Petit Papa Noël, quand tu descendras du ciel, dépose tout sur le paillasson et casse-toi, steuple

Son air goguenard voire franchouillard ne fait pas longtemps illusion : le père Noël, c’est type louche.

Les gens qui n’ont rien à se reprocher n’entrent pas par la cheminée en dissimulant leurs visages avec une barbe d’une composition douteuse. Ils sonnent à la porte, on leur ouvre, on leur fait des bisous, comment-ça-va, ça-va-bien-et-toi, c’est-chouette-de-se-revoir-dis-donc, oh-lala-tu-as-investi-dans-un-velux, oui-il-est-issu-du-commerce-équitable, etc.

Et puis les gens qui n’ont rien à se reprocher, c’est sûr qu’ils ne repartiront pas avec le sapin sous le bras. Le Père Noël, on n’en sait rien, et on n’a jamais le droit d’être dans la pièce pour le surveiller.

Alors Marraine, t’es mignonne, mais d’une, on va descendre dans le salon pour surveiller le sapin, et de deux, tes activités autour de Noël, ton renne alcoolique, ta pâte fimo rouge, verte et blanche, tes paillettes et tes bouquets de houx, tu te les gardes.

On va plutôt dessiner des requins. Les requins, ça, c’est chouette, tu vas voir, je vais t'apprendre.

Eulalie, tristoune - On pourra mettre des guirlandes au requin ?
Bulle, atterrée – Mais enfin, non ! Les guirlandes ne vont pas dans l’eau !



Joyeux requins, bande de nains* !


* Oh, faut pas se formaliser, c'est juste pour la rime.


Serre-têtes











































































Perdus : tout premier bandeau sur 20six et Journal d'une Blonde à la neige, si jamais un collectionneur les avait, je serai preneuse !! :) (Si, les collectionneurs de bandeaux je suis sûre que ça existe, y'a bien des fous qui achètent des théières miniatures de collection)

Edit du 4 janvier : MERCI beaucoup Toine pour les trois bandeaux dont celui à la neige, ne manque plus que le premier 20sixien ! Je l'savais qu'il y avait des collectionneurs de bandeaux !

Les joies du Marketing Direct

La vie chez le Gru est décidément remplie de nouveautés merveilleuses. Ayant toujours été sur liste rouge, je découvre avec bonheur le marketing direct, invention de ces atroces pubeux collants bien déterminés à te faire acheter des isolations et des velux, parce que, soyons sérieux, TOUT LE MONDE a besoin d’un velux, si le monde entier était équipé de velux, il n’y aurait plus de guerre sur la Terre.

Passé l’agacement sur cette moyenne de trois appels par jour, nous finissons par en prendre notre parti ; c’est pas comme si on avait le choix, les vendeurs de velux sont des idéalistes, il faudra bien vivre avec.
Nous avons donc instauré un petit concours permanent pour nous défouler sur les marketeux-directiens au lieu d’envoyer des cocktails molotov dans chaque appartement pourvu de velux.
Le principe est simple : à chaque fois que le téléphone sonne et que l’écran affiche « n° secret », nous devons, à tour de rôle, trouver une nouvelle façon de répondre.

Florilège ?

Florilège.

Dreling, dreliiing ; Lilli décroche.
SecretWoman Bonsoir, Monique Ranou*, de la société Velux-Babybel*, velux 100% biodégradables en coques de Babybel…
Lilli, lui coupant la parole en hurlant
– J’entends paaas, j’entends paas, j’entends paas, j’ennnntends paas, j’eeeentends paaaaaas, lalalaaaaaa, j’entends paaaaaaas non non nooooon, lalalaaaaaaaa !


Derling, dreling ; le Gru décroche.
SecretMan – Oui, bonsoir, Gontrant Biron, de la banque Crédit-Velux…
Le Gru, lui coupant la parole
– Un instant, ne quittez pas s’il vous plaît
Il pose alors le téléphone près des enceintes (crachant ce qu’il se plaît à appeler de la « grande musique ») et s’en retourne vaquer à ses occupations.


Drelinge, drelingeee ; Lilli décroche.
SecretWoman (petite voix basse à sa collègue) – Alors, là, tu vois, c’était très triste, elle en a pleuré, et…
Lilli, étonnée
– Qui a pleuré ?
SecretWoman, embêtée
– Han, non, désolée, excusez-moi, je parlais à ma collègue
Lilli, tenace
– Je m’en doutais, mais qui était triste ?
SecretWoman, ennuyée
– Je ne peux pas vous le dire, enfin, bref, veuillez m’excuser, êtes-vous satisfaite de votre banque ?
Lilli, têtue
– Je ne vous dirai rien, je veux savoir qui était triste.
SecretWoman, perturbée
– Je, je… Je ne peux pas vraiment vous dire, c’est une histoire qui est arrivée à une amie, mais…
Lilli, curieuse
– Dites moi tout ! Pourquoi était-elle triste ?
SecretWoman, s’agace
– Non, mais je ne vous appelle pas pour ça !
Lilli, déçue
– Oh ? Alors ça ne m’intéresse pas.


Dreliiing, dreliiingue ; le Gru décroche.
SecretMan – Bonsoir, Jean-Marcel Le Prieur, société Au Joyeux Velux …
Le Gru, avec sa grosse voix de désaxé qui fait peur
– Ne. Téléphonez. Plus. Jamais. A. Ce. Numéro. Vous m’entendez ? VOUS M’ENTENDEZ ?!! NE TELEPHONEZ PLUS JAMAIS A CE NUMERO !!! HaAAAaAAAAAaAAAAAaAAAa !


Mais nous, depuis le début, Velux ou non, biodégradable ou juste heureux, on rêve de recevoir un appel de Madame Nichons.

Drelinggg, freliiinggggg, greliiing ; Lilli décroche.
SecretWoman – Bonsoir, Justine Bridelice, de la Société Orange, êtes-vous…
Lilli, excitée
– Orange ?? Madame Nichons ?! C’est vous ?? Vous avez enfin trouvé notre numéro ?!! Hiiiiiiiiiii !! [Au Gru] Gru ! Gru ! C’est Madame Nichons ! [A Madame Nichons] J’ai vu tous vos nichons, on aime beaucoup ce que vous faites !
Le Gru excité
– Oui !! On aime beaucoup ce que vous faites ! On a vu Nichon1 et Nichon2, mais par pitié, ne faites jamais de suite par contre !
Lilli, au Gru
– Chhhhut, taisez-vous, elle veut me demander un truc !
SecretWoman
– Tûûût tûûût tûûût…
Lilli, triste
– Allô ? Madame Nichons ?
SecretWoman, radoteuse
– Tûûût tûûût tûûût…
Lilli, triste
– Oh, Gru, vous l’avez vexé, avec votre histoire de troisième nichon, elle ne va plus oser rappeler maintenant…


Alors, vous jouez avec nous ?


*Oui, après « Madame Nichons », j’ai décidé de me placer sur « Monique Ranou », « Babybel » et « Velux ». (D’ailleurs, si l’un d’entre vous a besoin d’un velux, j’ai des contacts)