A côté de la plaque. Dentaire cela va de soit.

Nous sommes le 31 janvier et vous vous étonnez que Monsieur Muche, usuellement si distingué, n’ait toujours pas présenté ses vœux à l’honorable assemblée que constitue le vaste lectorat de Glibichoute.

Ne prenez point ombrage de cette attitude. Elle n’est pas la manifestation d’un dédain méprisant, d’une désinvolture oublieuse ou d’une éducation défectueuse.

Il s’agit surtout pour Monsieur Muche de ne pas disperser ses efforts. Aussi puissante que soit sa volonté, elle ne permet pas de répandre son aura bénéfique sur une aussi large communauté durant un temps si long.

L’hiver est une saison rude où l’on se consacre essentiellement à combattre le froid, les rhumes, les angines, les bronchites, les grippes, les gastroentérites, les rhumatismes, les sinusites, les rhinites, les pharyngites, les rhinopharyngites, les laryngites, les trachéites, et autres désagréments corporels, à réchauffer des soupes, à préparer les repas de fêtes, à soigner un foie meurtri par moult agapes, à s’étonner qu’on ne rentre plus dans ses pantalons et à se laver les dents au moins deux fois par jour.

Au printemps, on se remet de l’hiver en écoutant chanter les mésanges et à l’automne on prépare l’hiver en regardant passer les cigognes. Et on se lave les dents. Au moins deux fois par jour.

Inutile donc de diluer ses efforts pour des saisons aussi vaines, alors que l’été est là pour permettre au corps de transpirer dans la voiture en attendant de trouver la place de parking près de la plage où l’on ira nager pour, essentiellement, muscler le bras qui tient la brosse à dents.

Voilà donc pourquoi, je vous souhaite d’avance le meilleur du 21 juin au 22 septembre, ainsi que du dentifrice à volonté.

Enchainée

Parce qu'elle me l'a demandé gentiment et que je ne sais rien lui refuser, parce qu'il en a rajouté une couche sans omettre, non sans un soupçon de goujaterie, de rappeler que je m'étais désistée la première fois (mais en oubliant de préciser avec quel panache), voici, Mesdames, Messieurs les Carnetistes et sympathisants, cinq choses que vous ne savez pas encore sur moi.


A l’ère du numérique, je prends toujours des photos avec un polaroid. J’aime figer un moment, une couleur, une ambiance et surtout, regarder la magie opérer, la photo apparaître, couche après couche, avec ses défauts, ses flous, sa sous ou sur exposition, son cadrage hasardeux.
Je les consigne, estampillées de la date et de l’heure, dans un Moleskine noir que Grounougrou m’a offert.
Et maintenant on comprend pourquoi mon sac est toujours si lourd et si gros. Si, si, avouez le, c’était quand même une sacrée énigme qui vous a tenu éveillés pendant plus de trois ans. Voilà la fin d’un supplice.

J’ai une cicatrice verticale au dessus du coccyx d’environ deux ou trois centimètres, équivalant à une bonne vingtaine de centimètres dans ma tête. Elle est le souvenir bête de l’escalade ratée d’un genre de parpaing. J’ai échappé de peu aux points de suture car j’ai supplié le médecin, affolée à l’idée qu’on me recouse la peau avec une aiguille.
Quand j’aurai des sous et que les techniques seront un peu plus au point, je la ferai retirer chez un dermato.

Je ne mets jamais de rouge à lèvres. Je déteste la sensation, je déteste les marques cradoques que cela laisse sur les verres ou les cigarettes. Je déteste encore plus le gloss, ça colle les cheveux à la bouche à la moindre brise et j’ai peur de devoir décoller les cadavres de bibets englués sur mes lèvres.

Je chante. Très faux, selon 100 % des mes auditeurs. Je suis incapable de dire si leurs affirmations sont fondées, le volume est tel que je ne m’entends pas. J’ai une très bonne mémoire des airs équilibrée avec une très mauvaise mémoire des paroles. Je n’accorde pas pour autant de répit aux malheureuses oreilles de mon entourages ; j’hurle « Nafli naflu » en boucle si la chanson est en anglais, « Nia nia nia » pour les françaises et « Nachi Nacho » s’il s’agit d’une chanson asiatique.

J’aime me brosser les dents sous la douche et me rincer la bouche à l’eau chaude. Et je ne comprends pas pourquoi cela semble si dégoûtant aux gens qui le savent.

Je suis allergique aux vaccins. Enfin, à certains. Enfin, je dis ça à chaque fois qu’un médecin me cause mise à jour en lui montrant la cicatrice de mon BCG. En fait, je n’en sais trop rien et je n’ai pas particulièrement envie d’en avoir la certitude. Juste que l’idée m’arrange car elle m’évite les piqûres.



Et je refile le bébé à Daniel Craig, Damien Rice et Romain Duris (vous pouvez me communiquer vos réponses en privé si vous n'avez pas de blog et même me donner vos numéros de téléphone, je saurai en faire bonne usage)


Ringo, brun tortionnaire, aka "Chef", aka "Mu-mufle", aka "libellule", donne des leçons d'anglais (avec un accent indo-moldave)

« (...) Oui, la confiance, "trust", comme "In God we trust", tu vois, enfin non, pas God, dès qu'on parle de God ça part en couilles. »

Y'en a qu'aurait dit "sucette", mais au niveau de l"imaginaire, ça reste finalement assez proche de la rue de la Gaî(e)té. (Private Joke : ou de la Croix Rouge.)