Chabadabapouet
Par Eulalie, jeudi 17 février 2005 à 00:00 :: Journal :: #257 :: rss
Cette nuit, ARTE a resservi à ses téléspectateurs insomniaques « Un homme, une femme », commis par Claude L., type à tics qui préfère ne pas garder l’anonymat (ce qui est une erreur selon moi), mais la chef ici c’est moi, et je préfère que son nom ne soit pas cité ici. (Après, les décors tournent, les gens s’en vont et reviennent et chantent des conneries à texte, si si j’vous jure, ne tentons pas, ne ten-tons pas.)
Messieurs les programmateurs de la cinquième chaîne à mi-temps, vous êtes de bien piètres Nounours et Marchand de Sable.
Les soupirs bruyants de Anouk A. ne bercent pas comme un « pôpôpôpomm », ils agacent, tout comme ses ricanements niais incessants (les brunes peuvent être niaises, on a des preuves de 1966).
Les dialogues pseudo-intellos, étalage d’une Culture à exhiber impérativement, finissent d’hérisser le poil, bien qu’au chaud sous la couette.
- (…) d’une maison en feu, entre un Rembrandt et un chat, c’est le chat qu’il sauverait
- Oui, et il a ajouté « je laisserais partir le chat »
- Ah bon ?
- Oui, entre la vie et l’art, il choisit la vie, c’est ça qui est fantastique.
- C’est vrai ? C’est prodigieux (…),
(Rhaaaa, ça y est, rien que de l’écrire, j’ai le poil tellement hérissé que je vais me mettre sur mes griffes et commencer à cracher partout)(Public, ne crache pas sur ton écran, ou alors munis-toi d’un petit kleenex)
Et pour bien montrer qu’il s’agit de cinéma d’auteur, avec des belles figures de style, des allégories et des sous-entendus à tire-larigot, multiplions les travelling (pratique sur les planches), les caméras main (rholala, je vais vomir), les silences sous la pluie (c’est quand qu’on mange ?), allongeons les plans, usons du flash-back (faut être sacrément perturbé pour faire un flash-back dans un flash-back), coupons les scènes en petit bout pour le désarroi et mélangeons-les avec des bouts de flash-back dans lesquels ça tourne (bassine !).
Je veux bien croire que les techniques narratives étaient révolutionnaires (mais dans ce cas là peut-être aurait-il fallu songer à le guillotiner ?), je veux bien admettre que les images sont sublimes (Anouk A, belle plante, et Jean-Louis T., graou) , mais il me semble qu’un film a besoin de beaucoup plus qu’un cocktail de nouveauté, de belles images et de complaisance pour être regardable. (M’enfin je dis ça, je dis rien, hein)
Vincent D., vraiment, tu as tort : c’est décevant, Deauville, avec Trintignant.
Commentaires
1. Le samedi 1 juillet 2006 à 19:34 pétantes, philippe a déclaré :
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