Opération « Blonde d’hiver » – Compte rendu
Par Eulalie, dimanche 24 octobre 2004 à 00:00 :: Journal :: #112 :: rss
L’impulsion a été donnée par le Maréchal Maman qui avait, il y a peu, jeté le matériel qui ne répondait pas aux exigences B-R5YU (bon état global), B-R6UI (chaleur et confort) et M-FD4B (article à la mode). L’objectif de l’opération Blonde d’Hiver était de ramener au campement :
- un pantalon noir
- un manteau ¾ en tweed
Le Lieutenant Colonel Eulalie a fait équipe avec le Général ma Loune.
Nous devions initialement partir à 9h30, mais c’était sans compter sur le sommeil fragile et capricieux du Soldat Bulle, plus connu sous le nom basique de « nièce ». Avec une heure de retard, nous avons emmené le Soldat Bulle chez le Commandant Nounou, puis nous avons pris la route dans une voiture banalisée répondant aux critères C-CHALYG (chauffage) et M-ZIQU1 (appareil radio avec mange-disques).
Arrivées au Centre Commercial, nous avons appliqué la méthode suivante :
- Etude du plan des trois niveaux,
- Repérage des boutiques,
- Elaboration d’une feuille de route en fonction des poids des catégories d’objets à ramener,
- Rappel du budget alloué par le débloquement de fonds sur CODEVI. (qui restera secret, conformément au code GR- 465)
Toutefois, nous sentant observées, nous avons préféré tromper l’Ennemi avec la ruse du papillonnage ; agissant sans logique, poussées par des envies frénétiques et incontrôlables, il était impossible de nous localiser ni de nous différencier de la cliente lambda.
Nous sommes coupables d’avoir sous-estimé l’Ennemi ; il était manifestement très au fait de nos goûts et de nos couleurs bien que nous n'en ayons jamais discuté avec lui. Vous me connaissez, Maréchal Maman, je suis muette comme une carpe.
Labo pétrochimique (non prévu au programme)
J’ai enfin trouvé deux fioles de l'essence rare qui n’est à ce jour plus produit. Acquérir les derniers exemplaires de ce parfum était je crois une priorité nationale. Surtout qu’armée de cette fragrance, je pourrais même faire parler Jack Bauer. (alors en binôme avec mon slaïp sioupeurman, j’vous dis pas toutes les infos qu’on va obtenir)
Dépôts textile
- Les nouveaux camouflages sont à tomber raide ; les pulls rose poudre et rouge me serviront très certainement lorsqu'on ira en mission en Canada pendant l'été indien. J’ai aussi pris une jupe longue kaki, pour faire les troncs moussus, parce qu’il y a beaucoup de mousse, sur les arbres, au Canada.
- Je me suis également procurée une ceinture noire avec une boucle strassée pour envoyer des éclats de lumière dans les yeux de l'Ennemi ou découper les vitres avec de petits mouvements circulaires du bassin (très technique).
- J’ai craqué sur un petit gilet noir, idéal pour les planques de nuit par temps maussade. L’éternuement fait sauter la couverture, c’est bien connu.
- J’ai également ramené une jupe en tweed. Bon, je sais qu’on ne chipote pas dans l’armée, mais "jupe en tweed", c’est presque "manteau en tweed", à un mot près.
Equipementier de mes pieds (non prévu au programme)
- Une paire de petites baskets de ville noire et rose, élément essentiel pour les couvertures de parisienne typique.
Je sais ce que vous allez dire : ni manteau en tweed, ni pantalon noir dans ma besace. Oui, Maréchal Maman, je l'avoue, je n’ai pas été à la hauteur des espoirs que vous aviez placé en moi lorsque vous m’avez confié cette mission. J’ai explosé le budget de près de 76 %, budget que j’avais établi sans tenir compte des crédits que j’avais déjà débloqués la semaine passée pour le nouveau jean, le sweat à capuche, les deux paires de manches et LE slaïp sioupeurman.
C’est donc rouge de honte que je viens vous demander… Maréchal Maman, au nom du sang qui coule dans nos veines et de notre capillo-couleur commune, en attendant mes ASSEDIC et pour nourrir mon compte en banque soumis à une disette provoquée par une série d'achats compulsifs, vous n’auriez pas cent balles à me prêter, des fois ?
Commentaires
1. Le mardi 27 juin 2006 à 15:22 pétantes, philippe a déclaré :
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