0 + 9 + b sides

J'ai écouté ses albums en boucle depuis que ma place de concert s'est matérialisée dans ma main, histoire de désamorcer la nafli naflu's touch. J'avais très peur d'être montrée du doigt en plein Delicate : « Excuse me, would you please SHUT OFF your FUCKING MOUTH and STOP yealing "nafli naflu" ?!!! », virée par un chanteur en plein concert, « ça suce », comme dirait l'autre.

J'ai été d'ailleurs bien encouragée par cet ami Poil(u) – Ou bien ai-je été plutôt menacée ? « Ah non hein, pas de rechute. Sinon je te dénonce. »

Damien ne m'a pas appelée, malgré ma proposition de profiter de my incredible Yukulele technic.
Il n'a pas chanté non plus Oolala, j'imagine qu'il préfère la garder pour son prochain album.

Lisa n'était pas là, elle m'a manqué lors de 9 crimes.

Mais rien que pour Cannonball, sans micro, dans une salle qui retient son souffle, 5 minutes d'apnée pour moi pour ne rien louper, putain, Damien, je t'aime, même si 3 heures de strapontin, c'est 2h59 de trop et que j'ai encore ce matin les fesses en compote, même si ton public est bizarre (surtout le mec en rouge, là), même si tu as failli casser les murs du Grand Rex avec tes basses (et tes cris),
your drum, your drum, your drum
made me,
your drum, your drum, your drum
made me come
(nafliiiifluuuuu)


Edit : JF Blonde Ch chanson "Fool - If you leave me now" chant. ap. speech s/ Brel. Rec ét en éch. Ou une bière, au choix.Thx !


Remise à jour

Le cahier des charges avait tout d’une encyclopédie ; une tranche conséquente reliant un contenu classé par ordre alphabétique à priori intéressant mais qui se révélait après quelques pages tout à fait rébarbatif. Le souci étant que, si rien ne m’oblige à lire une encyclopédie en entier, j’étais bien tenue de lire et surtout d’intégrer les desideratas de Sa Majesté Muche, toute négociation ayant été très clairement décrétée inenvisageable.

Le besoin de changer d’appartement avait été finement amené dans la conversation :
- Après avoir monté les 7 étages en revenant des courses : « Grou *teuf* grouuuu j’en p*teuf* peux pluuuuuus *teuf teuf* de ces étages, *teuf teuf*, je veux *teuf* déménageeeeeer »
- Après m’être cognée pour la 7ème fois dans la charmante poutre de (sale) caractère : « Aïïeuuuuuh mpfffffff Glibouuuuuuu j’en ai marre je veux déménager ! »,
- Après m’être caillée les muches, non, les miches dans la salle de bain « *clac clac clac clac* Gruuuuuu *clac clac* frrrrrroiiiiiid *clac clac clac clac* déménag *clac clac clac* eeerrrrr »
- Puis, comme ça, au téléphone, un dimanche soir « Muchigrou, j’en ai marre, je veux déménager » ; pendant la rediff de Will & Grace sur Canal + Décalé « Glubignou, et si on déménageait ? », un samedi matin en zappant sur une émission de déco « Roudoudou, et si on déménageait ? », un vendredi, dans le train « Dites donc, une idée folle me vient en tête, et SI on déménageait ?? »

Ou alors, MON envie de déménager avait été à l’origine de TOUTES les conversations, et d’aucun affirmeront sans doute qu’elle avait été la réponse à tous les maux.
- Ah, le poulet est trop cuit.
- Oui, vous avez raison, on devrait déménager.

- Pouvez-vous éteindre la lumière ma Douce ?
- Non, je préfèrerais qu’on déménage.

- Je me suis coincé le dos au sport, ce midi.
- Ah, ça ! Si on avait déménagé, ça ne serait jamais arrivé !

C’est selon.

Muchigrou, lui, a toujours trouvé de bonnes raisons de reporter le déménagement. Nous manquerions trop à nos voisins, Madame Nichons se sentirait seule, le propriétaire serait un gars trop sympathique pour le laisser ainsi, 7 étages c’est idéal pour les fessiers, apprendre à éviter les poutres me servirait dans ma vie de tous les jours, 16°c c’est idéal et c’est comme ça et le poulet est trop cuit parce que nous l’avons oublié dans le four et c’est quand même pas compliqué d’éteindre la lumière sacrebleu et nianiania, et patati et patata.

Pourtant, après des mois et des mois de bataille acharnée et la phrase « Muchigrou, étoile de mes nuits, il est temps, je le crains, que nous partions de cet appartement. Madame Nichons a mis des rideaux, elle nous a quittés, cette époque est révolue. Et je viens de casser le lavabo de la salle de bain. Oui, pour la deuxième fois en 8 mois. Alors, allons voir ailleurs, si les nichons sont plus gros. » Greuneugreudou a acquiescé.

Il m’a donc rédigé son cahier des charges. Aussi gros et rébarbatif qu’une encyclopédie, donc. Monsieur Muche a accepté de déménager à ces conditions :
- Au dernier étage et sur une cour nous habiterons.
- De quartier nous ne changerons pas. Par quartier, j’entends définir un paramètre de 7 minutes à pieds à partir de l’épicentre qui sera en ce lieu.
- La décoration vous ne ferez pas, je refuse d’être éclairé en rose dans des coussins en lamé.
- Le parquet seul toléré sera.
- Un bar américain avec des grands tabourets non négociable sera.
- Des volets aux fenêtres il y aura.
- Un loyer plus cher qu’actuellement je ne paierai pas.
- Une armoire à chaussures en lieu et place trônera.

