Zigouigoui & Choinchoin # 49




« Ludo m’a lâché. Alors que je voyais en lui cador de la trempe d’Yvon Le Roux, il s’est révélé être un des pires flanche couille du circuit.
Pendant quelques temps, j’ai cru en les chances de mon second poulain, ou de ma pouliche devrais-je dire, parce qu’elle a éjecté le père Sébastien sans coup férir.

Malheureusement, comme tout le monde le sait maintenant, ses comparses ont préféré voter en majorité pour Feudeu, le ravi des îles.

Du coup j’ai perdu le pari que j’avais fait cet été avec la mère Eulalie.
Pari dont l’enjeu était un fanart fait par le perdant pour le blog du gagnant.
Et maintenant, tout le monde va savoir qu’Eulalie est une mauvaise gagnante, puisque lors de mon appel pour lui demander ce qu’elle voulait, elle a d’abord passé dix minutes à chanter (faux et aigu)

- LA LA LA LA LA!!! LA LA !!! Feudeu il a gagné, Feudeu il a gagné…

Puis, d’une voix suave elle a ajouté :

- Je veux un château attaqué par un dragon et une horde d’ennemis
- Quel rapport avec ton blog ? ai-je demandé
- Dans le cul Lulu !! a-t-elle répondu


Par conséquent, voici le gage en question. Bon là, on dirait pas, mais le dragon est en train d’attaquer, je vous jure qu’une seconde après il crache du feu.

Tonton5 »




Je suis tout de même à deux doigts d'invalider le gage, mon cher Tonton ; où sont la blonde princesse, le magicien barbu et sa boule de feu, les trolls énervés, le hollandais volant ? Et puis, tu aurais pu préciser que j'ai GAGNE un pari lancé bien avant la finale. Contrairement à toi, qui as perdu, t'vois. Lalalalalaaaaa... Lalalalalaaaaaa... Feudeuuu, lalalaaaa...
Merci mon Oncle :) !



Dans l'cul luluuuuu ahahahahaha !


Printemps, automne, été, hiver et printemps




Je déclare ouvert le monde 7 du New Super Mario Bros.*




Pendant que j’y suis, je déclare aussi ouverte la saison 4 du Journal d’une Blonde. **





Au programme cette année, entre autres, parmi les plats du jour :
- Intensification de la pratique du Yuk’ (pensez à acheter une bonne carte son)
- Comptes-rendus et analyses des matchs de la ligue 1 (ok, peut-être plus axé sur l’étude de l’évolution de la couleur de Bixente et du contraste que cela crée avec ses jolis yeux)
- Ravalement de la façade de cette grosse buse de tortue transgénique de Bowser
- Reprise des négociations avec les four, batteur, plaque de cuisson et ingrédients divers et variés afin de créer une ligne exclusive d’éléments design décoratifs d’intérieur (En essayant d’oublier ce catastrophique épisode de bars en papillote qui déchiraient leurs races et qu’on a dû manger en silence tellement c’était bon)(Honte sur moi)
- Du quotidien réalité différé à la tablette graphique avec des petits strip « Un Muche, une Truc »
- Lattage du Gru sur Aglae la PS2 sur un jeu de foot
- Apprentissage du NLeu capillaire avec la nouvelle gamme « blondes lumineuse » de Sunsilk
- Encore plus de rallonges dans les phrases à rallonge de Monsieur Muche
- Installation de plug-ins pour enrichir le site (Date opérationnelle effective vers la saison 8 ou 9, comme c’est parti)



* Yahaaaaaaaaaa, yihaaaaa ouhouhouhuuuu yeah ! Bowser, j’approche, devilish Koopa ! Je t’ai mis ta raclée sous Game Boy, et je vais te faire passer l’envie de kidnapper la blonde Peach sous la DS aussi, suppôt de la brunisation ! Taouar ta djeule.
** Et comme je suis en retard de 7 semaines et 2 jours, je lui offre une nouvelle tenue. Sympa la gueuzesse, quand même, nan ? Vide ton cache, grande canaille



Jour 8 & jour 9 - Note express je suis attenduuuuuue*

Stephanie Daley, de Hilary Brougher avec Tilda Swinton, Amber Tamblyn
Ah, un grand moment de bonheur avec cette superbe comédie sur l’analyse d’une psychologue médico-légale effectuée avant le procès d’une ado qui sera jugée pour le meurtre de son enfant. Une grande et longue scène digne des plus grands films de Gérard Oury lorsque l’ado accouche seule dans les toilettes d’un restaurant de montagne avant de couper le cordon avec ses dents et de laisser mourir son enfant. Un véritable régal pour les yeux et pour les nerfs, surtout en fin de matinée juste avant d’aller déjeuner.

