Pff
Par Eulalie , mercredi 19 mai 2004 à 00:00 :: Journal
Parfois, dans la vie, on fait des choses palpitantes. Aujourd’hui, par exemple, j’ai rangé et nettoyé ma cage à lapin, je suis allée à la laverie et j’ai couru les Fran et les Mono Prix pour trouver les affreux pains au chocolat industriels de Nino (C’est qu’il engloutit, le petit, le matin).
A la laverie, j’ai regardé les couleurs tourner dans le tambour en baillant, j’ai mis le linge dans la sécheuse en prenant bien soin de ranger le délicat directement dans mon petit sac. Z’êtes palpités, les gens, hein ?
Ensuite, j’ai cherché en vain les pains au chocolat. J’ai fini par lui acheter de la brioche aux pépites de chocolat. (Hey, toi, là-bas, arrête de bailler !) Et comme je suis très respectueuse des règles et qu’il n’y avait pas trop de monde aux caisses, je suis allée payer. Pour une fois, j’ai eu de la chance, les dragueurs de caissière avec leurs bières qui nous font attendre des plombes sont arrivés juste après moi. Je glisse ma main dans mon sac, saisis le billet de vingt euros, le sors, et là, c’est le drame.
Mon linge délicat encore humide tombe par terre, sur la machine à taper le code de carte bleue et sur les deux sachets de course. Et qu’est ce qui a le mauvais goût de ne pas passer à la sécheuse ? Ben des strings, tiens, ceux avec des strass, la dentelle rose, les petits rubans en satin sur les côtés. Forcément, l’invasion de la caisse par les petits dessous en méryl n’est pas passé inaperçue. Et c’est la bave au coin des lèvres que l’un des lourdauds de supporters de l’OM s’est penché pour ramasser celui qui était tombé par terre (C’est la faute à Voltaire-euh). Il me l’a tendu, après en avoir examiné sans grande discrétion la forme, et m’a simplement dit, l’air bravache « Tenez. Il est humide… »
Voilà. Je m’appelle Eulalie et j’arpente le 14ème arrondissement de Paris avec des strings humides dans mon petit sac.