Par
Eulalie ,
jeudi 12 juillet 2007 à
00:05 ::
Journal
- Interruption des notes de rattrapage – Communiqué – Interruption des notes de rattrapages -
La journée avait pourtant commencé normalement.
A son réveil, le Gru embarrassé m’avait avoué, penaud et rougissant, avoir cassé son slip* la veille. Pétrifiée par cette nouvelle qui, malgré son rafraîchissant caractère primesautier, était tout à fait inattendue de si bon matin, je m’en étais allée en prenant grand soin de ne pas accorder à mes foulées leur amplitude coutumière. Au cas où.
Au travail, Eul’ dév (1m82 de poils dunkerquois pure souche) est venu agripper mon dossier de chaise et l’a violemment secoué en glapissant un effeminé « Rougnougnou rougnougnou ». Ringo a retiré ses lunettes et son pull en hurlant qu’il allait nous faire la peau avant de tenter de nous cogner. Je lui ai alors rappelé qu'on s'était dit qu'on ne mettrait plus en danger nos intégrités physiques respectives.
Une journée d’un exquis banal, en somme.
Je n’étais donc pas particulièrement sur mes gardes.
En remarquant que le coupon EDF/GDF trônait à l’endroit idoine pour partir dans une boîte aux lettres dès le lendemain, c’est-à-dire dans l’entrée, j’ai hoqueté d’horreur.
Je dois interrompre là le récit à ce moment fatal afin de détailler quelques éléments encore inconnus de votre brillante conscience, chers amis. Chez nous, le dossier EDF est mal géré par El Gru quand le dossier GDF est brillamment régenté par votre douce et compétente narratrice. Oui, je parle de moi, oh !
Et pour une raison que j’ignore encore, une mortelle compétition s’est instaurée sur la bonne tenue de ces services.
Gru le Fourbe avait rempli la partie gauche, « Référence Electricité », avec ses habituelles pattes de mouche et ratures, tandis que la partie droite, « Référence Gaz », restait tragiquement vierge.
J’ai donc décidé de reprendre le carton afin de mener à bien ma mission, et, les yeux pleins de défi, j’ai commencé à remplir le n° référence. Gru le Sournois, à l'affût, a profité que je sois en pleine œuvre pour donner un coup dans la table et ainsi tout cochonner la barre de mon adorable 7.
A mon grognement sévère il répondit un simple :
« J’ai fait une rature ; y’a pas de raison. »
Je me suis drapée dans un silencieux mépris et ai tenu bon ; malgré les coups incessants de genou et de poing sous et sur la table, mes caractères étaient tout simplement somptueux. Une œuvre d’art. Les larmes aux yeux, que j'avais, les larmes aux yeux vous dis-je, en pensant au simple bonheur du préposé à la saisie informatique honoré par la découverte d'un tel ouvrage.
En posant le dernier 5, je décidai d’entériner mon écrasante victoire en barrant symboliquement la date qu’il avait inscrite afin d’en écrire une nouvelle –et correcte.
Dans un rire guttural, il se saisit alors violemment du coupon et lécha l’encre à peine sèche du stylo feutre.
Dans un grand éclat de rire, nous avons donc décidé d’aller poster la carte séance tenante et d’aller quérir du Pulco Pamplemousse Rose.
Et merde à çui qui dit que ma chute elle vaut peau d’zob.
C’est pas tout ça mais il est déjà 00:05.
En vous r’merciant, bonsoir.
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(*) Pour maintenir le décadent level « sexy » au plus haut, je tiens à préciser que pour Monsieur de la Muche, tout ce qui est un sous-vêtement est un slip, et que Monsieur de la Muche ne porte que des petits boxers moulants wahou high level.
Ainsi, je porte moi aussi des slips, et même des slips de nichons. Comme j'vous l'dis.
15 répliques
Par
Eulalie ,
mardi 10 juillet 2007 à
08:27 ::
Journal
Je suis une incorrigible sentimentale.
Monsieur Muche en a saisi toute la portée alors que, les larmes aux yeux, je décidai sérieusement de sauver Eloi le lapin en chocolat d’une atroce mort par grignotages successifs, puis sa jumelle Sidonie. Les deux lapins de Pâques, non entamés, trônent encore dans le salon, intacts.
Et c’est encore…
Comment ??
Comment ça je pourrais au moins dire bonjour et motiver mon absence ? Cela fait-il si longtemps ?
Hmmm. OK. Alors on ne va pas traiter le sujet du jour et plutôt réaliser une séance de rattrapage.
