Oubli
Par Eulalie , samedi 11 novembre 2006 à 00:25 :: Journal
Cette semaine, je me suis demandée ce que je pourrais lui offrir pour son anniversaire.
Et puis je me suis souvenue que je ne la reverrai plus jamais.
Il y a des moments d’oubli comme lorsque je décide de prendre le bus le matin parce que j’ai un peu froid et non pas pour éviter de passer devant les pompes funèbres. La vie suit juste son cours, normale. Et puis un élément finit par revenir en tête.
Et je me rends compte que j’ai failli oublier.
Pour le regard, j’ai les photos que je prenais d’elle.
Pour l’odeur, il me suffit de sentir le muguet et le rouge à lèvres, mais pour la douceur de sa peau ? Pour la sensation de ses baisers ?
J’ai noté les expressions, mais pour le son de sa voix ? Pour ses intonations ? Je peine déjà à m’en souvenir.
Je suis mortifiée à l’idée d’oublier ces détails, parce que c’est l’effacer peu à peu.
Et nous sommes le 11 novembre, et je n’arrive pas à décider si elle a 95 ans ou si elle en aura toujours 94. Dans l’absolu, ça n’a pas peut-être pas d’importance. Mais ça a du sens, pour moi.
[Edit] Censure de commentaire
Si je blogue, c’est avant tout pour moi. Je souhaite garder des traces des évènements, mais surtout des sensations, des sentiments, des pensées un peu fugaces et assez futiles, de ce que je suis au moment où j’écris.
Je ne revendique aucun talent littéraire. J’essaie juste de trouver les mots précis et je tente de jouer un peu avec ceux que je connais.
Ensuite, si je mets (presque) tout en ligne, c’est pour partager. Parce qu’il paraît que je suis drôle, parce que j’aime faire sourire et parce que j’aime cette interaction.
Parfois, en de très rares occasions, je publie quelque chose d’un peu plus intime. Aujourd’hui, c’était pour trouver du réconfort parce que je suis bloquée dans un mode de pensée, parce que je me sens prisonnière d’une peur et que j’ai besoin qu’on me donne un avis, un conseil, une pensée.
Ce n’est pas du "racolage".
Ne ris pas de ma peine. Ne nie pas son existence.
Et puis je me suis souvenue que je ne la reverrai plus jamais.
Il y a des moments d’oubli comme lorsque je décide de prendre le bus le matin parce que j’ai un peu froid et non pas pour éviter de passer devant les pompes funèbres. La vie suit juste son cours, normale. Et puis un élément finit par revenir en tête.
Et je me rends compte que j’ai failli oublier.
Pour le regard, j’ai les photos que je prenais d’elle.
Pour l’odeur, il me suffit de sentir le muguet et le rouge à lèvres, mais pour la douceur de sa peau ? Pour la sensation de ses baisers ?
J’ai noté les expressions, mais pour le son de sa voix ? Pour ses intonations ? Je peine déjà à m’en souvenir.
Je suis mortifiée à l’idée d’oublier ces détails, parce que c’est l’effacer peu à peu.
Et nous sommes le 11 novembre, et je n’arrive pas à décider si elle a 95 ans ou si elle en aura toujours 94. Dans l’absolu, ça n’a pas peut-être pas d’importance. Mais ça a du sens, pour moi.
[Edit] Censure de commentaire
Si je blogue, c’est avant tout pour moi. Je souhaite garder des traces des évènements, mais surtout des sensations, des sentiments, des pensées un peu fugaces et assez futiles, de ce que je suis au moment où j’écris.
Je ne revendique aucun talent littéraire. J’essaie juste de trouver les mots précis et je tente de jouer un peu avec ceux que je connais.
Ensuite, si je mets (presque) tout en ligne, c’est pour partager. Parce qu’il paraît que je suis drôle, parce que j’aime faire sourire et parce que j’aime cette interaction.
Parfois, en de très rares occasions, je publie quelque chose d’un peu plus intime. Aujourd’hui, c’était pour trouver du réconfort parce que je suis bloquée dans un mode de pensée, parce que je me sens prisonnière d’une peur et que j’ai besoin qu’on me donne un avis, un conseil, une pensée.
Ce n’est pas du "racolage".
Ne ris pas de ma peine. Ne nie pas son existence.