Little Children, de Todd Field avec Kate Winslet, Patrick Wilson, Jennifer Connelly, Noah Emmerich, Jackie Earle Haley.
Tout de suite touchée par ces deux moitiés de couple au bord de la dépression nerveuse qui ne supportent plus leurs vies réglées par un enfant en bas âge. Malheureusement, on se retrouve ballottés entre deux histoires qui, si elles se croisent, ne s’apportent pas grand-chose et qui auraient mérité chacune leur film. Mais comme il y a Patrick Wilson torse nu voire nu, dans ma grande mansuétude, je pardonne.
A guide to recognize your saints, de Dito Montiel, avec Robert Downey Jr, Shia La Beouf, Chaz Palminteri, Dianne Wiest, Channing Tatum, Rosario Dawson
La figure de style poussée à son paroxysme ; montrer la vacuité d’une existence riche en paroles lancées en l’air (et pas riche en dialogues) en réalisant un film vide d’histoire dans lequel tout le monde parle en même temps (et pas ensemble). Démarche artistique qui a peu de chance de plaire sur l’heure et demie de temps du film, d’autant qu’il s’avère difficile à suivre en VO lorsqu’on ne comprend pas l’argot new-yorkais des années 80.
Hard Candy, de David Slade, avec Patrick Wilson, Ellen Page.
Un huis clos perturbant entre bourreau et victime, aux dialogues ciselés et à la mise en scène intelligente, psychologiquement et physiquement éprouvant (dans une moindre mesure pour nous, spectateurs, mais quand même), servis par deux acteurs sensationnels. Quelques éléments manquent de crédibilité, mais pris dans l’ambiance, on passe facilement outre. Je conseille peut-être cette fois plus que jamais de ne pas visionner la bande annonce ou chercher à savoir quelle est l’histoire de ce film avant de le voir. A obtenu les prix du meilleur film, du public et du meilleur scénario au festival de Sitges 2005.
Half Nelson, de Ryan Fleck, avec Ryan Gosling, Shareeka Epps, Anthony Mackie...
Deux personnes dont les destins se lient peu avant le moment où ils vont devoir prendre LA décision dont dépendra la qualité de leur vie. Evidemment, les choix sont loin d’être évidents. Si le fond de l’histoire est particulièrement alléchant, la réalisation, malheureusement, manque de rythme et de souffle.
Find me guilty, de Sydney Lumet, avec Vin Diesel, Annabella Sciorra, Peter Dinklage...
Vin Diesel est un mec sympa. Il signe les autographes, il nous dit qu’il nous aime, il est souriant, avenant, chaleureux. Et dans Find me guilty, film reposant uniquement sur ses épaules, c’est pareil. Dommage que Lumet se laisse parfois aller au grand guignol, mais au final, si ce récit de procès ne vaut pas « 12 hommes en colère », il reste réussi, mais j’ai du mal à déterminer si le public aurait été aussi emballé sans la présence et le show de la vedette. La salle a été unanime ; standing ovation spontanée et naturelle. Oui, Vin Diesel est un mec sympa.
Pour cause de tentative d’assassinat à la béarnaise douteuse, j’ai raté le septième film de la compétition, « Forgiven ». Heureusement que je me suis contentée de goûter l’infecte sauce, elle devait être bigrement chargée pour que si peu m’ait mise si mal. Béarnais, béarnaise, que de des échalotes vous poussent entre les dents pendant un an.
Sherrybaby, de Laurie Collyer, avec Maggie Gyllenhaal, Brad William Henke, Sam Bottoms, Danny Trejo.
Encore un bon gros moment de franche rigolade bien légère avec cette ex junkie qui sort de trois ans de prison et qui souhaite récupérer sa fille élevée jusque là par son frère et sa femme mais qui a un mal de chien à se faire à la liberté et à la réalité, d’autant plus que tout le monde semble s’être accordé pour lui mettre des bâtons dans les roues. Tous ces films montrant le combat difficile d’une mère pour récupérer sa chair se ressemblent toujours un peu. Pas franchement d’intérêt.
The Fountain, de Darren Aronofsky, avec Hugh Rôôôaaar Jackman, Rachel Weisz, Ellen Burstyn, Mark Margolis, Alexander Bisping
Je donnerais bien mon avis si je ne m’étais pas endormie d’ennui au bout d’une demie heure. Hmmm, peut-être est-ce un avis, en fait.
Et sinon…
Inquiétude : à 10h55 mardi, Julien est arrivé en boitillant à la séance avant de rejoindre le rang du jury. Notre inquiétude viscérale s’est heureusement calmée lorsque, à 14h58, sa démarche avait repris toute sa superbe. Oui, le festival du cinéma américain de Deauville, c’est de l’émotion, avant tout.
Message personnel : Aaron, mon chou, arrête de saturer ma messagerie vocale, j’ai trouvé un nouvel amour, et c’est Patrick Wilson. Ce sont les épaules. J’adooore les larges épaules, c’est sexy.
Etrange : Vin Diesel avec des cheveux, c’est très étrange. Et apprendre que mon coup de cœur de XXX (ouais, mais j’assume) est gay, c’est très, très étrange. Comme si l’une des portes de mes possibles se fermaient brutalement. (Je comprends maintenant la mine déconfite de ma sœur lorsqu’elle a appris que George Michael était homosexuel, et que Wham aussi.) Heureusement, il reste un mec sympa.
Coin coin : un chauffeur canarophile aurait essayé de faire le coup de la panne à Emmanuelle Béart. Y’a vraiment des mecs tordus.
*Et j’ai même pas pris mon petit déjeuner. Et je n’ai plus de Taillefine Equilibre délices framboises. Je vais virer la bonne, ça va me détendre.