Par
Eulalie ,
lundi 31 mars 2008 à
22:25 ::
Journal
En cette jolie fin d’après-midi, alors qu’un pudique soleil commençait à décliner derrière son habit de coton de nuage, un couple se retrouva chez Picard pour faire quelques emplettes. A la caisse, la jeune femme, enchantée à l’idée de déguster une fois de plus un délicieux poisson et une fantastique julienne de légumes sans le moindre ajout de matière grasse, mit trop d’entrain à se baisser afin de déposer son butin congelé dans son sac à roulettes en toile de Jouy cirée.
D’aucuns vous diront que le bruit du front frappant avec force la tranche du plateau de la caisse a retenti bien au-delà du périph’ ; alerté par ce son familier, la mère de la jeune femme, résidant à plus de 200 km de là, dégaina son répertoire plus vite que l’éclair afin de proposer son amour tout maternel pour faire patienter avant le scanner.
C’était sans compter sur l’orgueil Eulalien ; cette dernière rassura sa mère, sourit en découvrant toutes ses dents à la caissière inquiète et avisa son amoureux hilare qu’il était temps de rentrer maison pour s’adonner au rituel arnica homéopathique, glaçons, bisous magiques, arnica en pommade et calinou doudou.
« Ce régime, bon pour la santé de ma cheville ? AH ! Je joue ma tête, oui, sous alimentée, ma vue se trouble et je me paie le décor toutes les cinq minutes. Non non, ne mettons pas cela sur le dos de mon notoire caractère étourdi et poliopathe, c’est un problème de calories, vous dis-je. »
Et c’est par cette soirée presque printanière, une fois que le soleil eut décliné, que notre bleuie jeune femme prit conscience que les Pim’s, en cure quotidienne, lui sauvaient la vie depuis plus de 20 ans.
Elle décida alors de faire le premier écart de son régime. De la semaine.
Par
Eulalie ,
dimanche 30 mars 2008 à
21:01 ::
Polaroid
Place de la Concorde, 1er Février 2008, 17:33
1. Je n'aime pas perdre une heure de week-end.
2. Suite au vif vent de protestation qu'a suscité la disparition des catégories, celle des Polaroids a refait surface des limbes de ce carnet. Tous sont désormais consultables depuis l'adresse suivante : http://www.journalduneblonde.net/index.php/Polaroid. Je cherche une façon de toutes les réintégrer sans casser ma belle barre de navigation que j'aime, retour donc des Tolérances Capillaires vers 2032 si tout va bien.
Par
Eulalie ,
mercredi 26 mars 2008 à
23:09 ::
Journal
Il y a des choses sur lesquelles certaines personnes ne réussiront jamais à s’entendre.
Les fervents défenseurs de BarbecueMan ne copineront jamais avec les inconditionnels de PluieGirl, les fanatiques du pile ne cesseront jamais leur lutte contre les adorateurs du face, les converties au slim ne passeront jamais du côté de la secte du jean large, les vénérateurs de Patriiick Bruel ne comprendront jamais les groupies de Roch Voisine …
La monomaniaque du « oulalala-nous-sommes-partis-depuis-10-minutes,-on-arrive-dans-à-peine-2h-viiiiiiite -faut-que-je-me-lève,-que-je-mette-mon-manteau,-et-que-je-gratte-tous-ces-cons-en-allant-attendre -devant-la-porte-du-train,-une-main-sur-la-clenche,-le-pass-navigo-dans-l’autre,-prête-à-agir-dès-le-
retentissement-du-"psssssssshhhhh" » que je suis ne s’entendra jamais avec le mou du « ooooh la la, on a le temps, attendons plutôt que tout me monde soit levé, sorti et arrivé au métro avant de penser à bouger le petit doigt, vous me stressez Glinounette, reprenons donc une tasse de ce délicieux Darjeeling pour contempler le ballet des équipes de nettoyage » qu’il est.
Cet épisode ayant créé une certaine tension Eulalie, à bout de nerf - Rhhaaaaaa mais ça suffit, Balthazar, arrêtez de me bloquer, je veux sortir de là, j’étouffe, je veux pas attendre, ça sent le mouflet et le camembert en voyage ! M. Muche, agacement imminent - Dites donc Eulalie, ça suffit, vous commencez à méchamment me courir sur le haricot, que j’ai pourtant fort tempéré d’habitude. Eulalie, stressée - Si vous n’avez pas bougé d’ici deux secondes, je vous enjambe ! M. Muche, fielleux - Ah pour ça, Mademoiselle, il faudrait encore avoir vos deux jambes et vos deux yeux valides. A votre place, je ne tenterai pas ce type de sport qui vous expédierait bien rapidement aux urgences – après que je vous ai poussée. Eulalie, regard noir - … M. Muche, regard mauvais - …
Pour la survie de notre couple, nous avons décidé de vivre sous le régime de la séparation de train.
Fred Astaire - Let's Call The Whole Thing Off (Shall we dance ?)