Thank you for smoking, de Jason Reitman avec Aaron Eckhart, Robert Duval, Katie Holmes, Adam Brody
Comédie sarcastique, intelligente, originale, dans laquelle, si je ne m’abuse, personne ne fume, même si elle s’essouffle par moment. (Ahaha !)**

Bobby, de Emilio Estevez, avec Anthony Hopkins, Demi Moore, Ashton Kutcher, Sharon Stone, Elijah Woods, Harry Bellafonte, Emilio Estevez, Lindsay Lohan, Lawrence Fishburne, William H. Macy, Heken Hunt, Christian Slater, Heather Graham, Shia LaBeouf…
Je ne comprendrai jamais ce fantasme de casteur de réunir le plus possible d’acteurs connus. Autant de célébrité au m², ça dessert le propos (si tant est qu’on puisse juger qu’il y a vraiment une histoire au film et pas simplement une situation) et l’histoire, puisqu’on à tendance à jouer à retrouver le plus vite possible le nom de la personne à l’écran.
Ce film, mélange d’images d’archive et de fiction actuelle, ne vaut selon moi que pour les discours époustouflants et incroyablement fédérateurs de Bobby Kennedy. C’est déjà ça ; y’a des films qui n’ont même pas ça pour eux.

The Oh in Ohio, de Billy Kent, avec Parker Posey, Paul Rudd, Dany de Vito, Mischa Barton
Mon cerveau s’est arrêté après la prestation de Liza Minnelli. Je ne saurais pas dire si c’était bien avant, si c’était bien après, tellement cette scène là m’a fait pleurer de rire. Je crois qu’avant c’était bien, mais sans plus. Je crois qu’après c’est devenu une histoire d’amour lambda. Merci Liza.


Et sinon…


Déçue : on attendait avec impatience les frasques de Lindsay Lohan mais après s’être faite dérober pour un million de bijoux dans un arrêt aux porcs londonien, elle a finalement préféré rentrer chez elle. Soo sad.

Abasourdie : jeudi soir, Aaron Eckhart, abattu par mon récent coup de cœur pour Patrick Wilson, est allé se consoler en allant dîner chez Anne d’Ornano, ancienne maire de Deauville. Je pense me présenter aux prochaines élections, au cas où George et Bradou viendraient présenter Ocean 13 l’année prochaine. Avec des discours de Bobby et un bon garde du corps, ça devrait le faire.

Blurp : une place « Claude Lelouch » a été inaugurée près de la plage. Gageons qu’elle sera plus visitée que ses derniers films.

Conquise : quand Julien arrive bidon en avant, avec son petit sac à dos dont il tient les bretelles comme un enfant, coiffé de son bob, avec son sourire de ravi, on oublie qu’il a encore 5 minutes de retard pour la séance. On a même envie de lui faire un bisou.

Agacée : alors que Guillaume Canet, même avec ses 5 minutes d’avance, j’ai envie d’aller lui casser la gueule. Allez comprendre.

Je l'savais : depuis plus de 10 ans, Glenn Close gagne mon match mental contre Meryl Streep. J'en ai désormais la confirmation : Glenn est achtement plus charismatique de Meryl. Sûrement parce qu'elle n'a pas le prénom d'un tissu dont on fait des culottes. Hé ouais.



Hop là, c'est ainsi que je déclare le 32ème festival du cinéma américain de Deauville clos, pirouette, cacahuète, et je vais rejoindre mon lit douillet et mes sept oreillers, pour cuver tous les verres qu'on a bu après les films afin d'acquérir la lucidité nécessaire à l'explication de certaines oeuvres. Na.



