Bon.
Mon annonce de trajet en rollers a été reçue comme une menace de suicide. Le Gru est donc rentré rapidement à l'appartement hier soir afin de cacher mon sac et de dissimuler par la même occasion tous les objets pourvus d'une lame ainsi que tous les bidules jugés dangereusement contondants. C'est de peu s'il ne m'a pas immobilisée pour me piquer mes lacets.

J'ai eu beau rappeler que la chute de Vélib' m'avait valu une interdiction à vie de m'approcher d'une borne à moins de 10m et qu'il fallait bien que j'aille travailler, rien n'y a fait.

D'abord j'ai râlé, mais au bout d'un moment, faut juste prendre ses responsabilités. L'heure tournait et j'allais bientôt être en très retard (comprendre "arriver avec moins d'un quart d'heure d'avance"). Alors je suis allée mettre mon pantalon.
Quand on est agacé, on devrait jamais s'habiller debout, parce qu'on a tendance à faire un peu n'importe quoi. Comme mettre les deux pieds dans la même jambe et tirer d'un coup sec avant de s'écrouler sur le parquet comme un gros paquet.

Mais les chutes débiles et les bleus, j'y suis habituée, c'est pas ça qui m'inquiète.
Si quand je menace de partir en roller, on me les planque en plus des couteaux et des cutters, si j'avoue être tombée en mettant mon pantalon, vais-je être privée d'habits et de petites cuillères ?

Ca risque d'être gênant pour manger des yaourts au bureau.