De la poésie de se rouler une monumentale pelle dans les toilettes, entre les urinoirs et la porte à battants
Par Eulalie, dimanche 11 janvier 2004 à 00:00 :: Journal :: #39 :: rss
Si je comprends que la boîte de nuit est, pour certains, un endroit hautement érotique, (corps en transe qui ondulent , alcool désinhibant, promiscuité avec des inconnus qui se sont fait beaux…), j’ai grand peine à mesurer la « sensualité » de ses toilettes.
Pourtant, ayant assisté aux échanges de flux salivaires de ce couple qui venait manifestement de se former, (*sourire* « C’est quoi ton nom au fait ? » « - Claire »*re-belote*) j’imagine qu’il me manque une part de bestialité débridée… Suis-je anormale ?
Quand j’y pense, le premier mot qui me vient à l’esprit, c’est « odeur ». Effectivement, l’acte même de s’embrasser toute langue dehors pendant ¼ d’heure implique de respirer par le nez. Et le nez, c’est l’odorat. Enfin chez moi. Et les toilettes de boîtes de nuit… Pouah !
Ensuite, c’est les bruits périphériques. Chasse d’eau toutes les deux minutes, individu qui vient vomir ses tripes à cause des 10 whisky coca qu’il s’est enfilé sur les trois dernières heures pour se donner le courage d’aborder des demoiselles… Bruits pas très sensuels et probablement déstabilisants qui n’éveillent ni n’attisent mon côté animal.
Enfin, je pense aux dérangements successifs, à la porte à battants qui tape plus au moins fort dans le dos/le bras/le coude (rayer les mentions inutiles) à chaque aller et venue, au videur qui vient se saisir du type qui est toujours enfermé dans les toilettes et que ses potes cherchent depuis 30 minutes…
Non, franchement, je ne comprends pas. Mais bon, c’est peut-être aussi parce que j’intellectualise trop. Oui, ça doit être ça : je suis une blonde trop intellectuelle.
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