J’ai acheté un jogging.

L’entrée en matière est certes un peu abrupte, mais je ne savais pas comment l’annoncer. Je n’ai ni adopté, ni biseauté, ni chanté, ni raboté, ni filouté, ni tricoté un pudding, un looping, un building, un planning, un parking, un smoking.

Non.

J’ai ACHETÉ un JOGGING.

Moi, en voyant tous ces gens parés d’atours « chamarrés et chatoyants » si vous voyez c’que j’veux dire, je m’imaginais un monde fermé, à l’accès extrêmement VISP (Very Important Sport Personn), pour lequel il faudrait monter une patte à trois bandes blanches pour entrer, un milieu dans lequel sentir des aisselles est une obligation, dans lequel on exhibe ses auréoles avec la fierté du coq (sportif, *tchickibam*), etc.

Hé ben vous savez quoi ? C’est hy-per simple en fait, d’acheter un jogging. Comme pour les magasins normaux, il y a des portants, des étiquettes, des tailles sur les étiquettes, et MEME des cabines d’essayage qui ferment de l’intérieur. SI. Ce qui veut dire que les sportifs qui ne ressemblent à rien dans leurs habits de sportifs ne ressemblent à rien en connaissance de cause.

Maintenant que j’ai le mien, simple, noir, droit, ni trop large ni trop moulant, long et doux, sans rayures ni ponctuation (c’est d’un vulgaire), je l’attends de pied ferme.

La Wii Fit.