Rue Bignole
Par Eulalie , samedi 7 avril 2007 à 19:35 :: Journal
Le cahier des charges avait tout d’une encyclopédie. Non, je ne radote pas, c’est juste pour ceux qui ne suivent pas, qui n’ont pas retenu ou qui viennent d’arriver.
Selon le cahier des charges, nous devions trouver une vraie perle au dernier étage avec ascenseur, dans le même arrondissement, avec du parquet dans toutes les pièces, un bar américain, des grands volets à chaque grande fenêtre, une armoire à chaussures dans un dressing, une grande baignoire et le tout dans une rue au nom agréable voire majestueux.
C’était pas gagné.
Personne n’y a cru.
Pourtant, impossible n’est pas Muche et Truc, nous avons trouvé un appart au troisième étage sans ascenseur, dans un arrondissement différent, avec du parquet dans la chambre, sans bar américain, sans volets, pas la queue d’un rangement alors un dressing ahahah, une douche et dans une rue au nom tout à fait naze.
Oui, OK, j’ai eu l’impression de pouvoir vous entortiller avec mon début de phrase, mais il faut se rendre à l’évidence ; à part les immeeeeenses fenêtres, rien.
On a failli le signer, et puis après finalement non, on a re-failli, mais le propriétaire de Glibounet a perdu sa mère et il a donc évoqué la possibilité de reporter pour ne pas lui « imposer ça en plus », j’ai fait ma moue triste et ouvert de grands yeux implorants plein de larmes, on a pris rendez-vous pour la signature, mais finalement non.
Et puis finalement, si.
Mais les propriétaires sont partis en vacances, alors finalement, non.
Et puis enfin, après la comparaison des pièces originales et des photocopies, après avoir rempli en quatre exemplaires des déclarations d’assurances sur lesquelles nous avons écrit tout ce qui était déjà marqué sur les pièces fournies, après avoir déclaré sur l’honneur, après avoir certifié exact, après avoir lu et approuvé, après s’être abstenu de rayer nuls des mots et des lignes pour conserver nos doigts, après avoir fait une lecture publique du règlement de copropriété, après avoir pris connaissance des risques naturels et technologiques, après avoir souri, charmé et donné la totalité de nos économies, on a récupéré les clefs avec nos poignets meurtris.
Et là, on s’est rendus compte que le recommandé AR de congé de location n’avait pas été envoyé.
Ahah.
Alors on est plus pauvres que ce qu’on pensait.
Mais on a deux apparts.
Selon le cahier des charges, nous devions trouver une vraie perle au dernier étage avec ascenseur, dans le même arrondissement, avec du parquet dans toutes les pièces, un bar américain, des grands volets à chaque grande fenêtre, une armoire à chaussures dans un dressing, une grande baignoire et le tout dans une rue au nom agréable voire majestueux.
C’était pas gagné.
Personne n’y a cru.
Pourtant, impossible n’est pas Muche et Truc, nous avons trouvé un appart au troisième étage sans ascenseur, dans un arrondissement différent, avec du parquet dans la chambre, sans bar américain, sans volets, pas la queue d’un rangement alors un dressing ahahah, une douche et dans une rue au nom tout à fait naze.
Oui, OK, j’ai eu l’impression de pouvoir vous entortiller avec mon début de phrase, mais il faut se rendre à l’évidence ; à part les immeeeeenses fenêtres, rien.
On a failli le signer, et puis après finalement non, on a re-failli, mais le propriétaire de Glibounet a perdu sa mère et il a donc évoqué la possibilité de reporter pour ne pas lui « imposer ça en plus », j’ai fait ma moue triste et ouvert de grands yeux implorants plein de larmes, on a pris rendez-vous pour la signature, mais finalement non.
Et puis finalement, si.
Mais les propriétaires sont partis en vacances, alors finalement, non.
Et puis enfin, après la comparaison des pièces originales et des photocopies, après avoir rempli en quatre exemplaires des déclarations d’assurances sur lesquelles nous avons écrit tout ce qui était déjà marqué sur les pièces fournies, après avoir déclaré sur l’honneur, après avoir certifié exact, après avoir lu et approuvé, après s’être abstenu de rayer nuls des mots et des lignes pour conserver nos doigts, après avoir fait une lecture publique du règlement de copropriété, après avoir pris connaissance des risques naturels et technologiques, après avoir souri, charmé et donné la totalité de nos économies, on a récupéré les clefs avec nos poignets meurtris.
Et là, on s’est rendus compte que le recommandé AR de congé de location n’avait pas été envoyé.
Ahah.
Alors on est plus pauvres que ce qu’on pensait.
Mais on a deux apparts.