Son air goguenard voire franchouillard ne fait pas longtemps illusion : le père Noël, c’est type louche.

Les gens qui n’ont rien à se reprocher n’entrent pas par la cheminée en dissimulant leurs visages avec une barbe d’une composition douteuse. Ils sonnent à la porte, on leur ouvre, on leur fait des bisous, comment-ça-va, ça-va-bien-et-toi, c’est-chouette-de-se-revoir-dis-donc, oh-lala-tu-as-investi-dans-un-velux, oui-il-est-issu-du-commerce-équitable, etc.

Et puis les gens qui n’ont rien à se reprocher, c’est sûr qu’ils ne repartiront pas avec le sapin sous le bras. Le Père Noël, on n’en sait rien, et on n’a jamais le droit d’être dans la pièce pour le surveiller.

Alors Marraine, t’es mignonne, mais d’une, on va descendre dans le salon pour surveiller le sapin, et de deux, tes activités autour de Noël, ton renne alcoolique, ta pâte fimo rouge, verte et blanche, tes paillettes et tes bouquets de houx, tu te les gardes.

On va plutôt dessiner des requins. Les requins, ça, c’est chouette, tu vas voir, je vais t'apprendre.

Eulalie, tristoune - On pourra mettre des guirlandes au requin ?
Bulle, atterrée – Mais enfin, non ! Les guirlandes ne vont pas dans l’eau !



Joyeux requins, bande de nains* !


* Oh, faut pas se formaliser, c'est juste pour la rime.