83 en force !

Chère Maman, cher Papa,

Pas de pet, je suis bien arrivée dans le sudeuh.

O fandeuh chichourle, même moi j’y croyais pas mais ce fada de train a filé commeuh le mistral. Pendant le trajet, y’a bien un connaud qu’a essayé de m’encataner, mais viteuh fait je l’ai boulégué comme l’estrasse qu’il était et finalement y’a pas eu d’engatses. Tant mieux, je me sentais trooop fatiguée pour lui enquiller des moulons de taquets sur le teston.

Pour ce que vous m’avez dit l’autreuh soir, vous emboucanez pas ; y’a pas de danger que je succombe à l’influence locale. Je reste une vraieuh blanquinnasseuh normann’de.

Allez, adessias M’an et Papet, et à bienn’tôt !
Votre Nine.

Bidouillons pour tromper l'ennui

Glibidou grillant à la plage sans son musthave (bouh) et le temps n'étant pas propice à réessayer le Vélib', je déclare ouverte la séance de bidouillages du journal d'une blonde pour la réalisation de sa tête de saison 5. (Le temps file, dites voir)

Perturbations à prévoir, donc.


Edit 1, 13:52.
Petite victoire : Plugin n°1 installé. Moche et pas pratique, OKAY, mais installé.

Edit 2, 15:12.
Alors là, c'est peut-être pas flagrant, mais il n'y a plus de colonne de gauche, les menus sont en haut et en bas et le design a complètement été modifié. SI, c'est marqué dans style.css.

Edit 3, 16:07.
Warning : style.css peut gravement nuire à votre santé capillaire.

Edit 4, 20:39.
Retour à la case départ. Voilà une après-midi constructive !

Edit 5, 22:07.
Abandon de la refonte graphique. CSS et Template ont affiché une résistance sans faille à toute tentative d'apprivoisement. Il paraît que c'est Beyrouth dans mon code et que tout s'annule et se contredit, la moitié des plugins installés ne fonctionne pas, hé bien TANT MIEUX. Ras le bol du diktat de la tabulation et de la balise conforme, j'annote ce que je veux dans le sens que je veux à renfort de ce que je veux, et je vous prie de ne pas venir me châtouiller, parce que si ça se trouve, mine de rien, avec tout le code tapé cet aprem, j'ai peut-être plus qu'un < /p> a rajouter pour faire exploser Internet.
Ah mais.

Lettre à Monsieur de la Muche

Mon Cher Balthazar,

Voilà une longue journée que l’oiseau de fer vous a emporté en son antre chasser la méduse avant mon arrivée. Une journée sans vous à mes côtés me semble dix longues années, et c’est le ventre noué que je reste des heures à la fenêtre les yeux noyés dans la contemplation du couple de pigeons qui a élu domicile dans l’arbre ombrageant la fenêtre de notre chambre.
« Grosses raclures de pigeons de merde ! Je vais vous apprendre, moi, à me réveiller avec vos roucoulades enrouées ! »

J’erre sans fin et sans but dans nos appartements. Je doute encore de l’absolue nécessité d’emmener avec vous la si jeune Gudrun-Be dans votre quête de la plage parfaite. Afin de pallier à vos déchirantes absences, je jette vos dr me suis rendue au lavoir afin de savonner et frotter vos draps bleu/blanc et orange/vert.
Malheureusement, des bandits de grand chemin apparemment mal pourvus en linge de maison les ont subtilisés alors que j’étais remontée suspendre la guirlande de lampions et de papillons.
Ne vous inquiétez pas, mon aimé, par un heureux hasard tout à fait fortuit, il se trouve que j’avais justement rapporté un jeu de draps rose et rouge avec les taies assorties.

Les vivres viennent déjà à manquer mais je saurais faire face. Les deux boîtes de Special K, savamment rationnées, m’aideront à tenir.
Ne tremblez pas, mon aimé, non, n’ayez pas peur. Je ne dépéris que de votre amour. Et j’ai beau faire du sport à chaque fois que je cours bruyamment à travers l’appartement lorsque la très grosse coccinelle très agacée se cogne très fort dans les murs (je recherche activement un article relatant un cas rare de rage transmise par morsure de coccinelle, il semble que cela soit arrivé dans le Wisconsin) et me nourrir de demi bol de céréales et de thé, je vous l’affirme, Tinky Winky, j’ai compris le message délivré par le Elle de fin juillet 2007 ; être ronde, c’est tendance.

Et votre musthave de l’été vous rejoint très bientôt.
Dès qu’elle a fini de repeindre l’appartement en rose.

Tendrement,
Laa-Laa.


VIE

Une fois de plus ne sera pas coutume. Le billet d’aujourd’hui sera teinté d’une plus grande gravité que d’habitude.
Hier soir, j’ai frôlé la mort.

Hier soir, j’ai failli mourir.
Noyée à cause d’un belliqueux échantillon de Skip liquide.*

Monsieur Muche et moi entretenions une conversation agitée dans la rue alors que nous allions porter notre linge à la laverie. Le motif du haussement de ton était dû à mon irrésistible envie d’essayer les vélib’, ce que le Gru refusait en bloc, invoquant la raison qu’à deux semaines de ses vacances, il ne voulait pas risquer de se faire « ouyouyouille bobo Gérard ». Ce à quoi, avec toute l’acidité dont je suis capable, je répondis sèchement (car contrariée) que le fait même de vivre était un danger terrible.

