Docteur Eulalie et Miss Eilalue
Par Eulalie, mardi 26 septembre 2006 à 00:25 :: Journal :: #530 :: rss
« C’est quoi ce sac Zara, Eilalue ? »
Les apparences sont souvent trompeuses, Eulalie, il ne faut pas s’y fier. Ce sont ces publicitaires qui tentent de faire passer des messages pour éduquer les masses cocaphiles à boire du Schweppes agrumes-qui-n’est-pas-amer qui le disent. Libère ton esprit des préjugés ! Envole-toi vers un monde sans idées préconçues, telle la plume qui danse au fil du vent !
« C’est QUOI, ce sac Zara ? »
Hé, oh, mollo, hein. Ce n’est pas parce que je suis rentrée avec un sac Zara que je reviens de la boutique. Ce sac pourrait très bien être mon centre vital, le nerf de ma guerre quotidienne, la chose sans laquelle je ne suis rien qu’un gargouillis bruyant suppliant qu’on le ravitaille enfin, ce sac pourrait être l’écrin de mon déjeuner quotidien !
« Tu n’as pas besoin d’apporter ta nourriture au travail, ton chef prend en charge tous tes déjeuners. »
... Ce n’est pas parce que je suis encore rentrée avec un sac Zara que je reviens de la boutique. Tu tires tes conclusions bien trop vite ; il pourrait très bien ne pas contenir de fringues, il pourrait être un symbole, le symbole du fardeau que chacun se traîne chaque jour, le fardeau un peu encombrant auquel on s’habitue, le fardeau qui ne contient rien, qui n’est rien, mais qu’on continue à promener avec soi parce que sa seule présence est finalement plus rassurante. Le sac est une parabole, pas très utile pour recevoir Canal+, mais le sac est une parabole !
« On voit un panaché de tissus noir, blanc et rose dépasser. »
OK, mais ce n’est pas parce que je suis encore rentrée avec un sac Zara plein de fringues que je reviens de la boutique. Qu’est ce qui prouve que ces habits sont neufs ? Je pourrais très bien les avoir prêtés à une collègue de bureau qui souhaitait se déguiser en moi pour une soirée costumée en « fille qui ronronne devant Robbie Williams ».
« Tes collègues sont bien trop chargés en testostérone pour porter des jupes ou pour ronronner devant Robbie Williams »
Ouais, mais ce n’est pas parce que je suis encore rentrée avec un sac Zara plein de fringues que cela veut dire que c’est moi qui les ai achetées. Si ça se trouve, je rentrais tranquillement lorsque je me suis souvenue que j’avais laissé des habits dans une consigne à Gare de Lyon, et je suis partie les chercher avant que mon temps de consigne n’expire.
« Les étiquettes sont toujours accrochées aux habits, et sur le ticket de caisse qui dépasse, on peut lire la date du jour. »
La belle affaire ! Comme si ça prouvait que c’était ma carte bleue qui avait réglé tous ces achats ! C’est incroyable que tu n’envisages même pas que c’est peut-être une jeune femme qui, se sentant suivie, à souhaité se délester de ses achats pou fuir plus vite et m’a donné son sac en me remerciant, les larmes aux yeux, de lui sauver la vie en acceptant de la décharger !
« Au Franprix, ce soir, ta carte bleue a été refusée parce que tu as dépensé plus que ta banque ne t’autorise en une semaine, et Monsieur Muche a dû régler tes courses. »
Ça te dit un Schweppes agrumes ?
« Non, le Schweppes agrumes c’est amer »
Bon, ça fait deux semaines que, tous les soirs, en sortant du bureau, je vais faire du shopping. Mais c’est thérapeutique, tu vois, l’exutoire par l’achat, tu vois, faut que je décompresse de mes dures journées, tu vois, parfois mon chef se moque de mon éternuement, tu vois, c’est super sadique comme torture mentale, tu vois, comme si ça remettait tout mon être le plus profond en cause, tu vois, je souffre, tu vois.
« Le Schweppes agrumes, c’est vraiment très amer »
OK, je me lève tous les matins à 7h, et j’estime que lorsqu’on se lève à 7h, le shopping est un DROIT inaliénable. Et si toutes les personnes qui se lèvent à 7 heures du matin allaient faire du shopp… Euh, non, finalement pas, après je n’accèderais plus aux cabines... si toutes les personnes qui se lèvent à 7 heures du matin se donnaient la main pendant que j’accède à leurs portefeuilles, je serais achtement heureuse.
Les apparences sont souvent trompeuses, Eulalie, il ne faut pas s’y fier. Ce sont ces publicitaires qui tentent de faire passer des messages pour éduquer les masses cocaphiles à boire du Schweppes agrumes-qui-n’est-pas-amer qui le disent. Libère ton esprit des préjugés ! Envole-toi vers un monde sans idées préconçues, telle la plume qui danse au fil du vent !
