieusement envisagé de retourner dans le Var. Pas nécessairement en vacances, non, je pourrais me trouver un petit boulot, cet été par exemple avec le Grüninours, nous nous sommes rendus compte que nous pourrions tout à fait réaliser des relevés océanographiques des plages varoises. Faudra juste décider si la valeur de référence est « une Lilli » ou « un Grü ». On a déjà fait le relevé d'une plage du Pradet juste en jouant à se couler.
C'est surtout là que j'ai commencé ma déprime de la rentrée.
*Vide ton cache coquinou, tu es sur un blog Dotclear 2, alors, heureux ?
Je précise à cette occasion que le CSS n’est pas sec, et surtout non définitif, mais j’en avais assez, écrire des textes c’est plus rigolo que les paddings, je ne m'en sors pas de cette feuille de style et je n'arrive pas à réinstaller l'ancienne.
Edit de l'astérisque : ZOBI DOTCLEAR 2, je pige que dalle, je retourne sous doctlear 1.
Désolée pour les quelques commentaires publiés sur l’ex nouveau blog, ils sont perdus, je sais pas où, je comprends rien.
Et ceux là ne fonctionnent toujours pas, une histoire d’auto increment, je pige pas non plus, mais je suis dessus. Ce qui n’est pas rassurant, certes. Mais je suis dessus quand même. Alors on GARDE SON CALME.
EDIT : Ayé, tout refonctionne, notes, comms et tutti quanti, Gloire à Toi, Ô Chef, Ô Patron, Ô Ringo, pluie mentos sur toi !
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