*Ouais, ok, en vrai, non, mais j’ai une flemme, mais une flemme…
**C’est pas comme si je n’avais pas prévenu que j’avais la flemme, en même temps.



Jour 5 & jour 6 & jour 7 - Note express je suis attenduuuuuue*

Little Children, de Todd Field avec Kate Winslet, Patrick Wilson, Jennifer Connelly, Noah Emmerich, Jackie Earle Haley.
Tout de suite touchée par ces deux moitiés de couple au bord de la dépression nerveuse qui ne supportent plus leurs vies réglées par un enfant en bas âge. Malheureusement, on se retrouve ballottés entre deux histoires qui, si elles se croisent, ne s’apportent pas grand-chose et qui auraient mérité chacune leur film. Mais comme il y a Patrick Wilson torse nu voire nu, dans ma grande mansuétude, je pardonne.

A guide to recognize your saints, de Dito Montiel, avec Robert Downey Jr, Shia La Beouf, Chaz Palminteri, Dianne Wiest, Channing Tatum, Rosario Dawson
La figure de style poussée à son paroxysme ; montrer la vacuité d’une existence riche en paroles lancées en l’air (et pas riche en dialogues) en réalisant un film vide d’histoire dans lequel tout le monde parle en même temps (et pas ensemble). Démarche artistique qui a peu de chance de plaire sur l’heure et demie de temps du film, d’autant qu’il s’avère difficile à suivre en VO lorsqu’on ne comprend pas l’argot new-yorkais des années 80.

Hard Candy, de David Slade, avec Patrick Wilson, Ellen Page.
Un huis clos perturbant entre bourreau et victime, aux dialogues ciselés et à la mise en scène intelligente, psychologiquement et physiquement éprouvant (dans une moindre mesure pour nous, spectateurs, mais quand même), servis par deux acteurs sensationnels. Quelques éléments manquent de crédibilité, mais pris dans l’ambiance, on passe facilement outre. Je conseille peut-être cette fois plus que jamais de ne pas visionner la bande annonce ou chercher à savoir quelle est l’histoire de ce film avant de le voir. A obtenu les prix du meilleur film, du public et du meilleur scénario au festival de Sitges 2005.

Half Nelson, de Ryan Fleck, avec Ryan Gosling, Shareeka Epps, Anthony Mackie...
Deux personnes dont les destins se lient peu avant le moment où ils vont devoir prendre LA décision dont dépendra la qualité de leur vie. Evidemment, les choix sont loin d’être évidents. Si le fond de l’histoire est particulièrement alléchant, la réalisation, malheureusement, manque de rythme et de souffle.

Find me guilty, de Sydney Lumet, avec Vin Diesel, Annabella Sciorra, Peter Dinklage...
Vin Diesel est un mec sympa. Il signe les autographes, il nous dit qu’il nous aime, il est souriant, avenant, chaleureux. Et dans Find me guilty, film reposant uniquement sur ses épaules, c’est pareil. Dommage que Lumet se laisse parfois aller au grand guignol, mais au final, si ce récit de procès ne vaut pas « 12 hommes en colère », il reste réussi, mais j’ai du mal à déterminer si le public aurait été aussi emballé sans la présence et le show de la vedette. La salle a été unanime ; standing ovation spontanée et naturelle. Oui, Vin Diesel est un mec sympa.

Pour cause de tentative d’assassinat à la béarnaise douteuse, j’ai raté le septième film de la compétition, « Forgiven ». Heureusement que je me suis contentée de goûter l’infecte sauce, elle devait être bigrement chargée pour que si peu m’ait mise si mal. Béarnais, béarnaise, que de des échalotes vous poussent entre les dents pendant un an.

Sherrybaby, de Laurie Collyer, avec Maggie Gyllenhaal, Brad William Henke, Sam Bottoms, Danny Trejo.
Encore un bon gros moment de franche rigolade bien légère avec cette ex junkie qui sort de trois ans de prison et qui souhaite récupérer sa fille élevée jusque là par son frère et sa femme mais qui a un mal de chien à se faire à la liberté et à la réalité, d’autant plus que tout le monde semble s’être accordé pour lui mettre des bâtons dans les roues. Tous ces films montrant le combat difficile d’une mère pour récupérer sa chair se ressemblent toujours un peu. Pas franchement d’intérêt.