Les dernières semaines ont été consacrées à la Quête du Graal, et cela n’a pas été chose aisée. Surtout lorsque nous ajoutions mes envies aux siennes :
- Dernier étage, OK, mais avec un ascenseur. Mais nooooon, pour les courses, je monterai bien évidemment à pieds enfin.
- Une armoire à chaussures pour lui, OK, (m'est avis qu'il lui en faudra deux, Cendrillon perdait une chaussure dès que les douze coups de minuit retentissait, Grougrou, lui, revient avec une nouvelle paire tous les douze jours) alors un dressing pour moi.
- Une baignoire. Dans laquelle on pourrait prendre des bains à deux si on veut. Dans une grande salle de bain blanche.
- Des graaaaandes fenêtres.
- Et c’est moi qui fait la déco, je refuse d’être éclairée par une ampoule nue assise sur un fauteuil fait en boîte de pizzas.

Qui a dit « c’est pas gagné » ?


La phrase d'intro à laquelle vous avez échappée : « Le généreux cahier des charges avait tout d’une encyclopédie : la tranche généreuse de douze volumes d’une encyclopédie d’un cahier des charges volumineux. » Moi ? Fatiguée ?


Monsieur Muche, châtain ravi à l'enthousiasme juvénile

Mercredi soir, c'est les Experts.

"- Haaaaaaaaaaaaaaaaa !!! Gliboune !!! C'est un cross over !! Gri-gri* et Daviiiid** ! Vous ne trouvez pas ça terrriblement excitant ?!?!?!!!!!"

Et la blonde, terrrriblement excitée, de rester sans voix. Mais de filer à l'ordi.



* = Gil Grissom (William Petersen)
** = David Caruso (Horatio Cane)

Zigouigoui & Choinchoin #51

Des bisous de Camille, ex-blogueuse, new savannah girl, et comme je suis vachement sympa, je partage :




Merci Camille ! :)

La copine sportive

J’allais affirmer que nous en avions tous une, mais je préfère finalement ne pas m’avancer si loin. Après tout, je préfère moi-même éviter de m’en vanter et considérer cette personne comme une simple connaissance.


La lointaine connaissance sportive

Par Eulalie, mercredi 8 mars 2007 à 23:12 :: Journal

Nous en avons tous une. On essaie de l’éviter car on sait bien qu’elle essaiera encore de nous embobiner la culpabilité avec ses fesses galbées et sa taille affinée. Alors on joue à cache-cache dans les rayons, on se planque derrière une colonne Morris, on essaie de passer inaperçu en fixant avec intérêt le jambon dans la vitrine du charcutier, et un jour, sans réfléchir, on se met à découvert : on sort de la cabine d’essayage pour avoir plus de recul dans le miroir.

Et là, c’est le drame.

- Heyyy !

Oui, toutes les connaissances sportives disent « Heyyy ! ». Je pense que c’est un résidu de leurs cours collectifs d’aérobic.

La lointaine connaissance est proche. Là. En face. Et alors qu’elle sourit et se livre aux politesses d’usage, son regard s’arrête deux secondes sur le ventre puis sur les fesses avec une moue désolée. Elle le voit bien, avec son regard aiguisé, que le jean est dans une taille de plus qu’avant et qu’en plus il boudine.

- Héééééé.

Oui, les non sportifs ne savent pas dire « heyyyy » comme les connaissances sportives. Ça dit juste « hééé. » voire « ééééh » quand ça a trop bu de bière.

- Qu’est ce que tu fais samedi ?
- Samedi, euuh…
- Samedi prochain, 8h15 ?


Heureusement que j’essayais un jean et pas, disons, le coca cola zéro lorsqu’elle a associé ce jour de la semaine avec cette heure.
On ne peut en effet pas recracher un jean, bien que la perspective de se débarrasser très vite de ce carcan eût bien plu à mon gras du bidon.

- Samedi matin, 8h15 ? Je dors.
- Okayyyyy je passe te chercher à 8h00, on ira faire du sport ensemble, j’ai des cours gratuits, tu verras ça sera super, je vais te faire découvrir le power plate !


Wahou-u. Su-uper perspective, se lever un samedi matin pour aller transpirer sur une machine vibrante. Pour comprendre mon état d’esprit, la dernière fois que j’ai fait du sport, c’était du step et je me suis fait une entorse et une foulure.

- Non, non, je refuse de me lever un samedi matin pour aller faire du power-plate, je refuse d’aller transpirer au moche milieu d’inconnus qui puent, je refuse de ne pas souffrir la comparaison avec des bombasses qui mettent des strings par-dessus leurs collants, le sport, c’est non, non, non et re-non. Par contre, si tu veux te faire une super soirée Graisse Saturée et Sucres en allant manger une pizza, boire des bières et déguster des gaufres Nutella chantilly, là, OK.

J’ai prononcé chacun de ces derniers mots avec un plaisir inouï. Elle les a reçu comme des petits coups de poignards. C’était chouette.

Elle est repartie avec l’air de la connaissance sportive qui a compris qu’elle ne pourrait jamais me convertir, c’est-à-dire à petites foulées.
Et moi, je suis repartie avec mon jean une taille de plus qu’avant, soit une taille de moins que ce qu’il faudrait pour être à l’aise. Et le prochain qui me parle de sport me verra manger un pain au chocolat plein de graisse saturée.