Voici donc ce que je n’ai pas blogué parce que je suis une grosse feignasse qui, une fois rentrée chez elle, végette devant les DVD rapportés par Monsieur Muche en mangeant de la glace Ben & Jerry's pour donner une fragile illusion d'été. Tout ceci sans trop de culpabilité étant donné que, si j'aime mon travail, le rythme est encore plus soutenu que les seins de Scarlett Johansson et je n'ai pas eu de congés depuis septembre.
Le 13 juin dernier, 8h05, alors que j’allais tranquillement fermer la fenêtre de la chambre, le verre a décidé de montrer son désaccord de façon plutôt définitive et explosa littéralement.
Fière quoiqu’un peu gênée de cette nouvelle force de toute évidence acquise au contact des caisses de livres et de CD à monter au 3ème étage sans ascenseur, j’ai tenté d'en savoir plus sur ma Super-Force. J'ai donc tenté de briser un trottoir avec la tête.
La conclusion s'est imposée d'elle-même : ma force se trouve dans mes bras.
Greuneugridou, lui, considérant ma bosse, en a conclu que les vitres avaient été réalisées par le créateur en retraite du papier à cigarette et qu’il se sentirait bien mieux s’il pouvait me mettre dans une bulle stérile.
Je me suis également heurtée au sens logique de personnes au QI inversé.
La palme de l’absurdité revenant à la Poste grâce à cette femme particulièrement dénuée de charme mais bien pourvue en vulgarité. La bougresse m’affirma en effet, et malgré mes efforts de reformulation, que pour que la procuration visant à éviter à une personne de se déplacer soit valide, il fallait que ladite personne se déplace afin de la signer devant elle. Cette mesure visant à prouver que la personne ne signait pas la procuration sous la contrainte.
Logique ; si je ne peux pas me déplacer à la Poste, je vais à la Poste avec le papillon, je signe la procuration devant quelqu’un, je repars, puis je donne la procuration à la personne désignée afin qu’elle y aille à ma place.
Et toi, grosse tâche, elle s’est déplacée Loana afin de te donner la procuration pour être aussi conne ?
J’ai descendu mes rollers afin d’en faire avec Glibidou, vaillant glisseur devant l’éternel. (Messieurs, voici son secret pour ses fesses hautes et fermes !) Evidemment, depuis presque 5 semaines, les rollers n’ont pas servi une seule fois étant donné que nos positions divergent sur les protections.
Melle Truc, enjouée- Si on va faire du roller, je ne mettrai ni genouillères ni coudières.
M. Muche, péremptoire- Si.
Melle Truc, sur ses positions- Non.
M. Muche, insolent- Vous ferez ce que je vous dis.
Melle Truc, décidée- Non.
M. Muche, autoritaire- Alors vous ne viendrez pas avec moi.
Melle Truc, définitive- Si.
M. Muche, despotique- Non.
Melle Truc, c’est trop injuste- Vous n’en portez pas non plus !
M. Muche, tyrannique- En effet, parce que moi, je sais en faire. Et surtout, moi, je sais tomber.
Melle Truc, enjouée- Han ! Moi aussi le maîtrise super bien les chutes ! Je tombe environ 80 % plus que vous ! Et puis de toute façon, cher Muche, vous me connaissez trop bien pour ignorer que dussiez-vous me forcer à porter coudières et genouillères, que je me débrouillerais pour tomber sur le nez, l'épaule, ou le coccyx. Alors à moins que vous ne trouviez une coccycière, c'est tout net que je refuse !
La seule fois où j'ai accepté de porter des protections, c'était sous la contrainte maternelle. En effet, ma mère, qui en avait assez de nettoyer le sang de mes boucles blondes, avait fait l'acquisition d'un casque à boudins et de protections rembourrées. Elle me les plaçait avec toute la tendresse dont une mère excédée est capable. Ainsi, elle ne se contentait que de deux lexomil lorsqu'elle me voyait faire l'équilibriste sur le dossier du canapé non adossé.
Aujourd'hui, plus question. Pas de genouilleres ou de coudières. Encore moins de casque à boudins. A la rigueur un casque à meuf super bien gaulée mais de casque à boudins, jamais!!
Dans la prochaine note, nous aborderons le litige Nespresso, mes mensonges dans le train, les nouveaux jeux débiles et la fin de mon incorrigible sentimentalité (aka protégeons les orphelins)
Et ce soir, je réponds aux commentaires de la note précédente. :)
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