« C’est QUOI, ce sac Zara ? »
Hé, oh, mollo, hein. Ce n’est pas parce que je suis rentrée avec un sac Zara que je reviens de la boutique. Ce sac pourrait très bien être mon centre vital, le nerf de ma guerre quotidienne, la chose sans laquelle je ne suis rien qu’un gargouillis bruyant suppliant qu’on le ravitaille enfin, ce sac pourrait être l’écrin de mon déjeuner quotidien !
« Tu n’as pas besoin d’apporter ta nourriture au travail, ton chef prend en charge tous tes déjeuners. »
... Ce n’est pas parce que je suis encore rentrée avec un sac Zara que je reviens de la boutique. Tu tires tes conclusions bien trop vite ; il pourrait très bien ne pas contenir de fringues, il pourrait être un symbole, le symbole du fardeau que chacun se traîne chaque jour, le fardeau un peu encombrant auquel on s’habitue, le fardeau qui ne contient rien, qui n’est rien, mais qu’on continue à promener avec soi parce que sa seule présence est finalement plus rassurante. Le sac est une parabole, pas très utile pour recevoir Canal+, mais le sac est une parabole !
« On voit un panaché de tissus noir, blanc et rose dépasser. »
OK, mais ce n’est pas parce que je suis encore rentrée avec un sac Zara plein de fringues que je reviens de la boutique. Qu’est ce qui prouve que ces habits sont neufs ? Je pourrais très bien les avoir prêtés à une collègue de bureau qui souhaitait se déguiser en moi pour une soirée costumée en « fille qui ronronne devant Robbie Williams ».
« Tes collègues sont bien trop chargés en testostérone pour porter des jupes ou pour ronronner devant Robbie Williams »
Ouais, mais ce n’est pas parce que je suis encore rentrée avec un sac Zara plein de fringues que cela veut dire que c’est moi qui les ai achetées. Si ça se trouve, je rentrais tranquillement lorsque je me suis souvenue que j’avais laissé des habits dans une consigne à Gare de Lyon, et je suis partie les chercher avant que mon temps de consigne n’expire.
« Les étiquettes sont toujours accrochées aux habits, et sur le ticket de caisse qui dépasse, on peut lire la date du jour. »
La belle affaire ! Comme si ça prouvait que c’était ma carte bleue qui avait réglé tous ces achats ! C’est incroyable que tu n’envisages même pas que c’est peut-être une jeune femme qui, se sentant suivie, à souhaité se délester de ses achats pou fuir plus vite et m’a donné son sac en me remerciant, les larmes aux yeux, de lui sauver la vie en acceptant de la décharger !
« Au Franprix, ce soir, ta carte bleue a été refusée parce que tu as dépensé plus que ta banque ne t’autorise en une semaine, et Monsieur Muche a dû régler tes courses. »
Ça te dit un Schweppes agrumes ?
« Non, le Schweppes agrumes c’est amer »
Bon, ça fait deux semaines que, tous les soirs, en sortant du bureau, je vais faire du shopping. Mais c’est thérapeutique, tu vois, l’exutoire par l’achat, tu vois, faut que je décompresse de mes dures journées, tu vois, parfois mon chef se moque de mon éternuement, tu vois, c’est super sadique comme torture mentale, tu vois, comme si ça remettait tout mon être le plus profond en cause, tu vois, je souffre, tu vois.
« Le Schweppes agrumes, c’est vraiment très amer »
OK, je me lève tous les matins à 7h, et j’estime que lorsqu’on se lève à 7h, le shopping est un DROIT inaliénable. Et si toutes les personnes qui se lèvent à 7 heures du matin allaient faire du shopp… Euh, non, finalement pas, après je n’accèderais plus aux cabines... si toutes les personnes qui se lèvent à 7 heures du matin se donnaient la main pendant que j’accède à leurs portefeuilles, je serais achtement heureuse.
Commentaires
1. Le mardi 26 septembre 2006 à 01:49 pétantes, Delio a déclaré :
2. Le mardi 26 septembre 2006 à 01:50 pétantes, Delio a déclaré :
3. Le mardi 26 septembre 2006 à 02:16 pétantes, Marco a déclaré :
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27. Le mercredi 27 septembre 2006 à 12:39 pétantes, Benoit a déclaré :
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29. Le mercredi 27 septembre 2006 à 13:36 pétantes, Mirabelle a déclaré :
30. Le mercredi 27 septembre 2006 à 22:51 pétantes, philippe a déclaré :
31. Le samedi 7 octobre 2006 à 14:29 pétantes, just a déclaré :
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