EDIT : Suite à la demande du Comité de promotion et de défense de la langue ardennaise, voici la version linguistiquement équitable :
Il y a des choses sur lesquelles certaines personnes ne réussiront jamais à s’entendre.
Les fervents défenseurs de BarbecueMan ne copineront jamais avec les inconditionnels de PluieGirl, les fanatiques de la dauille ne cesseront jamais leur lutte contre les adorateurs de la boudelette, les converties au slim ne passeront jamais du côté de la secte du jean large, les vénérateurs de Patriiick Bruel ne comprendront jamais les groupies de Roch Voisine …
La monomaniaque du « oulalala-nous-sommes-partis-depuis-10-minutes,-on-arrive-dans-à-peine-2h-viiiiiiite -faut-que-je-me-lève,-que-je-mette-mon-manteau,-et-que-je-gratte-tous-ces-brouses-gnoufs-en-allant-attendre -devant-la-porte-du-train,-une-main-sur-la-cliche,-le-pass-navigo-dans-l’autre,-prête-à-agir-dès-le-
retentissement-du-"psssssssshhhhh" » que je suis ne s’entendra jamais avec le mou du « ooooh la la, on a le temps, attendons plutôt que tout me monde soit levé, sorti et arrivé au métro avant de penser à bouger le petit doigt, vous me stressez Glinounette, reprenons donc une tasse de ce délicieux Darjeeling pour beuquer le ballet des équipes de nettoyage » qu’il est.
Cet épisode ayant créé une certaine tension Eulalie, à bout de nerf - Rhhaaaaaa mais ça suffit, Balthazar, arrêtez de me bloquer, gros, je veux sortir de là, j’étouffe, gros, je veux pas attendre, ça sent le mouflet et le camembert en voyage ! M. Muche, agacement imminent - Dites donc Eulalie, ça suffit, euh, gros, vous commencez à méchamment me courir sur le haricot, que j’ai pourtant fort tempéré d’habitude, gros. Eulalie, stressée - Si vous n’avez pas bougé d’ici deux secondes, je vous enjambe, gros ! M. Muche, fielleux - Ah pour ça, Mademoiselle, il faudrait encore avoir vos deux jambes et vos deux yeux valides. A votre place, je ne tenterai pas ce type de sport qui vous expédierait bien rapidement aux urgences – après que je vous ai poussée, gros. Eulalie, regard noir - … M. Muche, regard mauvais - …
Pour la survie de notre couple, nous avons décidé de vivre sous le régime de la séparation de train.
Fred Astaire - Let's Call The Whole Thing Off (Shall we dance ?)
EDIT 2 : Suite à la demande du Comité des Niçois Enrhubés, voici la version linguistiquement équitable :
Il y a des dhodes dur lesquelles derdaines berdonnes ne réuddiront damais à d’endendre.
Les ferbents débendeurs de BarbedueBan de copideront damais avec les incondidiobbels de PluieGirl, les badadiques du bile ne dedderont damais leur ludde condre les adoradeurs du fade, les converdies au slim ne padderont damais du côdé de la secde du jean large, les vénéradeurs de Badriiick Bruel ne combrendront damais les groubies de Roch Boidine …
La bodobadiaque du « oulalala-nous-dommes-pardis-debuis-10-binudes,-on-arribe-dans-à-beine-2h-biiiiiiide -faut-que-de-be-lèbe,-que-de-bedde-bon-bandeau,-et-que-de-gradde-dous-des-cons-en-allant-addendre -devant-la-borde-du-drain,-une-bain-dur-la-clenche,-le-badd-nabigo-dans-l’audre,-brêde-à-agir-dès-le- redendiddement-du-"psssssssshhhhh" » que je duis ne d’endendra damais avec le bou du « ooooh la la, on a le demps, addendons bludôt que dout me monde doit lebé, dordi et arribé au bédro avant de benser à bouger le bedit doigt, bous me ddreddez Glinounedde, rebrenons donc une dasse de de délidieux Darjeeling bour condembler le ballet des équibes de neddoyage » qu’il est.
Det ébidode ayant créé une cerdaine dendion Eulalie, à bout de nerf- Rhhaaaaaa mais da duffit, Baldhazar, arrêdez de me bloquer, je beux dordir de là, j’édouffe, je veux pas addendre, ça dent le bouflet et le camembert en voyage ! M. Muche, agadement ibbinent - Dides donc Eulalie, da duffit, bous commencez à béchabbent be courir dur le haricot, que j’ai bourdant fort dembéré d’habidude. Eulalie, ddreddée - si bous n’avez pas bougé d’ici deux decondes, de bous enjambe ! M. Muche, fielleux - Ah pour ça, Badeboidelle, il faudrait encore avoir bos deux jambes et vos deux yeux balides. A vodre blace, je ne denderai pas ce dype de sbort qui vous exbédierait bien rabidement aux urgences – après que je vous ai bouddée. Eulalie, regard noir - … M. Muche, regard mauvais - …
Bour la durvie de nodre couble, nous avons décidé de bibre dous le régibe de la déparadion de drain.
Fred Asdaire - Led's Call dhe Whole dhing Off (dhall we dance ?)