Lilli et sa tante, blondes conspiratrices ayant très envie de nouer des amitiés durables avec des diamants

Lilli, dans l’attente - …
Ma tante, dans l’alilli - …
Lilli, à voix basse - Je suis pas sûre qu’il ait entendu, on en remet une couche ?
Ma tante, acquiesce en silence - ...
Lilli, consolatrice de tante - Bah, n’aie pas de regrets ; avec tes rhumatismes, de toute façon, tu ne pourrais peut-être même pas le porter, le solitaire de tes rêves.
Ma tante, connaissant son sujet - Ah non, non, les diamants sont très bons contre les rhumatismes, d’ailleurs, depuis que j’ai mes boucles, je n’ai plus de rhumatismes dans les oreilles !


KT

Un mot : "encore".






Photographié par Titou, retouché par Eulalie.

Secrets de famille

La Blogosphère, c’est un monde de pourris.

Quand des petits nouveaux pas bien finauds arrivent, vous leur faites des jolis sourires, vous les prenez même par la main pour les guider dans leurs tâtonnements. Vous les aidez à éclore leur potentiel, vous donnez de votre temps pour expliquer toutes les subtilités des couples diaphragme / vitesse d’obturation. (Des sacrés cochons, ces deux là)

Une jolie relation naît alors, vous vous mettez au NLeu pour vous poiler comme des collégiens, (ahah, wortels, huhuhu Koolcroute, hohoho chouchen mouaarf arf arrrff !!) vous vivez dans l’amour du zèbre et des jeux de mots compliqués, vous vous envoyez quelques mails et papotez souvent via messenger.

Et puis un jour, sans comprendre pourquoi, l’éclos lorrain vous plante un couteau dans le dos et vous refile encore une chaîne débile. La dernière, à base de secrets. Comme si j’allais révéler mes secrets et petits travers à des inconnus ! Tu m’as prise pour une blogueuse, ou quoi ?!
Des secrets… OK. Mais alors pas les miens.

1. Quand j’ai connu DPC, il faisait des photos avec des quicksnaps tchèques volés.

2. Dans sa chambre d’adolescent, il y a un poster grandeur nature douteusement tâché de François Valéry.

3. Le plus gros camion des Ardennes appartient bien à son oncle, parce que chez DPC, il n’y a rien de gros.

4. Le vrai nom de DPC, c’est pas DPC. C’est Léopold Mörgensterndufferesquicher.

5. Ses jumeaux de petits neveux l’appellent Tonton Poil (Tontonus Poilus) tous les week-ends, en formant au sol un pentagramme, en allumant des bougies et en invoquant les Dieux de la Pilosité.

6. Depuis qu’il a deux ans, il fait la vie à tout le monde et toujours pour qu’à la plage, on s’installe à côté d’une jeune femme qui fait les seins nus. Tout ça pour lui exhiber fièrement ses sandales en plastique.

7. DPC fantasme sur l’avocate brune de la série « Avocats et Associés ».

8. Pour s’endormir, ou pour se rassurer, il suce son pouce. De son pied. Gauche. C’est assez déstabilisant d’être à côté de lui lors d’une panne technique de RER.

9. La première question de sa vie en conférence de presse fut pour Keren Ann. Et ça disait texto : «Où avez-vous acquéri un si bon niveau de français ?». Depuis, il est mort, un peu.

10. C’est à cause de cette demi-mort qu’il voue un culte aux histoires de vampires et plus particulièrement à Buffy the Vampire Slayer et plus particulièrement à Sarah Michèle Gellar et plus particulièrement à l’Audacious Curl Waterproof de Gemey Maybelline.


Et je passe le relais à Xiaojie (mouahahaharf), Lambert Wilson et Fred Astaire.

Famille Eulalie, Châtain à blond, l'Embrouillé, la Rétablisseuse de Vérité et les Soeurs Pipelettes

Mon oncle, calme - (…) Et donc, pendant l’opération à cœur ouvert, il lui ont loupé une valvule.
Sa femme, interloquée - Comment ça ils lui ont loupé la valvule ?!
Mon oncle, sûr de lui - Si ! Si ! C’est ça qui est arrivé à ton frangin !
Sa femme, rieuse - Mais n’importe quoi ! Il s’est fait opérer de la prostate !
Mon oncle, étonné - Ah ? Ben, bizarrement foutu, le frangin !

A part et à voix basse...
Eulalie, à Loune - On savait que les hommes avaient le cerveau dans la bit… euuuh, le pénis, on apprend ce soir qu’en plus ils ont le cœur dans les couill... euh, les testicules.
Loune, à Eulalie - C’est plein de surprises, un homme…

Deux ou trois choses que je sais d’elle.

Depuis que j’ai la chance de partager certains moments de l’existence de Truchinette, il ne se passe pas une seule réunion mondaine sans que certaines de mes connaissances, voire quelques-unes unes des siennes, me prennent à part pour me demander sur le ton de la confidence inquisitrice « Alors vieux Muche, comment se passe la vie avec Elle ? »
Ayant idée que cette question brûle aussi vos lèvres, Honorables carnetistes de tous horizons, je m’en vais vous faire la même réponse.
L’élémentaire pudeur impose d’écarter impitoyablement la possibilité que j’expose ici l’intimité de notre couple. Cependant, je veux bien déposer l’aumône de quelques détails dans vos escarcelles tendues de mendiants de la connaissance.


Mademoiselle Truc est très attachée à l’homogénéité des aliments qu’elle ingère. Cela m’est apparu lorsque je l’ai vu déguster ses céréales. Sous mes yeux admiratifs, elle a soigneusement trié les pétales des pépites de chocolat pour mieux profiter de la sensation procurée par l’engloutissement (à défaut d’un mot plus approprié) massif du chocolat en une seule fois. Elle fait ça dans sa main car dans le bol il y a le lait et il ne faut pas tout mélanger.

J’hésite fortement à lui proposer un couscous ou une paella. Ou alors ne rien prévoir l’après midi.


Mademoiselle Truc éternue comme un bébé. Elle émet juste un léger « ‘Tchi ! » C’est très surprenant. Je ne connais personne d’autre dont l’éternuement puisse m’attendrir.

J’ai souvent envie de lui agiter une plume sous les narines tellement c’est mignon. Fort heureusement, je ne dispose pas de la moindre plume.


Mademoiselle Truc attache une forte importance au recueillement pour les morts. Ainsi, elle exige chaque nuit que nous accordions une minute de silence par personne à un minimum de 540 personnes. Elle est intransigeante sur le sujet, au moindre manquement de ma part elle manifeste sa réprobation par des secousses sur l’épaule fortement prononcée.

Je suis devenu un expert en remèdes anti-ronflements.



J’avais dit deux ou trois choses. Ce texte est fini.