Retour en arrire

- 31, soir, maison
Note : mettre la colle à faux cils directement dans les yeux est une idée aussi idiote que douloureuse.
Note 2 : il est plus intelligent de couper les faux cils avant de les fixer. Les pointes des ciseaux à un millimètre de l’œil, kavarich kaï kaï.
Note 3 : ne pas penser l’année prochaine que « s’il y a bien une occasion dans l’année pour mettre mes jolis faux cils, c’est bien le 31 décembre ! »

- 31, nuit, bar
Hihi : « Tu es très jolie ce soir Eulalie. Enfin, d’habitude aussi, tu es très jolie, hein, mais moins. Enfin pas beaucoup moins hein, je veux dire tu es toujours très jolie, c’est juste que ce soir particulièrement plus, quoi. » *regard désespéré et implorant*. Je suis une Terreur.

- 31, matin, boîte
Faire appeler un taxi. Regarder la ville sous la neige. Parcourir les 100 mètres qui séparent la voiture de la porte de la maison familiale le sac à la main, les talons foulant la neige vierge de toute trace. Marcher comme une enfant, lentement et en zig zag, se retourner et contempler les traces. Entendre le bruit de la neige malgré le bourdonnement des tympans qui ont subi 8 heures de musique trop forte. Sentir cette odeur particulière de froid, de nature endormie. Rentrer avec de la neige dans les cheveux.
Envoyer un dernier message à Nino. S’endormir, le sourire aux lèvres.

Cette année commence bien.

Serge, brun, quadragénaire suicidaire qui ne connaît rien aux femmes

"Oooooh mais y'a un p'tit bidon là !!"

Ma nuit avec Jack Bauer

- DÉCONSEILLÉ AUX PERSONNES QUI N’ONT PAS VU LA SAISON 2 ET QUI SOUHAITENT LA VISIONNER -

Il a le regard du type qui n’a rien à perdre, qui n’attend plus rien de son étoile. Le dur à biscotos qui marche dans la rue déserte, la mine renfrognée, l’haleine alcoolisée, les longs poils d’une barbe non entretenue cachant à peine les commissures de ses lèvres qui tirent vers le bas, signe que la vie ne lui a rien épargné. Il a aussi et surtout le cheveu gras et hirsute, le jean cracra et la barbe semble faire office de garde-manger. Il sent même probablement le fauve, tant son hygiène semble douteuse. Il aura suffit d’un simple coup de fil du Président des Etats Unis d’Amérique pour que le bougre retrouve tout son peps, perde ses poils et se lave la tête.

Y’a pas à dire, le côté dangereux du héros solitaire sans compassion aucune, c’est toujours très séduisant. Surtout que Téméraire Jack est tout de même capable d’abattre un escadron d’une dizaine de tueurs surentraînés, d’arracher un bout de je-ne-sais-quoi de sa cuisse après un grave accident d’avion et de gambader dans la montagne à la recherche de survivants, de se faire torturer, de mourir d’un arrêt cardiaque, de ressusciter et de courir sur les toits, tout ça en 24 heures et sous la pression d’une attaque nucléaire terroriste. Entre temps, il vient en aide à sa fille, il dépose doucement son manteau sur les épaules de la jolie jeune femme qui vient de se faire torturer sans lui effleurer les seins, il remercie la dame et ne shoote pas dans le chien. C’est tout de même beau, non ?

Ce que j’aime chez Jack Bauer, c’est qu’il est conscient de la menace et qu’il n’essaie pas de se faire la jolie blonde éblouie par son charme féroce et animal. Jack Bauer, il est pro. Il ne fait pas de chichi. Jack Bauer, aujourd’hui, il pense pas à la bagatelle. Il sauve Los Angeles et évite une guerre.

Mais surtout, SURTOUT, ce que j’aime chez Jack Bauer, c’est qu’il nous épargne la petite phrase rigolote second degré pour prouver qu’en plus d’être The Super Héros, il a un humour décapant et une décontraction à l’épreuve des bombes, des kalachnikovs et des tortures au fer rouge sur les orteils. (« Yipikayé Mother Fucker », Die Hard I, Bruce Willis, débardeur moulant les pecs en sang, renvoie l’ascenseur avec un tueur qu’il a préalablement déguisé en Père Noël)

J’avoue que vers 8 heures 30, j’ai commencé à fatiguer. Et j’avoue, je n’ai pas tenu le marathon. 18 heures de télé non stop, sans dormir, ça n’est pas évident.

Pour finir cet article avec une phrase choc, je citerai cette maxime de Benoît : « Ptain, c’est chaud ce truc ». La formule n’est pas très jolie, mais ça résume tout.

Eulalie, Blonde Fatiguée

« Je vis près de là où j’habite »

Quoi, déjà le 3 ?!! J’ai dormi si longtemps ?!! Bonne année à tous !

Plus de haut et moins de bas, plus de tout et moins de moins que rien, enfin bref, plus de mieux et moins de moins bien, euh… Bonne année, quoi.