Le principe fondateur de sa religion étant d’éviter toute forme de conflit, il n’ouvrit la bouche à nouveau que pour une question cruciale : « 7 ou 8 kg ? ». Nous décidâmes finalement de répartir le linge en deux tas et alors que je m’apprêtais à verser la lessive liquide, le destin s’empara de l’échantillon promotionnel afin de me jouer un tour que lui seul sait jouer. Ouh le vilain.

Comment aurais-je pu me douter un seul instant que la lessive Skip était réalisée avec des extrait de kangourous agressifs et que le liquide allait m’asséner un puissant direct en plein dans mon œil droit ?! Alors que je brisais le haut de la pipette comme indiqué, l’impensable se réalisa. Je laissais en plan la machine, le linge, le skip et le Gru et courus à m’en déchirer les poumons** vers l’appartement afin de me rincer l’œil droit sous l’eau.

Greuneurguibidou arriva en trombes quelques minutes plus tard. Il fila comme l’éclair dans la chambre afin de revêtir ses plus beaux habits noirs, puis revint s’enquérir de mon état. Mon œil rouge lui arracha un cri de désespoir, et je dus le menacer de l’émasculer afin qu’il abandonne l’idée d’appeler le SAMU, les pompiers, le GIGN et la PAF. Il se contenta donc d’un appel au (très efficace) centre anti-poison.

La jeune femme me demanda mes nom, prénom et âge*** et posa cette question déstabilisante :
« Pas d’antécédents ? »
Hmm, antécédents de lessive dans l’œil ? Une fois par mois environ, mais j’essaie d’arrêter.
Elle me rassura (non, vous n’allez pas devenir aveugle, non, le liquide ne risque pas d’endommager votre cerveau en passant par le nerf optique, NON, on ne va pas vous enfoncer une aiguille dans la pupille comme dans Docteur House, non, il n’y a aucun cas recensé de pertes de cheveux suite à un accident de lessive dans l’œil, bref, les réponses d’usage), me conseilla de me passer l’œil ouvert sous l’eau pendant 10 minutes puis m’invita à la rappeler si les larmoiements et douleurs vives persistaient.

Face à ma perplexité concernant la mise en place d’un tel traitement, Gruñiño eu donc une idée de génie ; « Mettez-vous donc sous la douche ! »
Dont acte.

Quelqu’un a déjà essayé de rester l’œil ouvert sous l’eau courante pendant 10 minutes ?
Une de mes particularités physique est que, dès que mon nez ou que ma bouche sont au contact d’un liquide, ils les aspirent. C’est la raison pour laquelle je me bouche le nez quand je saute dans l’eau et que je suis incapable d’apprendre à plonger.
Une autre est que je n’ai que deux bras et que je suis dépourvue de branchies. Et qu’en l’occurrence, il aurait fallu trois bras et une demie douzaine de branchies. Un pour appuyer sur l’œil gauche, un pour boucher le nez, un pour boucher la bouche et les branchies pour respirer. Comment ? Fermer la bouche sans avoir besoin de ma main ? Non. Pas faute d’avoir essayé, mais je ne sais pas pourquoi ; la tête sous la douche, j’ouvre la bouche.

Je me suis donc étouffée par le nez, puis par la bouche, je me suis cognée l’œil dans la pomme de douche, puis me suis fait mal à la cornée avec le jet trop puissant, ai toussé, pleurniché, éteint l’eau. Monsieur Muche a crié que ça ne faisait pas 10 minutes, j’ai objecté que j’avais la gorge en feu après m’être noyée 20 fois, il a menacé d’appeler le centre anti poison pour cafter que je faisais mine de me noyer pour ne pas avoir à me rincer l’œil, alors j’ai rallumé, et rebelote. Et rebelote encore.

Remis de ses émotions et constatant avec une joie toute enfantine que je pouvais compter ses doigts et voir les couleurs, Monsieur Muche me gronda de toujours en faire trop pour prouver qu’il a tort. Oui, le simple fait de vivre est un danger. Mais à l’interdiction d’approcher un vélib’ à moins de deux mètres, il ajouta l’interdiction formelle de l’accompagner faire les lessives. Et ça, ça me va.

Aujourd’hui, tout va bien. Je souris à la vie. J’ai mes deux yeux. Les choses ne prennent de la valeur que lorsqu’on est à deux doigts de les perdre, n’est ce pas ?
Alors oui, ma vie et ma vue ont de la valeur. La preuve ; pour rien au monde je n’aurais voulu rater la mine déconfite de Ringo lorsqu’il s’est coincé une couille dans son étui à lunettes après avoir essayé de faire croire que la muscu n’avait pas agit que sur ses épaule bodybuildées.


* « ouf » ?! Comment ça « ouf » ?!! Qui vous a permis de ouffer ?!
** je vous ai dit que j’avais 76 ans en sport ?
*** 76 ans ?! 27 ?? 24 ?? Je ne sais plus !


Notez Bien : Les centres anti-poison sont joignables par téléphone, il s’agit de n° non surtaxés, la prise en charge est instantanée et les personnes sont compétentes et rassurantes. Ce type de n° doit être en évidence à un lieu stratégique afin de les retrouver rapidement en cas de problème. Si vous devez appeler, surtout, pensez à vous munir de l’étiquette ou de l’emballage du produit en question.