Mes petits poussins, vous n’allez pas me croire.

Je rentrais du boulot sous une pluie battante bien décidée à me liquéfier, chaussée pour la première fois de l’automne de chaussures étanches, (luxe byzantin), mais sans mon parapluie, (parce que dans la vie, si tu as les pieds secs tu as la tête mouillée), quand, tout à coup, en essuyant une goutte qui dégoulinait le long de mon arête nasale, je me suis dit « tiens, ce soir j’écris une note ».

Un véritable truc de fou, je vous avais prévenus.

Me voilà un peu plus tard, les pieds merveilleusement secs dans les hideuses pantoufles du Gru (shhhh, caftez pas), 4 petites anglaises sur le front, prête à vous narrer l’indicible (mais écrivible) calvaire qu’est le choix de chocolats pour la fête du CE, à vous expliquer pourquoi je suis intimement persuadée que la dame de la Poste est amoureuse de moi ou comment ma bouteille d’eau cherche à me tuer en me tendant les pièges les plus ignominieux.

Mais voilà.
J’ai super envie de dormir.

Et si votre vie n’est plus qu’une pâle succession de jours depuis qu’il n’y a plus de note quotidienne (oui, un jour, y’a eu une note quotidienne), si je vous manque, si vous m’avez écrit un mail qui n’a toujours de réponse 3 mois plus tard, veuillez adresser vos plaintes à Monsieur le Responsable* Ringo Geromaldo, mon Merveilleux Chef (oué Chef, le plus merveilleux de toute la Galiléie Réunie), et profitez-en tant qu’vous z’y êtes pour lui demander de m’accorder une heure par jour sur les heures ouvrables pour bloguer. Je vous laisse trouver les arguments.

Ecrire au journal qui transmettra.


* Qui a soufflé l’irresponsable ?? Comment ça m’embaucher est « une flagrante preuve d’irresponsabilité » ?? Dis donc, tu veux que j’envoie Lucien l’Acarien Mutant te grignoter les pieds, toi ?!