Je ne comprends pas...

...pourquoi une housse de couette mise dans le tambour d'une machine à laver à l'endroit ressort systématiquement à l'envers.

Pluie

Ça commence par une prise de tête idiote avec une personne qui compte. Idiote parce qu’elle aurait pu être évitée, mais voilà, avec les nerfs à fleur de peau, ça part tout seul, violemment. Pardon.

Pas envie de rentrer. Se dégoter un petit coin à l’abri de la pluie et des gens. Non non, c’est pas ce que vous croyez, c’est la pluie qui ruisselle sur les joues. Et finalement, s’asseoir sous la pluie, et pleuvoir en paix.

Pleuvoir la peine de Nino.
Pleuvoir l’absence de mots à lui donner en réponse.
Pleuvoir la sempiternelle envie d’indépendance.Pleuvoir le dégoût de soi.
Pleuvoir les trop nombreuses déceptions.
Pleuvoir l’insensibilité.
Pleuvoir les coups bas.
Pleuvoir la douleur lancinante dans la tête.

Mais pas un orage, pas une pluie torrentielle, même pas la violence d’une pluie d’été. Non, une petite pluie silencieuse, lente, fatiguée.

Et puis tant qu’on y est, pleuvoir le passé, la violence, les salauds, les absents, les tragédies, et aller noyer tout ça dans la vodka-pomme. Sourire.

Trop de vodka-pomme plus tard, tout est repassé, plié, rangé bien au fond.

Quatre heures, je n’ai toujours pas trouvé les mots. Envie de rentrer. Prendre un taxi mais en sortir avant d’arriver chez soi. Recommencer à marcher sous la pluie parisienne, chargée de poussière et de pollution, la pluie qui lave rien, qui encrasse tout. J’arrive enfin chez moi, dégoulinante, peine à monter les marches.

Et je m’écroule. Bruyamment. Enfin. Sans retenue.

Les combats de Lilli

Dans la vie d’adulte, il faut choisir ses combats. De grandes personnalités nous ont montré le chemin de l’engagement ; Martin Luther King pour les droits des Noirs Américains, le Commandant Cousteau et la Défense des Bonnets Rouges Tricotés par Mamie Paulette, Kate Moss et son courageux combat contre les cheveux cassants et les pointes sèches.

Je n’ai renié que trop longtemps mon statut d’adulte. Mais depuis que je me suis prise une année dans les dents, j’ai mûri. Ouais. Et je veux prioriser ma vie. Et je veux un combat qui en jette.

J’ai pensé au début me battre contre le statut d’homme marié de Brad Achillius-Jupus-Cuirus Pitt, mais les menaces répétées de « dérotulage » (sic) de Jennifer Gros-Nez-Gros-Menton Aniston m’ont dissuadée de rentrer en contact avec son cuissu de mari. (Et pis dans ma Grââouliste, catégorie « Américain Vivant » il reste George. Le beau George qui, contrairement à ce qu’on essaie de faire croire sur lui, n’entretient pas du tout de relation équivoque avec son cochon.)

Finalement, une rencontre dans le métro m’a aidée à déterminer la cause à défendre. Un combat, donc, visant à rendre le monde non seulement meilleur, mais aussi plus beau, un combat contre un acte de barbarie primaire : le manque de considération esthétique capillaire.

Attention, je n’insinue pas par-là que moi, Eulalie, affiche une coupe harmonieuse en toutes circonstances. Oh que non. Ma coiffure s’apparente plutôt un genre de flou, mais artistique. Quand je me fais couper les cheveux, sens inné du bon goût oblige, j’ai en tête une coiffure urbaine, pratique et féminine, une coiffure contemporaine qui puisse sublimer la douceur de mes traits, magnifier la pureté de ma peau et mettre en valeur l’intensité de mon regard (Si, si, on peut faire tout ça avec juste des poils de tête, c’est mon coiffeur qui me l’a dit). Je ne cherche pas l’éclat qui ne dure pas, la fantaisie hasardeuse ou l’originalité d’une ancienne mode dont non seulement on a soupé, mais en plus on a souffert : la mode des années 80.

Les stylistes l’ont jouée fine, sur ce coup. D’abord, des petits volants par-ci par-là. Puis un peu de tulle. Ensuite, le plastique fluo, et là c’était trop tard. Enfin, quand ils ont ressorti les Converse, j’ai moufté un chouia puis me suis tue, parce que c’est vrai qu’elles sont mimis en rose. Mais quand je vois que certains en profitent pour arborer avec fierté leur nuque longue, je sors de mes gonds. La nuque longue est une hérésie, un sacrilège capillaire, un outrage au bon goût qu’on ne peut ni ne doit tolérer.

Alors je vais être directe, et je ne le répèterai pas : NON à la nuque longue. Je vais même être intransigeante, parce qu’après tout, vous êtes chez moi, là. Toi, oui, toi, là, je vois à ton allure de footeux que tu as été fan de Ginola. Que tu vis encore dans une époque lointaine, passée, révolue. Mais ouvre les yeux bon sang ! Thierry, Djibril, même Bixente aussi sont des sacrés bons joueurs ! (On comprendra que je ne prenne pas Zizou en exemple, hein !) Reviens dans le présent, ami footeux : la nuque longue n’est pas une fatalité, vois ces enshortés qui ont une coiffure de leur époque ! Ginola lui-même s’est assagi grâce à Saint l’Oréal. Alors si tu arbores avec cette fierté mal placée cette coupe pour lui ressembler, coupe plutôt ce qui dépasse et fais-toi faire un diacolor. Mais si tu affiches cette coupe uniquement parce que tu trouves ça beau, prends ta souris dans ta main et cliques sur la petite croix en haut à droite. Et retire-moi de tes favoris. Je ne tolèrerai pas qu’un individu se permettant de bafouer les règles élémentaires de courtoisie capillaire lise ce blog.

A bon entendeur.

Décapitontor5, blondinet mal nommé en sursis

Parlant de votre douce et aimable servitrice :

"(...) mortelle de jalousie garnie de mauvaise foi (...)"

La seule inconnue sera la durée du sursis... J'aaaapprochhe...

Scène de plage

Un enfant, environ trois ans, un homme et une femme d’environ 25-30 ans.

Le gosse, les pieds dans l’eau – Oh, ptits poissons ptits poissons !!
L’homme regarde attentivement dans l’eau – Où ça ?
Le gosse, surexcité – Là !! Là !! Là !!
L’homme, fin pédagogue – Ah non Dodo, tu vois, ces ptites bestioles, elles ont une couleur claire, des antennes et des ptites papattes : ce sont des crevettes. Les poissons, ça n’a pas de ptites papattes ni d’antennes. Tu comprends ?
Le gosse, attentif et sérieux – Oui. Crevettes.

Deux minutes plus tard, le gosse, surexcité - Oh, ptits poissons ptits poissons !!
L’homme, à la femme – Il est idiot ton gosse.