The Fountain, de Darren Aronofsky, avec Hugh Rôôôaaar Jackman, Rachel Weisz, Ellen Burstyn, Mark Margolis, Alexander Bisping
Je donnerais bien mon avis si je ne m’étais pas endormie d’ennui au bout d’une demie heure. Hmmm, peut-être est-ce un avis, en fait.


Et sinon…

Inquiétude : à 10h55 mardi, Julien est arrivé en boitillant à la séance avant de rejoindre le rang du jury. Notre inquiétude viscérale s’est heureusement calmée lorsque, à 14h58, sa démarche avait repris toute sa superbe. Oui, le festival du cinéma américain de Deauville, c’est de l’émotion, avant tout.

Message personnel : Aaron, mon chou, arrête de saturer ma messagerie vocale, j’ai trouvé un nouvel amour, et c’est Patrick Wilson. Ce sont les épaules. J’adooore les larges épaules, c’est sexy.

Etrange : Vin Diesel avec des cheveux, c’est très étrange. Et apprendre que mon coup de cœur de XXX (ouais, mais j’assume) est gay, c’est très, très étrange. Comme si l’une des portes de mes possibles se fermaient brutalement. (Je comprends maintenant la mine déconfite de ma sœur lorsqu’elle a appris que George Michael était homosexuel, et que Wham aussi.) Heureusement, il reste un mec sympa.

Coin coin : un chauffeur canarophile aurait essayé de faire le coup de la panne à Emmanuelle Béart. Y’a vraiment des mecs tordus.


*Et j’ai même pas pris mon petit déjeuner. Et je n’ai plus de Taillefine Equilibre délices framboises. Je vais virer la bonne, ça va me détendre.


Journaux d'un Muche

Comme ils me semblent aujourd’hui loin les jours heureux de l’ignorance. Mon âme baignait dans la quiétude, nul doute ne venait obscurcir mes pensées, nulle angoisse ne faisait mes sourcils froncer.

O mère ! Que ne vous ai-je mieux écouté quand votre douce voix prodiguait de sages conseils. J’ai relégué vos mots dans quelques obscures oubliettes mémorielles où ils se sont empoussiérés jusqu’à devenir de vagues fantômes imprécis. Aujourd’hui, alors que le mal est fait, ils semblent avoir retrouvé un éclat tranchant pour mieux lacérer mes oreilles de leur sinistre résonance : « Ne t’approche jamais d’eux mon fils, ce sont les lectures du mal !! »

Deviniez-vous alors le funeste destin qui m’attendait ? Quelques noirs présages vous étaient-ils apparus avant cette mise en garde ? Je ne le sais. Mais vous avez rempli votre rôle de parente aimante. Vous m’avez donné les armes pour me prémunir des dangers du monde et m’avez laissé partir les affronter pour que s’écrivent librement les chapitres de ma vie.

Fou ! Après quelques années de route, j’ai cru avoir fait mes preuves, je me suis vu guerrier accompli alors que mon noviciat s’entamait à peine. Sans le savoir, c’est ma garde que je baissais lorsque mes yeux se sont posés sur cette lecture.

J’ai eu alors accès à un savoir maléfique trop puissant pour moi. Son venin me ronge à présent.
Parfois, je me réveille en criant, dégoulinant de sueur, le corps tremblant. J’ai peur.

Angelina et Brad vont-ils se séparer ? Après Glibichoute, Britney et Cameron, Paris va-t-elle aussi se teindre en brune ? Cyril le tentateur osera-t-il longtemps porter cette coiffure pour le moins hideuse ? Christophe trouvera-t-il l’âme sœur ? Diam’s s’est-elle échouée sur la grève ?

Ces exemples forment un tout petit florilège des questions qui me hantent jours et nuits et font de mon esprit le siège d’un château de l’angoisse depuis que j’ai lu cet été deux exemplaires de Closer et Public.


Je remercie Truchinette de m’avoir aussi odieusement dénoncé dans les commentaires d’un précédent post.