Bulle et moi marchons les pieds dans l’eau quand nous croisons un petit garçon tout nu et ses grands parents. La Bulle ralentit lorsqu’elle passe à son niveau, les yeux rivés sur cette partie d’anatomie qu’elle ne possède pas, s’arrête même, et regarde mieux. Quelque peu gênée, je décide de la pousser à avancer.
Deux pas plus tard…

« - Tu as vu marraine, le petit garçon il avait un zizi ! Un tout petit zizi ! Un tout petit petit zizi comme ça ! Il était tellement petit que je l’ai presque pas vu, t’as vu ? »

A quatre ans, on peut dire sans complexe des choses à voix haute qu’on n’osera plus jamais dire vingt ans plus tard. Ou alors à voix basse et à une distance plus sécurisante que deux pas plus loin.