Mon ami le serrurier, Sergio de son ptit prénom, est arrivé jeudi matin avec un peu moins de trois heures de retard. Il va sans dire que j’amorçais une danse du trépignage dans mon 14 cm² et demi. Les objets m’environnant commençaient à trembler, redoutant une de mes fameuses colères. Parce que non seulement je n’aime pas attendre, mais en plus, les minutes défilant, mon joli brushing commençait à retomber.
Je fais en effet partie ce cette catégorie d’individuettes qui, lorsque l’EDF/France Télécom/Noos/… confirme leur visite entre 8h et 12h, se lève à 6 heures afin de bien tout nettoyer, (et que ça brille), de se laver, de se maquiller, de se coiffer et de s’habiller. Le tout d’une façon si perfectionnée que la personne qui finit par arriver pense que vous venez de vous lever et qu’il s’agit de votre état naturel. On ne sait jamais. Le Prince Charmant peut se déguiser en agent EDF/FT/Noos, et même en serrurier.
Knock Knock. Sergio-le-serrurier est un petit Rital d’une vingtaine d’année. Il a un beau débardeur blanc et des bras bronzés admirablement musclés. Il a une jolie petite gueule, un peu trop poupon à mon goût, mais une jolie petite gueule quand même, ce qui est fort appréciable, vu qu’il s’apprête à passer quelques heures chez moi. Mais surtout, Sergio a un … hum, postérieur particulièrement plaisant qu’il expose énormément dans ses situations de travail (lorsqu’il cherche quelque chose dans sa boite à outils, qu’il démonte la porte, qu’il visse une plaque de fer…)
Je ne comptais pas le garder pour moi, preuve en est que je l’écris gris sur blanc dans ce blog. J’aurai simplement apprécié que Chôôô ne décide justement pas de sortir de chez lui pile poil quand Sergio se baisse sur la porte démontée. Il a en effet eu droit à un tableau digne des secrétaires en chaleur qui bavent devant l’Homme Coca-Cola Light. Lilli écarquille les yeux en mordant machinalement le bout de son petit doigt à la vue du popotin moulé dans son jean délavé.
Bon, pour ceux que ça intéresse, Sergio a répondu très vite sans réfléchir à ma question sur la fréquence de Radio FG, interrogation qui s’adressait à l’origine à mon voisin clubber-barman. Je vous laisse donc déduire ses attirances sexuelles. (Euuuh le vilain stéréotype !)
Et pour les fayots qui se posent la question, ma porte est réparée.