Décadence capillaire
Par Eulalie , mercredi 12 septembre 2007 à 00:05 :: Journal
Tous les trois mois, ça recommence. Alors qu’aucune action ou changement rapide et radical n’a eu lieu, il passe un jour devant un miroir et ressent l’irrépressible envie de filer dans la salle de bain en quête de son peigne.
Et c’est parti pour des heures. D’un côté, de l’autre, en arrière, en avant avec une petite frange, bien plaqué avec de l’eau, en l’air, avec une crête, bien collé sur les côtés, et ce, jusqu’à finir par sécher le tout la tête à l’envers pour se faire la coupe de Sting dans Dune de David Lynch.
Et là, ravi, il traverse le salon en paradant avec son air de piaf ébouriffé à peine tombé du nid et réclame un baiser.
Que je lui refuse, bien entendu.
Je suis une femme de principe, moi. Je n’embrasse pas les mal coiffés. Jamais. Oh que non. Oulala. Ho. Même quand ils ont le bon goût de porter des sous-vêtements sérieux.
Tous les trois mois, il invente une nouvelle motivation à la conservation de ses longueurs et, pire, à leur culture. Il avait déjà prétendu vouloir se laisser pousser les cheveux en soutien à mon désastre coloristo-capillaire de l’an passé, aimer la sensation de se peigner les longueurs et vouloir retrouver son âme de surfeur alors qu'il n'a jamais abordé la moindre vague avec la moindre planche, malgré ce qu'il vous dira sur ses prétendus surnoms de Biarritz à Hossegor.
Cette fois, la raison invoquée de sa déviance capillaire dépasse l’entendement :
« Mais laissez-moi ! Je veux me laisser pousser l’épi ! Je VEUX me laisser pousser l'épi !! »
Mais je n'ai pas dit mon dernier mot. Sans me départir de mon légendaire sang froid, je réplique :
« Chou, calmez vous et arrêtez de me menacer avec votre peigne à petites dents. Vous laisser pousser les pis ! Êtes-vous fou ? Ce serait désastreux pour votre image ! Un fier et puissant taureau comme vous ! Reconnu de Biarritz à Hossegor, en passant par le Beausset ! Des pis ! Ah ! Quel dépit ! »
Et c’est parti pour des heures. D’un côté, de l’autre, en arrière, en avant avec une petite frange, bien plaqué avec de l’eau, en l’air, avec une crête, bien collé sur les côtés, et ce, jusqu’à finir par sécher le tout la tête à l’envers pour se faire la coupe de Sting dans Dune de David Lynch.

Ce qui est passablement inquiétant. Notamment slipairement parlant.
Et là, ravi, il traverse le salon en paradant avec son air de piaf ébouriffé à peine tombé du nid et réclame un baiser.
Que je lui refuse, bien entendu.
Je suis une femme de principe, moi. Je n’embrasse pas les mal coiffés. Jamais. Oh que non. Oulala. Ho. Même quand ils ont le bon goût de porter des sous-vêtements sérieux.
Tous les trois mois, il invente une nouvelle motivation à la conservation de ses longueurs et, pire, à leur culture. Il avait déjà prétendu vouloir se laisser pousser les cheveux en soutien à mon désastre coloristo-capillaire de l’an passé, aimer la sensation de se peigner les longueurs et vouloir retrouver son âme de surfeur alors qu'il n'a jamais abordé la moindre vague avec la moindre planche, malgré ce qu'il vous dira sur ses prétendus surnoms de Biarritz à Hossegor.
Cette fois, la raison invoquée de sa déviance capillaire dépasse l’entendement :
« Mais laissez-moi ! Je veux me laisser pousser l’épi ! Je VEUX me laisser pousser l'épi !! »
Mais je n'ai pas dit mon dernier mot. Sans me départir de mon légendaire sang froid, je réplique :
« Chou, calmez vous et arrêtez de me menacer avec votre peigne à petites dents. Vous laisser pousser les pis ! Êtes-vous fou ? Ce serait désastreux pour votre image ! Un fier et puissant taureau comme vous ! Reconnu de Biarritz à Hossegor, en passant par le Beausset ! Des pis ! Ah ! Quel dépit ! »